Étiquette : supermarché

  • Temps de courses

    Hier je faisais les courses avec ma mère à Auchan.

    Et bien sûr, qui dit courses dit sacs de courses. Car oui, ces sacs sont bien pratiques. Enfin, surtout quand on pense à les prendre avec nous. Car il faut avouer qu’on a tous toujours tendance à les oublier. Ce qui fait que du coup des sacs super pratiques pour porter ses courses de la voiture à chez soi sont bien moins pratiques pour porter ses courses quand ils sont déjà chez soi alors que les courses sont toujours dans la voiture (vous me suivez ?). Donc on en rachète. Mais pas seulement qu’une fois, non. À chaque fois qu’on fait les courses ! Parce qu’on y pense jamais à ces fichus sac ! Et ça, ça m’a rappelé des souvenirs.

    Quand j’étais petit, nous avions l’habitude, avec ma famille, de faire nos courses à Leclerc. On avait donc, forcément, une ribambelle de sacs Leclerc, à se demander s’ils ne proliféraient pas dans notre placard. Mais parfois, comme ça arrive, nous ne faisions pas nos courses à Leclerc, mais par exemple à Carrefour ou à Auchan. Sauf que nous, forcément, nous n’avions que des sacs de Leclerc (promis ce n’est pas de la pub pour les grandes surfaces Leclerc).

    Alors, je ne sais pas si vous ressentiez la même chose quand vous étiez petit, mais pour ma part, qu’est-ce que j’avais honte d’avoir un sac Leclerc alors que j’étais dans un Carrefour. J’avais tellement honte de passer à la caisse que je me faisais tout petit, aidant le moins possible à mettre les courses dans les sacs. En même temps, quelle idée de faire ses courses à Carrefour avec des sacs Leclerc ? Quand nous faisions ça, ma famille n’était pas l’antéchrist, mais pas loin ! Et même 15 ans plus tard, je m’en souviens toujours.

    Il y aussi autre chose qui me gênait énormément pendant les courses lorsque j’étais petit. Et je ne m’en souvenais plus, jusqu’à ce que je vois ce jeune garçon avec sa mère et sa sœur hier. En effet, ce petit bonhomme attendait au bout du rayon textile pendant que sa mère et sa sœur regardaient les sous vêtements. Et lui, tout gêné, ne savait pas trop quoi faire. Il attendait en les regardant du coin de l’œil pour ne pas les perdre, ne s’éloignant pas sous peine de se faire enguirlander. Et croyez-moi, à cet âge là (et à tout autre âge d’ailleurs), en plein moi de mai, on a pas envie d’être transformé en sapin ! Je pense que tout garçon doit savoir de quoi je parle.

    C’était comme passer à la caisse avec ses slips (et oui, à l’époque, pour les jeunes garçons, on ne trouvait pas encore de caleçons ou de boxers). Qu’est-ce que j’avais honte personnellement. C’était comme livrer mon intimité à la caissière ou au caissier. Alors que bon, faut avouer qu’il/elle en voyait tous les jours des slips. Mais que voulez-vous.

    C’est fou comme faire les courses, chose pour le moins banale de la vie d’un homme du XXIème siècle, peut ramener comme souvenirs gênants des années après. Heureusement que j’ai évolué sur tous les points évoqués, car sinon je ne donnerais pas cher de ma peau.

  • 2013

    Bon, on est loin des films ou des livres de science-fiction dans lesquels le début du XXIème siècle était décrit comme très (trop) futuriste. On est certes allé sur Mars mais on ne peut pas compter Curiosity comme étant un être à proprement parlé terrien. En plus les ingénieurs américains s’amusent à dessiner des choses pas vraiment scientifiques sur Mars. Alors comme expédition martienne on repassera. Nous sommes également très loin des univers apocalyptiques de certaines œuvres comme par exemple Mad Max. Et cela même si pour certains pays le fait que les français descendent manifester dans la rue s’associe au chaos.

    Donc finalement, sans voitures volantes, sans hyper espace, sans martien ou encore sans planète terra formée, 2013 c’est un peu comme 2010 ou 2008.

    Mais en 2013, nous avons tout de même les téléphones portables avec Internet, les satellites, les téléphones satellitaires, le Wi fi, les robots, les micros sans fil. On peut donc dire que même si on est encore loin de ce bon vieux Isaac Asimov ou de Philippe K. Dick, on ne se débrouille pas trop mal.

    Alors pourquoi dans une gare ou un super marché on ne comprend strictement rien quand les gens parlent au micro ? En 2013 ! Franchement, je me pose la question. Je suis sûr que même avec un kit main libre éco + on comprendrait mieux que « frrrrchvvvv kchivrrrrr krchk. » Mais le pire, c’est que c’est toujours la même chose. Le truc plante obligatoirement au moment de l’info importante. « Un enfant de kchrrriiiiiiik frrrrrr chrrrrr centrale. Merci » ou  encore « Mesdames et messieurs, en raison de frrvvvvvrrr fruiiiiiiikrrrr brrrrrrrr vrrrouuuuuu jusqu’à plrrrrrrrk frrrrrrr kchrrrrrvvv. Merci de votre compréhension. ». Et c’est exactement pareil dans les trains à la différence que là ça coupe en plus sans raison « Chers voyageurs, pour cause de krrrchhhh. ».

    A croire que les gens faisant les annonces font exprès pour nous faire chier. C’est limite si avant que ça grésille ils ne vont pas nous dire « je passe sous un tunnel ».

    Ou peut-être qu’ils font partie d’une secte, avec les médecins. La secte du « ce truc est important pour vous mais vous serez incapable de savoir ce que c’est ». Peut-être est-ce encore un coup des illuminatis, allez savoir.

    Et si finalement 2013 c’était bien les voitures volantes, l’hyper espace, les martiens et la terra formation mais que nous n’en savons rien ? Que nous sommes nous mêmes sur une planète terra formée, un petit peu comme dans le livre Spin de Robert Charles Wilson. Ou que nous sommes la fondation. Du coup les livres d’Asimov et de Dick n’avaient rien de futuriste mais juste des œuvres décrivant purement et simplement leur réalité.