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  • On teste une morning et evening routine

    On teste une morning et evening routine

    Aujourd’hui on va faire un article un peu différent puisqu’il s’agit d’un test de routine. Oui, je révolutionne le style ! Avant d’adopter une morning et/ou une evening routine, je la teste. Et je vous parle de ce test. En effet, les youtubeuses et autres routineurs sont bien gentils de nous parler de leur routine, mais comment y arrive-t’on ? Bibi vous le décrypte.

    On est en septembre, l’été est passé, surtout quand on est de retour à Lille. On le sent dans nos tripes, cette petite pluie qui te fouette gentiment le visage et qui te dit amicalement que si tu voulais du soleil à la mi-septembre, il fallait rester dans ton sud pas natal qui pue le celsius. Le Nord est un peu jaloux oui. Mais la bière réchauffe le corps et le cœur.

    Et en parlant de chaleur, je vous précise qu’elle est en partie le thème de cet article test de routine. Oui, tout s’enchaîne bien. À croire que l’article est scénarisé.

    Afin de tester la morning et evening routine dont je vais vous parler, j’avais besoin d’un cadre bien défini et l’été était la période propice pour me lancer. Eh oui, le soleil, les températures élevées, les plages de sable chaud (bouuuuuuh les galets qui font mal partout) et la faible productivité au travail; c’est bien connu que le monde s’arrête de tourner l’été, ce qui explique les fortes chaleurs dû au soleil frappant plus longtemps sur une même zone géographie. CQFD.

    Ensuite, une fois les conditions réunies, les étoiles alignées, l’ascendance du gémeau couplée au capricorne jouant à la bataille navale avec le cancer, je pouvais me lancer dans la phase préparatoire de ma routine. Pour ce faire, rien de compliqué. Mais je préférais ne pas me lancer seul dans l’aventure et enjoignais donc ma famille à s’y lancer avec moi.

    Et hop direction Ambleteuse avec une partie de ma famille !

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    Ce n’est pas Ambleteuse

    Je détaille ma préparation en 5 étapes clés. Attention, chacun se préparera comme il l’entend, en fonction de son corps, de ses habitudes et de ses préférences. Vous pouvez aborder ces 5 étapes dans un ordre différent du mien ou même avoir besoin de plus ou de moins d’étapes. Je ne cherche pas ici à instaurer un standard ou une norme mais plutôt à vous donnez les pistes pour une bonne préparation, tel que j’ai pu la tester moi-même.

    1. Nous commençons tranquillement par une balade de 6/7km sur la dune de la Slack et son bord de mer pour nous échauffer.
    2. Nous nous remettons tranquillement de cette balade pré-digestive par un petit pique-nique bien mérité sur la plage.
    3. Un peu de crème solaire plus tard, nous décidons de tester l’eau et ses 20 degrés, mer du nord oblige.
    4. Plusieurs baignades plus tard, nous prenons le goûter; la mer, ça creuse.
    5. Suite à un décalage de serviettes dû à la marée montante, nous décidons de nous rentrer.

    Au final, nous avons bien profité de ces six heures au soleil à regorger notre peau de vitamine. C’est donc tous rouges de joie et gorgés de soleil que nous rentrons, un peu mal aux jambes quand même. Mais c’est normal après un telle journée et une préparation aux petits oignons !

    Une fois arrivé chez moi, après moult pulvérisation de brume d’eau vu la chaleur, je laisse place à la douche qui me signale qu’en effet, tout est prêt pour cette morning et evening routine. Heureux et malgré quelques douleurs, je décide de l’appliquer, après avoir demandé conseil à des experts, bien entendu. C’est en effet important de ne pas se lancer seul, sans s’être renseigné avant. Comme je vous le disais plutôt, chaque individu à ses propres critères et il est donc important de recueillir plusieurs avis pour routiner intelligemment.

    Vous l’avez bien compris, le plus dur dans cette routine est la préparation. Une fois que vous vous sentez prêt, à point, vous déroulez ! Ou plutôt vous étalez. La Biafine. Matin et soir. Pour calmer les énormes coups de soleil.

    PARCE QUE ÇA FAIT ARCHI MAL !

  • Sudisteries

    Plus d’un mois que je suis revenu de vacances et je ne pense déjà qu’à partir. Pauvre de moi.

    Car comme vous le savez peut-être/surement/pas (rayez la mention inutile), j’étais cet été en vacances, pour deux semaines, dans le sud de la France, pour la deuxième année consécutive.

    Je suis devenu de ce fait, en quelque sorte, un touriste local. Je me fondais dans la masse, espadrilles aux pieds, short de plage et chapeau en paille sur la tête. Je précise, le short de plage, lui, n’était pas sur ma tête.

    J’empruntais comme un as les transports en commun. La ligne 1, jaune, n’avait plus aucun secret pour moi. A tel point que je m’accordais même, parfois, le luxe de ne pas me placer dans le sens de la marche. Eh oui, pas besoin d’anticiper à l’avance les arrêts, je les connaissais sur le bout des doigts (j’avais le plan sur mon portable, pas con le type !). J’étais un aficionado. Les chauffeurs me saluaient, me gratifiaient d’un bonjour, et ça m’allait très bien. Je ne recherchais ni la reconnaissance ni la célébrité.

    Je ne faisais plus qu’un avec le sud de la France et le sud de la France ne faisait plus qu’un avec moi. Les us et coutumes n’avaient plus de secrets pour moi.

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    J’avais compris qu’en voiture, il était bien vu, et même presque indispensable, d’insulter et de klaxonner ses pairs. C’était un signe de reconnaissance entre nous, d’appartenance à la même bande, qui nous liait plus encore que Vin Diesel et Paul Walker.

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    J’avais appris à facilement reconnaître les touristes, qui se déplaçaient en masse, rouge comme du rouge bien rouge, qui gueulaient sur Bryan et Dorothy qui bouffaient du sable alors qu’eux aspiraient seulement à fumer paisiblement sur la plage et à enterrer leurs trésors. Comme un chien qui marquerait son territoire en fait. Et puis faut avouer que comme ça, quand on regarde sous l’eau, ça

     change des coquillages. Vous n’en avez pas marre vous, de ne trouver toujours que des coquillages dans la mer ? Franchement, ça devient banal et sans aucune surprise ! Alors qu’un petit sachet de bonbons à côté d’un bouchon en liège et de divers trucs en caoutchouc, c’est tout de suite plus fun ! On ne sait jamais sur quoi on va tomber ! C’est grisant !

    Quand j’étais petit, avec ma famille, on mettait toujours du sable de la plage où on était dans des petites bouteilles en verre de Ricqles; sable fin, sable grossier, sable grisonnant, sable riche en coquillages, sable riche en petits cailloux, etc. Nous avions une belle collection ! Mais finalement, en y repensant, c’était tristounet. Après tout, ce n’était que du sable. N’aurait-ce pas été génial d’avoir un peu plus que du sable ? Imaginez une petite bouteille de Ricqles avec un mégot, un sachet de bonbon, du liège et toutes mes nouvelles trouvailles ! En effet, il eu été possible que tout ne rentre pas dans cette petite bouteille. Mais j’ai envie de dire, si ça rentre dans la bouche d’une mouette et dans celle d’un poisson, ça rentre dans la bouteille de Ricqles voyons ! Soyez optimistes !

    Mais il s’est avéré que je n’avais sur moi qu’une bouteille de rosé (la mode locale) et une bouteille de Grim (la tristesse de la bière là-bas). Donc pas de quoi mettre mes trouvailles à l’abri.

    Du coup, afin d’éviter toute déconfiture, j’évitais au maximum les touristes : plage le matin à 10h avant le bain de foule et plage le soir à partir de 18h, pour les mêmes raisons. Rappelons-le, je n’étais pas un touriste comme les autres. Ni vraiment local, ni vraiment touriste, j’étais un hybride : le touriste local, comme ces gens qui vont depuis 20 ans dans le même camping, mais pour moi en dix fois moins.

    Je perdais peu à peu mes habitudes d’atlantiquien avec mes plages de 10 000 km de long et mes marées. Ici, dans le sud, plus t’es près de la mer, mieux tu te portes ! J’ai mis du temps à comprendre au début. Puis m’est parvenu une légende urbaine. Celle de la course au sac. Pas au sac à patate non, au sac tout court. Il parait que pour jouer, parfois, certains s’amusaient à prendre un sac au hasard sur la plage et à courir avec. Bien entendu, chaque personne attendait du/de la propriétaire du sac une course poursuite. Et donc, par politesse, le/la propriétaire du sac était donc obligé/e de courir après, dans une sorte de trap-trap (chat, pour les nordistes, loup, pour les ouestistes) endiablé. Je n’ai pas eu la chance d’assister à cette tradition, peut-être se perd-elle, ça arrive, mais je n’oserais pas remettre en cause les légendes locales à son sujet.

    Il y a également une légende mondiale, que le monde entier connaît (ça parait logique), très fortement représentée dans le sud de la France. Et cela va de soi vu la proximité des locaux et de la mer.

    J’ai eu la chance d’entrer dans la confidence, grâce à trois locaux, m’ayant emmené dans un endroit tenu tout sauf secret, un temple du consumérisme, mais également un temple sacré pour ce culte, si vous savez où regarder. On y trouvait là-bas bon nombre d’articles pour fausser la vue des touristes. Mais souvenez vous, je n’étais pas un touriste comme les autres. Et grâce à mon hybridité, je pouvais distinguer ce qu’eux ne voyaient pas : le culte d’Ariel ! Non, pas Ariel la lessive, Ariel la sirène ! Oui, comme dans Disney ! Même si nous savons de sources sûres que ce bon vieux Walt n’avait rien inventé, puisque Ulysse en avait déjà croisées lorsqu’il était en régate.

    Mais dans le sud, le culte d’Ariel revêt une toute autre forme. Si dans le film de Walty, elle rêve de devenir humaine, les sudistes, quant à eux, n’ont qu’une envie, célébrer, comme il se doit, ces femmes poissons.

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    Alors, quand vient la période de l’été, ces différents temples regorgent de produits leur rappelant que, comme le raconte la légende, un jour, nous serons tous ensevelis par les eaux. Et les plus méritants, les plus fervents, seront récompensés et rejoindront les poissons. Quant aux autres, ils seront noyés et rejoindront les poissons. Mais différemment.

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