Oh
Putain
De
Merde
Voilà les quatre premiers mots qui sont sortis de ma bouche à la fin de ce bouquin. J’étais littéralement : « Oh putain de merde oh putain de merde oh putain de merde oh putain de merde, etc. ». J’étais scothé. Sur le cul.
Ce bouquin m’a complètement retourné la tête ! Et il m’a clairement fait flipper ! En le lisant sur mon lit, je ne voulais pas avoir une seule partie de moi hors de cet espace protecteur. J’étais comme ce gosse qui lit du chair de poule sous la couette à la lumière de sa lampe torche car ses parents ne doivent pas voir la lumière et penser qu’il dort déjà paisiblement. En revanche, pour ma part, il faisait jour et je n’étais pas sous ma couette. C’était peut-être une erreur d’ailleurs.
Tout comme le héros du livre, Ilan Dedisset, j’avais moi aussi l’impression de devenir paranoïaque, d’inventer des voix, des bruits, des objets qui bougent ou qui manquent dans l’appartement. Pour tout vous avouer, j’avais même peur de descendre de ma mezzanine pour aller faire pipi. Mais je n’avais pas de bouteille d’eau vide à porter de main. Je n’avais pas le choix, je devais y aller. Mais c’était toujours à contre cœur.
A l’instant où j’écris ces lignes, je suis seul, la musique assez forte, mais avec l’impression que quelqu’un m’observe et une envie qui me prend aux tripes de me retourner toutes les trente secondes pour vérifier que personne n’est derrière moi.
Je ne peux pas faire meilleur conseil que vous dire d’allumer vos lumières, de fermer toutes vos portes à double tour, de fermer également vos fenêtres, de garder en tête que tout n’est qu’un jeu.
Paranoïa est partout. Si bien qu’entre jeu et réalité, la frontière est très fine. Peut-être un peu trop. Ou bien elle est déjà franchie. Mais pour 300 000€, le jeu en vaut la chandelle. Quitte à perdre la tête. Car n’est-ce pas ce que le nom du jeu nous laisse supposer ?
Où s’arrête le jeu, où commence la réalité ? Je vous l’ai dit, il faut garder en tête que tout est un jeu. Même si quelqu’un doit mourir. Ou plusieurs. Et après tout, les morts sont-ils réels ? Les morts font-ils partie du jeu ? Ou le jeu a-t-il mal tourné ? Et les 300 000€ sont-ils bien réels ? Car si tout est un jeu, pourquoi eux ne le seraient-ils pas aussi ?
Vous allez vous retrouvez seul. Extrêmement seul. Peu importe ce que vous ferez. Vous sentirez vos poils se dresser, vous entendrez des bruits suspects, vous regarderez bizarrement tous les gens que vous croiserez, vous remettrez en cause tout ce que les gens vous disent. Connait-on vraiment les gens que l’on côtoie tous les jours ? Est-ce bien mon copain qui dort dans mon lit ? Ma femme est-elle la même qu’hier et que lors de notre mariage ? Ne trouvez-vous pas que vos parents agissent bizarrement depuis quelques jours ? Tout bien réfléchi, n’avez-vous pas toujours trouvé que votre voisin agissait bizarrement ? Réfléchissez bien en fermant les yeux ce soir, dans votre lit, à entendre le vent qui frappe vos fenêtres et le bois de vos meubles craquer sous le poids des ans.
Bonne nuit. Et à demain.
Ou pas.


Un peu d’histoire : Les pays changent d’heure afin de profiter d’un plus fort taux d’ensoleillement journalier. Le premier a avancer ce principe a par ailleurs été 





Comme la dernière fois avec le
Non seulement Robert Langdon était proactif, mais en plus son cerveau était à fond en éruption, il réfléchissait à mort, courrait volait et vengeait. Il avait enfilé son masque et sa cape de super-héros pour voler au secours de l’orpheline. On était loin du personnage qui se prenait le monde sur la tête dans le Da Vinci Code. Ça me faisait hyper plaisir ! Le petit pépère était archi-chaud !
Je reviens à mon exemple du petit Roro qui est casse-cou mais quand il le faut seulement. Dans le film, c’était tout autre chose ! Le Robert, il était badass. Genre beaucoup trop badass ! C’était vraiment Indiana Jones pour le coup ! Et vas-y que je tire au pistolet, vas-y que je soulève un poids mort alors que le type est vivant, etc.


Nous sommes en retard et hâtons donc notre pas pour nous diriger vers le métro afin de ne pas arriver après notre réservation à l’auberge de jeunesse (




J’ai terminé le livre lundi matin pour une diffusion du film lundi soir. Je venais à peine de poser Robert Langdon et Sophie Neveu que je voulais déjà replonger à la résolution d’une énigme qui ferait pâlir Benjamin Gates. J’étais donc plus que ravi de pouvoir visionner ce qui s’était passé dans ma tête pendant une semaine.
Ma plus grande difficulté fut de passer d’un rôle actif à un rôle passif. Je n’imaginais plus l’histoire, je la subissais. C’était un assez gros choc. D’autant plus que le livre était encore frais, je notais donc involontairement dans ma tête chaque petite différence entre les deux oeuvres : « Ah, dans le bouquin il dit pas ça », « Non, ce n’est pas comme ça que ça se passe », etc. Et c’est normal, il n’y a pas de narrateur dans le film, alors il faut faire passer en image ce qu’il est censé nous dire. Nous sommes sur un support différent, qui doit donc s’adapter.