Étiquette : faille spatio-temporelle

  • Lard’où ? Lardon

    Tout le monde connait le phénomène de disparition des chaussettes lié à la machine à laver. Mais le monde connait moins un autre phénomène pourtant plus répandu et plus dévastateur. Et si je vous en parle, c’est parle que cela vient de m’arriver une nouvelle fois. Cependant, si tout le monde peut être touché par la disparition d’une chaussette, tout le monde n’est pas égal face à cette autre disparition.

    Ceux qui peuvent me comprendre sont les personnes disposant d’une gazinière à part de leur plan de travail. Par « à part », j’entends par là qu’elle n’est pas encastrée. Et le fait qu’elle ne le soit pas laisse donc un plus ou moins petit interstice entre la gazinière et le ou les autres meubles à laquelle elle est supposée être collée. Et le problème lié à ce petit trou, c’est que parfois des choses peuvent tomber dedans. Et quand je dis chose, je parle bien entendu de nourriture.

    Comme je vous l’ai dit plus tôt, cela m’est arrivé très récemment, avec un lardon. Ce dernier a sauté de ma poêle pour se glisser dans l’espace entre les deux meubles. Vous savez, c’est comme si c’était une faille spatio temporelle. Une fois que quelque chose est là, on ne le retrouve jamais, sauf lors du déménagement.

    Cela me rappelle lorsque j’étais à Londres. Dans la coloc où j’étais, les habitants se relayaient sans cesse. Et je peux vous dire que cette faille spatio temporelle en avait avalé des trucs. Car je pense bien avoir été le seul à avoir fait le ménage depuis un bon bout de temps. J’ai trouvé de quoi supprimer la faim dans le monde et en même temps choper toutes les maladies du monde réunies.

    Donc Mesdames et Messieurs, veuillez agréer mes saluta… ah non je me suis trompé. Bon bah en tout cas, faites bien gaffe à cet interstice. Qui sait, un jour si vous laissez tomber un haricot, peut-être qu’il grandira pour vous mener à une demeure interdite de géant ou d’ogre. Who knows?

  • Au 4ème top il sera

    Arrivé à Londres à Victoria station, je devais me rendre à Victoria pour prendre le tube (Le tube, c’est le métro. Oui je vous prends pour des noobs). C’est en effet 2 Victoria différentes, mais elles n’ont aucun secret l’une pour l’autre. Mes bagages en main donc, sûr de moi, je me suis dirigé en suivant les panneaux vers le métro. Comme si je savais où j’allais. J’ai même osé traverser en dehors des passages piétons et une fois alors que le petit bonhomme était rouge. Je suis un fou moi. Enfin heureusement qu’il n’y avait pas du tout de voiture à ce moment là, car je n’étais pas encore très au point dans ce qui est de regarder à droite puis à gauche avant de traverser. En effet, toute une éducation à refaire.

    Toujours en suivant les panneaux, j’arrive dans un grand centre commercial qui me mène à un souterrain menant lui-même à un grand hall ressemblant à un hall de gare. Après 2 distributeurs automatiques, je me rends compte que la machine ne distribue que des billets de « rer » londoniens. Je ne me suis pas laissé faire, munis de mon plus bel accent difficilement compréhensible du premier coup pour un « native English speaker », j’ai demandé à une dame à un guichet où je devais aller pour acheter mon ticket de métro. Des escaliers et £4,70 plus tard, j’attendais mon métro de la Victoria Lane pour King’s Cross St Pancras.

    Et là, j’ai pu constater la différence entre l’Angleterre et la France. La langue ? Le sens de conduite ? Non. Enfin si. Mais ce n’est pas ce dont je veux vous parler. C’est autre chose. Quelque chose de bien plus mystérieux, de mystique presque.

    Avez-vous déjà remarqué qu’en France, que ce soit à Nantes, à Paris ou ailleurs, quand vous attendez pour prendre le tram ou le métro, il y a souvent les horaires des 2 prochains trains. Idem à Londres d’ailleurs. Mais la différence n’est pas là. La différence, elle est dans la manière dont le temps passe pour chaque train.

    En effet, parfois, c’est comme si les heures ne s’écoulaient pas de la même manière. Le premier tram arrive dans 3 minutes et le deuxième dans 8. Puis ce dernier passe à 7 puis 6. Pendant ce temps, le premier reste à 3. Plutôt étrange. Mais j’ai assisté à bien pire. Une fois, alors que j’attendais patiemment mon tram en regardant toutes les secondes si le temps avait changé, j’ai aperçu le temps d’attente augmenter au lieu de diminuer. Oui oui. Comme si le train remontait la voie au lieu de la descendre. Qui sait, le chauffeur avait peut-être oublié quelque chose à l’arrêt précédent. Pas un voyageur en tout cas, ça c’est certain.

    Sinon, en France, il y a aussi le moment où nous sommes pressés. Et bien c’est toujours à ce moment là que sur la rame d’en face passe 2 à 3 trains pendant que nous poireautons toujours en attendant le notre. Ceci n’arrive jamais à Londres. Principalement parce qu’en face de notre voie, il y a le mur. Soit. Mais est-ce vraiment la réponse à cette différence ? Je ne pense pas.

    Tout ça pour dire que ces phénomènes temporels étranges ne se produisent jamais à Londres. Pourquoi ? Y’a-t-il une faille spatio temporelle en France qui explique que parfois les horaires des tramways ou des métros font n’importe quoi ? Cela aurait-il un rapport avec le fait que Londres soit situé sur le méridien de Greenwich ? Un complot du gouvernement ? La Reine aurait payé l’heure d’attente français pour se détraquer ?

    Mais surtout, le saurons nous un jour ?