La Zone du Dehors d’Alain Damasio

La zone du dehors

Je ne suis pas à mon premier roman d’Alain Damasio. La Horde du Contrevent m’avait gentiment retourné les méninges. Une histoire fantastique et des personnages charismatiques. Ou plutôt 23 histoires fantastiques et un personnage charismatique, la Horde. Je ne parle même pas de l’écriture tant les mots me manquent. C’est pourquoi j’ai décidé de me jeter corps et âme dans son premier roman, la Zone du Dehors. Avec un seul à priori, ce roman me réserve de bonnes surprises.

Bienvenus sur un satellite de Saturne en 2084, 100 ans après le Big Brother de George Orwell. Et ce n’est pas anodin. Le livre traite d’une société stricte où chaque individu flicaille son voisin. Comment mieux réprimer la population qu’en la faisant s’espionner elle-même ? Et oui, ainsi les fauteurs de trouble ne savent pas qui craindre. C’est le lot quotidien à Cerclon, ville jugée la plus démocratique de la galaxie. Mais cela veut-il dire que tous les habitants sont heureux ? La Volte, organisation contre le gouvernement et ses membres, est là pour nous prouver le contraire. Nous suivons alors Captp, Kamio, Slift, Obffs et Brihx, le Bosquet, la main d’acier de la Volte, dans une lutte contre le pouvoir établi. Le but ? Faire sortir les hommes de leur état de stase. Leur Eden ? le Dehors, zone vierge et sauvage du satellite. Mais pour ça, il va falloir plus que des tracts. Et nos héros en sont bien conscients.

Ce livre surgit comme une clameur venue des tripes. Tout au long de la lecture, il n’a cessé de m’appeler. « Tu es un homme. Personne ne peut te modeler. » Ode à l’Homme, son indépendance, son désordre, sa vivacité, son unicité et pourtant son humanité envers les autres. Ce texte nous rappelle que nous avons oublié qui nous sommes. Que nous nous laissons désormais dicter nos actes et notre pensée par l’argent et le capitalisme qui nous enchaînent. L’homme esclave de ses créations, des Frankenstein modernes représentatifs de la société actuelle dans laquelle les monstres sont immatériels et ancrés dans les mœurs.

Une fois de plus le style d’Alain Damasio ne laisse pas de marbre. Il s’immisce en nous, dans notre cerveau et notre coeur, par l’intermédiaire de nos yeux et de notre imagination. Et une nouvelle fois, on en ressort modifié. Qu’est-ce qui a changé ? Je ne saurais le dire. Mais une chose est sûre, je suis différent.

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