La vie devant soi de Romain Gary

La vie devant soi Romain Gary

La vie n’est pas facile quand on est un fils de pute. Car quand les femmes se défendent avec leur cul, il faut faire attention aux proxynètes. La peur de ces enfoirés oblige la mère a placer son enfant.

Des fils de putes, il y en a beaucoup à Paris. Mais être un fils de pute doublé d’un enfoiré d’arabe, c’est encore moins facile. Et pourtant c’est la vie du petit Mohammed. Enfin, du petit Momo. Ça fait plus court. Et c’est aussi la vie de Madame Rosa. Une femme juive plus toute jeune qui s’est défendue avec son cul toute sa vie après la déportation et qui, à l’aube de sa vieillesse, n’a eu d’autre choix que de se reconvertir, faute de clients.

Mais quand on se défend sur le trottoir, on se fait pas mal de contacts. Ce qui lui permet de vivre en élevant des fils de putes, qu’ils soient blancs, noirs, juifs, arabes ou musulmans.

Momo, c’est le plus vieux de la bande. Depuis ses 3 ans, il vit chez Madame Rosa. Alors c’est lui le plus grand qui doit parfois s’occuper des petits. Même du haut de ses 10 ans. Parce que la vieille juive est plutôt obèse. Et du haut de ses plus de 60 ans, les 6 étages pour monter à son appartement lui font l’effet d’une course iron man.

C’est dans cet univers que grandit Momo, élevé par une vieille juive, le Mahoute, un toxico à peine plus âgé que lui, aidé par Monsieur Hamil qui lui apprend l’arabe et Victor Hugo dans le café de Monsieur Driss.

La vie n’est pas si mauvaise. Mais on ne peut lutter contre le temps, ni Momo, ni Madame Rosa. Quand l’un grandit, l’autre vieillit et les rôles s’inversent.

Roman magnifique signé par Romain Gary sous son nom de plume Émile Ajar. Il est cru, poignant et va droit au bide.

Les expressions, le style d’écriture, le regard sur le monde, tout laisse à croire que Momo a existé et qu’il nous livre lui-même son histoire.

Triste et drôle à la fois, nous lisons deux êtres qui sont tout l’un pour l’autre mais qui, inéluctablement, devront être séparés.

Je vais finir par une question de Momo a Monsieur Hamil qui résume parfaitement bien cet oeuvre : « Est-ce qu’on peut vivre sans amour ? ».

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Cette entrée a été publiée le 31 mars 2017 à 18:17. Elle est classée dans Chronique littéraire et taguée , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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