Étiquette : eau

  • Visiiiiiites 2

    Previously on Esthétique du vide, Visiiiiiites.

    Deux photos sur trois pour un placard ? Mais, qui êtes-vous ? Attention la porte. Aaaaaaaah.

    Au Noooooord, c’était les corooooooooons. Pierre ? Que faîtes-vous là ? Mais vous êtes un lion ! Et pourquoi vous m’appelez Lucy ? Mais bon dieu, vous êtes bourré !

    Un agent de la matrice ? Je suis l’élu ? Hein ?

    Oui, je copie les séries américaines pour rajouter du drama à mon article et pour faire style le précédent était trop diiiiiiingue alors qu’en fait il ne s’était absolument rien passé (big up Walking dead).

    Une fois la porte du placard remise avec l’aide de Marc, un des deux amis belges, qui est en fait originaire de la Côte d’Azur mais qui a également des origines corses et espagnoles (oui, il est un peu le pot au feu humain), nous sortons de la chambre pour nous remettre de nos émotions.

    Je rappelle que ce n’était pas notre première visite de la journée, que nous avions mangé un burker king et que du coup, ma vessie me susurrait à l’oreille des envies de liberté. Et là, fou comme je suis, je me suis dit “Hey, on n’ose jamais le faire parce qu’il y a toujours un agent ou un proprio avec nous. Mais là…y’a personne. Oserais-je ? En même temps, rien ne m’empêche !”. Et c’est donc tout fier que j’ouvre le robinet de la salle de bain. L’eau coule, bonne nouvelle. Idem pour le robinet de la cuisine. Dernier test, le robinet des toilettes. Miracle ! L’eau coule aussi. Bonne nouvelle donc, l’eau n’est pas coupée. Yattaaaaa comme dirait Hiro Nakamura.

    strabisme

    Bien entendu, mes comparses me regardent bizarrement depuis 2 minutes, en me demandant ce que je peux bien foutre. Mais je suis resté muet à leurs suppliques. Et après tout mes tests, fier de moi, je leur dit en les regardant tous dans les yeux en même temps : “Je vais aller uriner dans les toilettes !”.

    Je ferme la porte derrière ma tirade (dans un effet théâtrale), je déboutonne mon pantalon et je les entends me dire que je suis un sacré déglinguo de faire ça.

    Une minute plus tard (j’avais très envie), je tire la chasse et ressors fièrement, les mains propres, des toilettes. Méfait accompli ! Youplaboum !

    méfait accompli

    Et là je vous avoue que Cynthia était jalouse. Elle aussi voulait faire pipi depuis 15 minutes mais n’osait pas y aller. Alors forcément, quand elle m’a vu triomphant et soulagé, elle ne s’est pas laissée prier pour se rendre aux toilettes afin de faire sa petite affaire. Surtout que je l’avais assurée que tout fonctionnait bien, convaincu que je l’étais par mon propre test.

    Seulement voilà, je vous laisse imaginer. On a un terme pour ça, que je n’ai appris que très récemment, la scoumoune. Seulement voilà, comme je viens tout juste de découvrir l’orthographe du bidule, j’ai toujours dit “schcoumoune”. Mais en gros, le principe est le même. Afin d’illustrer mes propos par un exemple (cir)concis et clair que tout un chacun peut comprendre : on peut dire, après tout ce qu’il a pu se passer, que les juifs ont la scoumoune. Exemple corroboré par la très célèbre phrase : “Pourquoi toujours nous ?”.

    C’est ce qu’a pensé à cette instant précis Cynthia, “Pourquoi toujours moi ?”. Et oui, pour une fois, la chance était de mon côté. Car lorsque Cynthia a tiré la chasse d’eau, elle a eu la bonne surprise de découvrir que de l’eau, dans la chasse, il n’y en avait plus.

    Méfait…pas accompli…

    hermione wtf

    Je la vois sortir honteuse, me regardant dans les yeux et me dire vexée “PUTAIIIIIIIN Y’A PAS D’EAUUUUUUUUU ! POURQUOI Y’EN AVAIT QUAND TOI T’AS ÉTÉ PISSER ? POURQUOI TU M’AS DIT QUE JE POUVAIS Y ALLER AUSSI ? PUTAIN ON VA FAIRE COMMENT ?”. Les capslock sont importants, elle est énervée.

    Vous me connaissez, même après avoir uriné, je manque de me faire dessus. C’est trop bon. Nous sommes quatre, mais nous ne sommes que trois à rire. Et pourtant nous rions pour dix, à n’en pas douter.

    Si j’avais su que faire une visite d’appartement sans agent pouvait se révéler aussi amusante, je n’aurais demandé que ça ! Mon dieu. Rien que d’y penser j’en rigole encore. La tête de Cynthia a cet instant précis restera gravée à tout jamais dans ma tête.

    Après plusieurs réprimandes et plusieurs coups portés par Cynthia sur chacun d’entre nous, nous cherchons une solution. Et la solution, je la tiens dans la main. Vous vous souvenez, je vous ai dit plus haut que nous étions allé au burger king. Burger king qui justement nous avait donné envie d’uriner. Je vous arrête là, non, je n’ai pas un burger dans la main dont je peux me servir d’éponge pour transvaser le liquide de la cuvette dans le lavabo. Non.

    Mais dans ma main se tient la bouteille de Badoit rouge que je viens juste de terminer. Marc m’aide alors à dévisser le bouton poussoir (vous ne trouvez pas ça drôle qu’on dise tirer la chasse alors que maintenant, nous poussons de plus en plus un bouton ? Ne devrait-on pas dire pousser la chasse ?) pour mettre à nu la chasse vide d’eau. S’en est suivit un ballet incessant entre la cuisine et les toilettes pour remettre à flot la chasse et ainsi la tirer, en la poussant, tout ça sous les éclats de rire et les élans de voix.

    Nous quittons finalement les lieux, rassasié de rire et heureux. Nous ne prenons pas l’appartement mais nous en avons tiré beaucoup plus que si nous l’avions loué.

    Et puis imaginez les emmerdes, une chasse d’eau qui ne fonctionne pas, une salle de bain qui sent l’humidité, un salon aussi sombre que l’âme de Voldemort et un placard magique qui se casse la gueule.

    Ciao muchacho apartamento, merci et à la revoyure !

  • Ploc ploc ploc

    Aujourd’hui, un homme est venu pour s’occuper du cumulus. Cela faisait la deuxième fois en deux mois que nous n’avions plus d’eau chaude. Et c’est bien connu, dans le Nord, l’eau est vraiment calcaire. Du coup, lors de l’intervention de vendredi dernier, l’employé avait programmé un rdv pour aujourd’hui afin d’éliminer le calcaire dans le cumulus.

    Bon tout d’abord, je dois signaler que j’ai été très très très très déçu par ces deux employés. Vraiment ! Je n’ai vu aucune raie des fesses. Aucune ! Je vous le dis tout de suite, s’ils avaient passé mon examen pour s’occuper du ballon d’eau chaude, ils n’auraient pas été admis. Enfin bon, heureusement pour eux, je ne faisais pas partie du jury.

    -Fin de mon coup de gueule.-

    Reprenons donc le cours de cet article. Ce que je ne savais pas, c’est que le cumulus de l’appartement fait 150L. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça fait. Et bien en gros, c’est 100 bouteilles d’1,5L d’eau. Imaginez, ça donne ça. Mais en vrai hein, pas en dessin.

    eau

    Et bien nous avons vidé le cumulus en 45 minutes à l’aide d’une petite poubelle de type qu’on met dans les toilettes ou la salle de bain et d’un seau pour passer la serpillière. Je n’ai pas compté combien d’aller retour nous avons fait pour vider l’eau dans les toilettes, mais nous en avons fait un paquet.

    Vous avez remarqué ? Je dis « nous ». Car oui Mesdames et Messieurs, l’employé avait besoin de mon aide. Et oui. J’étais un petit peu comme l’assistante du magicien qui fait les petites choses essentielles sans quoi le tour de magie serait presque impossible; potiche, qui ne fait quasiment rien, mais indispensable tout de même. Sauf que j’étais tellement doué (et oui j’apprends vite) qu’il me donna rapidement des responsabilités. Deux fois il a dû s’absenter pour chercher différents outils dans sa voiture, me laissant seul face au cumulus ne cumulant plus.

    Et là, seul face au ballon d’eau chaude, je me suis senti comme un de ces géants mythologiques subissant un supplice éternel. Imaginez entendre et voir de l’eau couler pendant 45 minutes, sans pouvoir aller aux toilettes car l’eau coule tellement vite qu’il faut changer relativement souvent le récipient réceptacle. Heureusement pour moi, je n’avais pas envie d’uriner. Sinon, j’étais perdu.

    Et finalement, après 1h30, quelque chose comme 40 chasses d’eau artificielles, un château en calcaire, un test psychologique sur ce que cache mon impatience et trois défaites à 2048, l’employé s’en alla, fier.

    Bon par contre je vais vous laisser, parce que là, j’ai beau dire, mais ça presse.