La Horde du Contrevent d’Alain Damasio

La horde du contrevent Damasio

Ils sont vingt-trois. Ils ne forment qu’un. Un groupe, une Horde, formée d’un traceur, d’un prince, d’un scribe, d’un troubadour, d’un combattant-protecteur, d’un géomaître, d’un pilier, de deux oiseliers-chasseurs, d’un fleuron, d’un éclaireur, de deux ailiers, d’une aéromaître, d’une soigneuse, d’une cueilleuse-sourcière, d’un braconnier du ciel, d’un artisan du métal, d’une feuleuse, d’un artisan du bois et de trois crocs. Ils ont tous un rôle distinct et sans l’un ou l’autre, la Horde ne serait plus.

Formés depuis leur plus tendre jeunesse, ils n’ont qu’une idée en tête : atteindre l’Extrême-Amont. Mais pour ça, ils doivent contrer. Contrer à pieds le vent qui, au travers de ses neuf formes, va tenter de les empêcher coûte que coûte d’arriver à leur objectif.

Et si à vingt-trois ils sont partis, il est possible qu’après trente ans de contre, de marche forcée, certains d’eux n’en peuvent plus, surtout lorsqu’ils apprennent que le Conseil de l’Hordre ne les soutient plus autant qu’avant et va même jusqu’à leur mettre des bâtons dans les pieds. Pourquoi alors continuer un tel effort ? Pourquoi aller contre le vent, pour un Extrême-Amont qui sans doute n’existe pas ? Parce que personne n’y est encore allé. Parce qu’ils sont la trente-quatrième Horde et que le neuvième Golgoth, leur chef, est le plus grand traceur de tous les temps. Parce que de tous, ils sont les plus à même de découvrir ce qu’est l’Extrême-Amont, ce qu’il cache, l’origine du vent.

Nous partons à la découverte de chacun, la découverte de l’origine du monde. Nous entrons au coeur de l’homme, au coeur de ce qui pousse tout un chacun à se battre, à repousser ses limites par abnégation,  à affronter la mort pour un idéal, un objectif, pour une renommée, sans savoir si au bout du compte, ils y arriveront.

Ce roman est un chef d’oeuvre. J’adore tellement cette ouvrage que je ne sais même pas quoi dire dessus, car tout serait subjectif et biaisé. L’écriture de Damasio, bien que complexe de prime abord, nous fait voyager en fonction de chaque narrateur, ne nous lassant à aucun moment. Le monde créé par l’auteur est un monde fantastique à vous couper le souffle, comme si le vent soufflant dans l’ouvrage vous retirait tout l’oxygène de votre corps. Vous n’êtes plus un lecteur, vous ne pouvez pas le rester. C’est très simple, la Horde n’est plus composée de vingt-trois membres mais de vingt-quatre.

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