One way to hell

Il y a de ça plusieurs jours, nous avons décidé avec Cynthia de nous rendre à la Venise du Nord, afin de rendre visite à Jeff. Notre nouvelle compil’ musicale of ze doom dans la poche puis dans le lecteur CD de la voiture, nous avons embarqué pour une virée de l’extrême, au pays des gaufres, de la frite et de Jeanne. Et de Jeff bien sûr. Comme dit précédemment. Mais nous n’avons rencontré ni l’un ni l’autre. Ce qui est bien malheureux. Enfin on a quand même rencontré de la gaufres. Et spoiler alert, elles étaient bonnes !

giphy (1)

FLASH BACK !

Vroom vroom la voiture, nous sommes en route pour une bonne heure de trajet sur les routes sinueuses de Belgique. Les B sur les plaques remplacent petit à petit les 59. Nous « chantons » à tue-tête tels des foufous heureux de prendre la route. Lady Gaga est remplacée par du Miracle of sound puis par différentes reprises rock ou punk de chansons telles Livin’ la vida loca ou Don’t be so shy. QUE DU BON QUOI !

Malgré les différentes feintes que nous réservent l’autoroute belge et ses milliards de travaux, Bruges la belle est en vue. Attention les belges, c’est nous que v’la ! Nous roulons sur les pavés, nous esquivons les piétons, nous doublons les vélos, bref : nous sommes les rois ! Eh ouais Philippe ! Et rien ne peut nous arrêter. Enfin rien…on galère un peu à trouver une place pour nous garer quand même.

Pas grave, à nous les parkings couverts ! Rien ne nous arrête ! Nous sommes toujours les rois ! Enfin les « VOL » bien rouges sur chaque panneau de parking, nous arrêtent un peu quand même. Je dois l’avouer. On ne parle pas néerlandais mais on a tout de suite compris qu’on se prenait des gros stops à la chaîne.

langerstraat brugesOn ne se laisse pas démonter, on cherche le Langestraat, une valeur sûre du parking qui ne peut pas nous laisser tomber, comme les autres ont pu le faire. Ce qui est d’ailleurs bien étrange tout de même, que tous les parkings soient complets. De ma vie de brugeois (et non bourgeois, ça se saurait sinon), je n’ai jamais vu ça ! Bon, ok, ce n’est que la deuxième fois que j’y suis. Certes. Mais quand même !

Je suis mon GPS et me retrouve derrière un français. Non. Pire. Derrière un 62 ! Oui. Je sais. Vous voyez venir l’embrouille, les problèmes. Nous nous sommes faits la même réflexion. Et c’est là que ça a commencé à devenir bien chiant. Nous roulons sur une espèce de fausse voie de bus, pour arriver à un espèce de terminal de bus et des voies en travaux. Là, on se dit que ça pue. Le 6-2 devant nous interroge un piéton. On voit qu’il n’est pas confiant. Alors on a peur. Mais pas le choix, c’est du one way to hell que notre prédécesseur nous propose.

On voit beaucoup de monde et notamment beaucoup de vélos et de piétons. C’est sympa ce genre de ville vivante. Enfin là un peu trop. Ca en devient même gênant pour avancer. Et les gens nous regardent bizarrement. Je rappelle que nous suivons un 62. On se demande donc si nous sommes bien sur une route praticable. Mais je suis mon GPS donc ça doit être bon. Non ? Boom ! Nous sommes bloqués. Un type bouge des panneaux interdit de stationner pour se garer. Plutôt chelou quand même. Perso, ce n’est pas un truc que je ferais. Mais bon, nous sommes en Belgique. A chacun ses coutumes. Et ses coutures. HAHA.

Et là on se rend compte d’une chose. Ce n’est plus beaucoup de piétons et de cyclistes, c’est une véritable marée humaine. La voiture devant nous stoppe. Impossible d’aller plus loin. Pour combien de temps ? Oh. Un char. Oh. Des cotillons. Oh. Des bulles de savon. Ah. Un défilé. SUPER ! Nous sommes aux premières loges. Ou pas. Génial. Nous sommes joies.

Nous sommes à Bruges depuis maintenant 40 minutes. Toujours bloqués. Le temps commence à être long. Très long. Les sièges de la voiture se transforment littéralement en ça :

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Oui, ça n’a pas l’air confortable.

Nous en sommes à nous demander si nous n’allons pas rentrer, tout simplement.

Mais le défilé se termine et les gens commencent à partir. Nous allons enfin pouvoir avancer à nouveau ! GOOOOOOOOOOOOOOOO !

Ah bah non…

Le 6-2 n’a pas envie. Il a décidé de camper ici, à attendre que le moindre être vivant ait quitté les lieux. Après tout, pourquoi montrer son intention d’avancer ? Sur la route ? Autant attendre encore 15 minutes. Franchement, 20 minutes de défilé, ce n’est pas assez. On adore être dans sa voiture à attendre. On est venu à Bruges que pour ça.

Et c’est de la haine qui commence à croître en nous. On en peut plus. On veut lui faire sa fête, l’entourer de planche de bois et mettre des cailloux dessus. Un peu comme ça oui :

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Au final, notre périple à Bruges à été une vraie torture. Ce qui est plutôt ironique quand on pense où nous nous rendions : au musée de la torture.

Yep.

Oui oui.

Le.

Musée.

De.

La.

Torture.

IMG_2868

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Cette entrée a été publiée le 22 mars 2018 à 10:00. Elle est classée dans Billets du vide et taguée , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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