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  • Au 4ème top il sera

    Arrivé à Londres à Victoria station, je devais me rendre à Victoria pour prendre le tube (Le tube, c’est le métro. Oui je vous prends pour des noobs). C’est en effet 2 Victoria différentes, mais elles n’ont aucun secret l’une pour l’autre. Mes bagages en main donc, sûr de moi, je me suis dirigé en suivant les panneaux vers le métro. Comme si je savais où j’allais. J’ai même osé traverser en dehors des passages piétons et une fois alors que le petit bonhomme était rouge. Je suis un fou moi. Enfin heureusement qu’il n’y avait pas du tout de voiture à ce moment là, car je n’étais pas encore très au point dans ce qui est de regarder à droite puis à gauche avant de traverser. En effet, toute une éducation à refaire.

    Toujours en suivant les panneaux, j’arrive dans un grand centre commercial qui me mène à un souterrain menant lui-même à un grand hall ressemblant à un hall de gare. Après 2 distributeurs automatiques, je me rends compte que la machine ne distribue que des billets de « rer » londoniens. Je ne me suis pas laissé faire, munis de mon plus bel accent difficilement compréhensible du premier coup pour un « native English speaker », j’ai demandé à une dame à un guichet où je devais aller pour acheter mon ticket de métro. Des escaliers et £4,70 plus tard, j’attendais mon métro de la Victoria Lane pour King’s Cross St Pancras.

    Et là, j’ai pu constater la différence entre l’Angleterre et la France. La langue ? Le sens de conduite ? Non. Enfin si. Mais ce n’est pas ce dont je veux vous parler. C’est autre chose. Quelque chose de bien plus mystérieux, de mystique presque.

    Avez-vous déjà remarqué qu’en France, que ce soit à Nantes, à Paris ou ailleurs, quand vous attendez pour prendre le tram ou le métro, il y a souvent les horaires des 2 prochains trains. Idem à Londres d’ailleurs. Mais la différence n’est pas là. La différence, elle est dans la manière dont le temps passe pour chaque train.

    En effet, parfois, c’est comme si les heures ne s’écoulaient pas de la même manière. Le premier tram arrive dans 3 minutes et le deuxième dans 8. Puis ce dernier passe à 7 puis 6. Pendant ce temps, le premier reste à 3. Plutôt étrange. Mais j’ai assisté à bien pire. Une fois, alors que j’attendais patiemment mon tram en regardant toutes les secondes si le temps avait changé, j’ai aperçu le temps d’attente augmenter au lieu de diminuer. Oui oui. Comme si le train remontait la voie au lieu de la descendre. Qui sait, le chauffeur avait peut-être oublié quelque chose à l’arrêt précédent. Pas un voyageur en tout cas, ça c’est certain.

    Sinon, en France, il y a aussi le moment où nous sommes pressés. Et bien c’est toujours à ce moment là que sur la rame d’en face passe 2 à 3 trains pendant que nous poireautons toujours en attendant le notre. Ceci n’arrive jamais à Londres. Principalement parce qu’en face de notre voie, il y a le mur. Soit. Mais est-ce vraiment la réponse à cette différence ? Je ne pense pas.

    Tout ça pour dire que ces phénomènes temporels étranges ne se produisent jamais à Londres. Pourquoi ? Y’a-t-il une faille spatio temporelle en France qui explique que parfois les horaires des tramways ou des métros font n’importe quoi ? Cela aurait-il un rapport avec le fait que Londres soit situé sur le méridien de Greenwich ? Un complot du gouvernement ? La Reine aurait payé l’heure d’attente français pour se détraquer ?

    Mais surtout, le saurons nous un jour ?

  • Un tramway nommé rôtir

    C’est bientôt l’été et ça se sent. Il fait chaud et il fait beau. Alors oui, c’est sympa de ne plus porter de manteau, de ne plus avoir froid et de ne plus avoir de pluie (même si à Nantes, la pluie, c’est le pain quotidien). Mais il y a quand même un truc horrible avec tout ce beau temps, c’est la chaleur. Et la chaleur entraîne beaucoup de désagréments. Mais le plus atroce de tous, c’est de prendre les transports en commun quand il fait vraiment chaud. Je pense que tous les gens qui les utilisent quotidiennement seront d’accord avec moi. Lorsqu’on prend le tram le soir, c’est tout simplement insupportable. Les portes s’ouvrent et on a l’impression de rentrer dans un four qui a chauffé toute la journée. Et alors on se transforme en patate cuisant dans le jus des autres patates d’aujourd’hui, comme les patates du marché qui cuisent avec le jus du poulet. Sauf que là, les patates c’est nous et le poulet c’est le tram qui a servi toute la journée.

    Alors, pour obtenir un bon « poulet patates », il vous faut : un tramway et une bonne dose d’utilisateur de transport en commun.

    Recette extrêmement simple.

    Prenez un tramway. Chauffez le à température ambiante. Pendant ce temps, faites entrer des passagers. Répétez l’opération durant toute la journée. Renouvelez autant que possible l’apport de patates afin d’obtenir le meilleur jus possible. Faites chauffer le tout pendant 18h en le tournant toutes les heures.

    Et voilà, vous obtenez un tramway invivable.

    A déguster sur place.