L’expert de Trevanian

L'expert Trevanian

Retraité du CII, Jonathan Hemlock coule des jours plus ou moins paisibles à Londres, bien loin du contre-espionnage et du recel de toiles, à assister à ce qui l’ennui le plus, des vernissages et des séminaires.

En rendant visite à un homme du milieu, il rencontre Maggie, artiste en herbe mais déjà désherbée selon Jonathan, à qui rien n’échappe lorsqu’il s’agit de peinture. Un restaurant plus tard, ils se retrouvent ensuite chez lui. Tout se passait bien jusqu’à la découverte d’un cadavre dans la salle de bain, ce qui a jeté un léger froid.

Le Docteur Hemlock se retrouve alors embarqué malgré lui dans une histoire qui ne le regarde pas, entre les services britanniques et un homme étrange (mouahaha le jeu de mots, vous verrez).

J’avais beaucoup apprécié La sanction, premier roman sur les aventures de Jonathan Hemlock par Trevanian. D’un humour cynique, un penchant pour la bouteille, les femmes et les œuvres d’art, le héros de ce roman peut être détesté par son caractère mais on ne peut pas lui reprocher d’être perspicace et doué lorsqu’il s’agit de tuer.

J’ai tout de même un reproche à faire à ce livre, sa fin. Je ne la dirai pas, ne vous inquiétez pas, mais je la trouve trop rapide. L’histoire se déroule en 306 pages et la conclusion compte les 40 dernières (environ). C’est quelque chose que je trouve toujours dommage dans un livre. Cela donne l’impression que l’auteur devait se dépêcher de terminer son roman, qu’il arrivait au maximum des pages qui lui étaient allouées. Et ça me gêne. Ça me gêne car je sens qu’il y avait encore du potentiel et j’ai du coup l’impression que des choses qui auraient pu être mieux développées ne le sont pas. C’est tout de même dommage car on en veut plus, plus qu’une fin rocambolesque en 40 pages.

Ce n’en est pas moins un très bon roman, divertissant, rapide à lire et prenant. Pas forcément un must have mais si vous avez la possibilité de le lire, il ne faut pas hésiter un seul instant. Alors demandez à vos amis s’ils l’ont acheté et piqué le si c’est le cas.

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