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Le temps fut de Ian McDonald

Emmett Leigh, bouquiniste indépendant, est avec les autres vautours autour du cadavre encore chaud d’une librairie qui vient de fermer, comme il arrive de plus en plus souvent.

Son truc à lui, c’est les bouquins sur la guerre. Il y aura toujours des gens pour s’intéresser à la guerre. Et s’il y a des notes, des cartes, des bribes de vie en plus, il sait qu’il pourra en tirer un prix encore plus intéressant.

Dans les entrailles de la librairie, il déniche un étrange roman intitulé Le temps fut, publié à compte d’auteur par un certain E.L. À priori, rien de bien passionnant. Ce qui a pourtant intéressé Emmett, c’est le petit bourrelet qu’il a senti à l’intérieur et qui se traduit par quelque chose qu’il pourra surement monnayer à bon prix.

Ce qu’il y découvre par la suite, en rentrant chez lui, est une histoire d’amour homosexuelle entre deux soldats pendant la guerre. De quoi aiguiser son appétit et lui donner envie d’en savoir plus sur ces deux hommes et leur histoire dans ce milieu très masculin qui a du mal à accepter la différence.

Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que cette histoire d’amour est tout sauf banale. Et que plus il en apprendra, moins il ne comprendra.

Ce très court roman de Ian McDonald, m’a, je le concède, tenu en haleine. Lu en une journée grâce à un aller/retour Paris/Lille en train, ce cadeau de Cynthia m’a intrigué. Tel Emmett Leigh, je voulais connaître et comprendre l’histoire de ces deux hommes.

La durée du roman (une centaine de pages) fait que je ne peux pas réellement vous en parler plus. Ce que je peux vous dire, en revanche, c’est que j’aurais voulu plus de matière avant le dénouement. J’ai en effet trouvé cette fin un peu abrupt. L’idée est excellente et je ne recule jamais devant un long roman quand il est bon. D’autant que le style d’écriture sec, court et sans fioriture de l’auteur nous faisait avancer rapidement, de saut de puce en saut de puce, jusqu’au grand saut de kangourou, vers la fin de l’énigme. Dommage.

Un bon roman de coupure donc, après les 4500 pages de la Compagnie noire, mais qui aurait vraiment mérité plus selon moi.

Cette entrée a été publiée le 2 août 2020 à 13:08. Elle est classée dans Chronique littéraire et taguée , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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