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  • Incrématorium

    Un homme entre dans un saloon.

    De nombreuses têtes se tournent vers lui.

    Trois revolvers se lèvent dans sa direction.

    Quatre à quatre, des bandits arrivent.

    « Saint Quentin, priez pour moi. » lança l’homme.

    Si ce n’était pas venu d’un ivre,

    Cette balle était dans son coeur.

    Huit détonations plus tard,

    Neuf, le mobilier était maintenant troué et couvert de sang.

    Disparus, envolés, les bandits n’étaient plus.

    On zieutait de-ci de-là pour vérifier les mouvements.

    Douze coups de cloches retentirent puis le brouhaha repris.

    Très apaisé, l’homme pu finalement boire son verre tranquillement.

  • Fermeture doublement éclair

    Il y a fort longtemps, je vous parlais des problèmes des hommes liés aux urinoirs. Aujourd’hui, je vais une fois de plus vous parler des problèmes que nous avons, nous les hommes. Pourquoi je ne fais que parler des problèmes des hommes ? Tout simplement parce que j’en suis un. Il est donc plus simple pour moi de vous parler des problèmes des hommes plutôt que de ceux des femmes, qui me sont inconnus.

    Revenons donc à mon sujet. J’ai un pantalon que je possède depuis un certain nombre d’année. Chose parfaitement irréelle, il me va toujours, même après ma prise de poids liée à mon voyage aux US. J’ai donc du en reperdre (wouhou). J’ai même pu abandonner les ourlets que m’avaient fait ma mère. Et oui, je grandis toujours. Folie ! Oui bon ok ok, ils étaient trop grands, j’avoue. Mais surtout, ce pantalon me va plutôt bien, effet chic et élégant assuré.

    Mais alors s’il y a bien une chose que je hais sur ce pantalon, qui enlève tout effet chic et élégant, c’est sa braguette. Ma fermeture éclair l’est un peu trop. Elle s’ouvre toute seule. Et ça mesdames, vous ne pouvez pas comprendre. Vous ne le pouvez pas car vos pantalons ne possèdent toujours qu’une minuscule fermeture éclair de maximum 5 centimètres. Alors forcément, ouverte ou fermée, ça ne change rien. Mais pour nous les hommes, une braguette ouverte, c’est tout de suite plus gênant. Surtout si c’est le jour où vous avez mis votre slip éléphant troué, persuadé de n’avoir personne à impressionner. Et puis surtout parce que vous n’avez pas fait de lessive. Oui, vous savez de quoi je parle, nous le faisons tous, ne faites pas les innocents. Les derniers jours avant que la machine à laver ne tourne, vous défilez dans les rues, parés de vos plus beaux atours; chaussettes trouées et dépareillées, collant effilé sous le pied ou au niveau des hanches, boxer troué, caleçon avec l’élastique qui n’élastique plus et culotte blanche délavée rose, passée entre temps 6 fois à la machine et qui n’a donc plus de couleur du tout. Ce sont les jours où chacun espère ne pas rencontrer son âme sœur.

    Pour en revenir à ma braguette, oui ma braguette est le nombril du monde, moins je repère vite qu’elle s’est faite la malle et plus elle est ouverte, laissant un abîme béant vers mon intimité. Et vous savez le pire ? C’est que du coup, si des gens me voient la braguette ouverte, ils vont tout de suite penser que je suis le genre de personne qui oublie de remonter sa fermeture après être allée aux toilettes. Ce qui est complètement faux. Ça ne m’arrive que très rarement. Si seulement les gens savaient que c’est simplement ma braguette qui n’en fait qu’à sa tête.

    Et puis vous savez le pire dans ce cas de braguettite aigüe ? C’est que nous avons confiance en notre braguette. Ce n’est pas quelque chose que nous surveillons. Parce que si l’espèce humaine n’a pas des yeux dans le dos, elle en a encore moins au niveau de la braguette. En effet, il n’y a qu’un seul moment où nous pouvons nous rendre compte si nous sommes atteints ou non de cette braguettite. Et c’est pour ce moment, et ce moment seulement, où une fermeture éclair qui descend toute seule est agréable : lorsque vous allez aux toilettes. Imaginez la scène. Vous êtes dans un bar un vendredi soir. Vous avez déjà bu 2 bières (pintes ou demis, peu importe, je ne vais pas tout dire non plus, utilisez votre imagination) et vous atteignez le moment critique où votre vessie vous dit que c’est maintenant ou jamais pour aller uriner. Derechef, vous vous levez et vous dirigez au pipi room. Installés devant l’urinoir (désolé mesdames), votre main se dirige vers votre braguette, et vous vous apercevez alors à ce moment que vous marchez la fermeture éclair ouverte depuis vous ne savez combien de temps. Pas étonnant alors que toutes les filles vous aient recalé ce soir (pas que ça change de d’habitude, ne nous voilons pas la face). Mais une fois ce désarroi passé, vous êtes déjà en train d’uriner. Comment est-ce possible ? Et oui, grâce à votre braguette déjà ouverte, vous avez pu, sans aucun soucis, éviter de vous uriner dessus. Finalement, merci la fermeture doublement éclair.

  • En avant, marche !

    La semaine dernière, je me baladais sur une avenue ou dans une rue, le coeur ouvert mais pas aux inconnus. Perdu à l’arrêt de métro Stalingrad à essayer de sortir rue de l’aqueduc (je pense être le seul à qui s’est arrivé) je prenais escalators et escaliers. Perdu dans mes pensées, à gravir marches après marches, une chose m’a sauté aux yeux. Ou plutôt, aux yeux de mon esprit. Que vous soyez en Asie, aux Etats-Unis, en France ou bien en Australie, quelque chose nous relie, tous autant que nous sommes. Oui, nous sommes humains, oui (merci Captain Obvious). Mais quelque chose de bien plus profond que ça, de bien plus ancré dans les mœurs. Les marches des escaliers ont toujours, je dis bien toujours, les mêmes dimensions. Et pourtant, nous avons des systèmes métriques différents. Alors, Monsieur Marche, l’inventeur des marches (CQFD), sans déposer de brevets, à réussi à unifier les hommes comme personne, Napoléon ou bien l’empire romain n’ayant pas réussi à les unifier à ce point.

    Avez-vous déjà remarqué à quel point il est pesant et déstabilisant d’emprunter un escalier (que ce soit en montant ou en descendant) dont les marches ne sont pas de tailles réglementaires ? On utilise toujours le même pied. On se sent presque deux fois plus épuisé après ce challenge. Oui je parle de challenge. Vous mettez ça dans Koh Lanta, tout de suite il y a deux fois moins de participants.

    Je me souviens d’une vidéo où les gens sont filmés en sortant du métro, et une marche est quelques centimètres au dessus de la norme. Je ne me suis pas amusé à compter combien de gens trébuchent, mais vous pouvez observer que le nombre est plutôt élevé, sachant que cette vidéo a été tournée pendant moins d’une heure. Nous n’y faisons plus attention, nous sommes « conditionnés » pour ce type de marche.

    Ci-dessous la-dite vidéo, que j’ai réussi à retrouver entre temps. Je suis un peu le silver surfer d’Internet oui. Non, ne m’acclamez pas, ce n’est pas la peine. Je fais ça pour vous.

    On s’en rend compte également quand nous sommes dans un site archéologique/historique où les marches sont taillées dans la pierre, les bâtisseurs faisant comme ils pouvaient à l’époque. Et bien cet escalier est peut-être le pire moment de la visite. Pareil lorsque nous courons dans les bois où les chemins forestiers. Les marches sont creusées dans la terre et délimitées par des rondins. Et bien ce passage nous épuise deux fois plus, tombant toujours sur le même pied à chaque marche. Oubliez les 704 marches jusqu’au 2ème étage de la Tour Eiffel, 10 marches hors normes vous fatiguerons bien plus. Du coup, on peut remercier Gustave pour avoir respecté les cotes.

    Et comme je vais toujours au fond des choses et que je ne vous laisse jamais en plan (cotes, plan, vous l’avez ?), je vous laisse un lien vers un site qui vous permettra de calculer votre escalier sur mesure en fonction de la loi de Blondel, que je ne citerai pas. Nous ne sommes pas ici pour faire des mathématiques tout de même.