Blog

  • Puzzle de Franck Thilliez

    Puzzle de Franck Thilliez

    Oh

    Putain

    De

    Merde

    Voilà les quatre premiers mots qui sont sortis de ma bouche à la fin de ce bouquin. J’étais littéralement : « Oh putain de merde oh putain de merde oh putain de merde oh putain de merde, etc. ». J’étais scothé. Sur le cul.

    Ce bouquin m’a complètement retourné la tête ! Et il m’a clairement fait flipper ! En le lisant sur mon lit, je ne voulais pas avoir une seule partie de moi hors de cet espace protecteur. J’étais comme ce gosse qui lit du chair de poule sous la couette à la lumière de sa lampe torche car ses parents ne doivent pas voir la lumière et penser qu’il dort déjà paisiblement. En revanche, pour ma part, il faisait jour et je n’étais pas sous ma couette. C’était peut-être une erreur d’ailleurs.

    Tout comme le héros du livre, Ilan Dedisset, j’avais moi aussi l’impression de devenir paranoïaque, d’inventer des voix, des bruits, des objets qui bougent ou qui manquent dans l’appartement. Pour tout vous avouer, j’avais même peur de descendre de ma mezzanine pour aller faire pipi. Mais je n’avais pas de bouteille d’eau vide à porter de main. Je n’avais pas le choix, je devais y aller. Mais c’était toujours à contre cœur.

    A l’instant où j’écris ces lignes, je suis seul, la musique assez forte, mais avec l’impression que quelqu’un m’observe et une envie qui me prend aux tripes de me retourner toutes les trente secondes pour vérifier que personne n’est derrière moi.

    Puzzle de Franck ThilliezJe ne peux pas faire meilleur conseil que vous dire d’allumer vos lumières, de fermer toutes vos portes à double tour, de fermer également vos fenêtres, de garder en tête que tout n’est qu’un jeu.

    Paranoïa est partout. Si bien qu’entre jeu et réalité, la frontière est très fine. Peut-être un peu trop. Ou bien elle est déjà franchie. Mais pour 300 000€, le jeu en vaut la chandelle. Quitte à perdre la tête. Car n’est-ce pas ce que le nom du jeu nous laisse supposer ?

    Où s’arrête le jeu, où commence la réalité ? Je vous l’ai dit, il faut garder en tête que tout est un jeu. Même si quelqu’un doit mourir. Ou plusieurs. Et après tout, les morts sont-ils réels ? Les morts font-ils partie du jeu ? Ou le jeu a-t-il mal tourné ? Et les 300 000€ sont-ils bien réels ? Car si tout est un jeu, pourquoi eux ne le seraient-ils pas aussi ?

    Vous allez vous retrouvez seul. Extrêmement seul. Peu importe ce que vous ferez. Vous sentirez vos poils se dresser, vous entendrez des bruits suspects, vous regarderez bizarrement tous les gens que vous croiserez, vous remettrez en cause tout ce que les gens vous disent. Connait-on vraiment les gens que l’on côtoie tous les jours ? Est-ce bien mon copain qui dort dans mon lit ? Ma femme est-elle la même qu’hier et que lors de notre mariage ? Ne trouvez-vous pas que vos parents agissent bizarrement depuis quelques jours ? Tout bien réfléchi, n’avez-vous pas toujours trouvé que votre voisin agissait bizarrement ? Réfléchissez bien en fermant les yeux ce soir, dans votre lit, à entendre le vent qui frappe vos fenêtres et le bois de vos meubles craquer sous le poids des ans.

    Bonne nuit. Et à demain.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ou pas.

  • London sleeping (Londres partie 4)

    Après une douche bien chaude ponctuée de danses et de chants, je n’ai qu’une seule envie : me coucher. Mine de rien, cette première journée fut harassante et une bonne nuit de sommeil me fera le plus grand bien.

    Il est à peu de chose près minuit quand le débat, qui ne devrait pas avoir lieu, s’installe. Nous sommes à Londres et donc en GMT 0, c’est-à-dire à l’heure de Greenwich tout pile poil ! En même temps, quand on est à Londres, ça parait logique d’être à l’heure de Greenwich, vu que c’est un quartier de Londres. Élémentaire mon cher Watson. Nous avons donc une heure de moins qu’en France, puisque notre pays se situe en GMT +1, comme le montre la carte ci-dessous.

    carte-des-fuseaux-horaires-monde
    Les fuseaux horaires

    Hors, nous changeons d’heure ce week-end ! Eh oui, nous reculons d’une heure notre réveil (en vrai, on sait tous que nos portables et nos pc le font seuls, ce qui nous sauve la mise) ! Et donc le débat : doit-on nous aussi reculer d’une heure ? La réponse, toute naturelle, est dans l’affirmative !

    giphyUn peu d’histoire : Les pays changent d’heure afin de profiter d’un plus fort taux d’ensoleillement journalier. Le premier a avancer ce principe a par ailleurs été Benjamin Franklin en personne, en 1784 ! Soit 200 ans avant la naissance de mon frère ! Et 202 ans avant la naissance de mon autre frère ! Et 205 ans avant ma naissance ! Et ce n’est pourtant qu’en 1916 que l’Angleterre et la France changent d’heure. Et c’est en 1998, année de notre victoire à la coupe du monde de football, que les pays de l’Union européenne décident d’harmoniser le calendrier de changement d’heure afin de favoriser le commerce. Eh ouais, imaginez le bordel si un type doit livrer un colis à Londres à 11h, heure française, et qu’il oublie le décalage horaire et le changement d’heure. Il est pas dans la mouise le pov’ gars ! En apprendre plus sur l’histoire du changement d’heure.

    Nous aurons donc toujours une heure de « retard » par rapport à la France. Rassuré, l’un de nos comparses s’endort directement. Un peu comme ces bébés qui s’endorment en voiture dès que le contact est mis. Sauf que pour le coup, ce n’est plus vraiment un bébé et nous sommes encore moins en voiture. Enfin ça, je n’en suis pas si sûr. Car vu le bruit du trafic ambiant, on s’y croirait. Et pourtant, notre fenêtre ne donne même pas directement sur la rue, mais sur le côté de l’immeuble.

    J’avais déjà expérimenté le simple vitrage pour dormir, lorsque j’étais à Nantes. Je n’avais pas eu de problème de bruit, juste un peu froid comme il n’y avait pas de chauffage dans la chambre. Ou même dans l’appartement d’ailleurs (merci Môsieur le propriétaire) !

    La différence ici c’est que vu notre espace nuit, pour le chauffage, je n’ai pas vraiment peur. Imaginez un lit superposé en métal tout ce qu’il y a de plus rudimentaire. C’est bon ? Ok. Maintenant, imaginez deux fois un lit superposé en métal tout ce qu’il y a de plus rudimentaire. Toujours bon ? Ok, je continue. Imaginez une pièce qui serait de la même largeur que la longueur des lits. Vous me suivez toujours ? Maintenant, séparez ces lits par la largeur d’une porte. Je peux continuer ? Ah bah non, pas besoin. Je viens de vous donner la taille de notre chambre.

    The bedroom
    The fameuse bedroom for four

    giphy (1)

    À 4 dans moins de 9m2, je me dis que ça va aller ! Oui oui, j’ai pris la photo du haut du deuxième lit superposé ! Autant vous dire qu’avec les valises par terre, on ne peut plus marcher. Très pratique ceci dit pour le jeu « floor is lava », où on ne doit pas toucher le sol.

    Non, par contre, là où j’ai peur, ce n’est pas de tomber dans la lave, mais de ne pas tomber de sommeil à cause du bruit. Car même les fenêtres fermées, ça ne change pas grand chose. J’ai l’impression de dormir directement dans la rue, en plein milieu de la route ! Genre tranquille, sur mon bunk bed, garé sur le bas côté.

    J’ai surtout cette impression lorsque les sirènes de la police retentissent. Et je peux vous le dire, c’est souvent ! Vous savez, c’est le même bruit que ces petites voitures de police en jouet, mais dans la vie réelle. Je m’étais d’ailleurs toujours demandé où les fabricants de jouets avaient trouvé un son pareil vu qu’en France elles ne font pas ce bruit là. Maintenant, je sais !

    S’il n’y avait que le trafic… Eh ouais ! Comme vous avez pu le voir, nous sommes assez proche de la porte ! Et de toute façon, qui dit auberge de jeunesse dit activité ! A toute heure du jour et de la nuit ! Vous voyez les bruits de couloir, l’expression ? Et bien la personne qui l’a inventée a dû faire un tour en auberge de jeunesse. Je vous le dis !

    Donc non seulement je dors sur la route, mais je dors également dans le couloir. Et ça c’est très difficile à faire ! Tout le monde n’y arrive pas ! Être à Londres me fait peut-être devenir un peu sorcier moi-même ?

    Mais vous savez le plus surprenant ? En me réveillant le lendemain, je me rends compte que j’ai super bien dormi ! Je n’ai dormi que 5h mais je n’ai jamais eu un sommeil tant réparateur ! Donc finalement, la combinaison route + couloir est peut-être le combo breaker du sommeil. Ou alors c’est le principe d’une auberge de jeunesse, quand tu y dors, tu récupères ta vigueur d’antan. En tout cas, malgré les petits désagréments, je dis oui !

  • London slipping (Londres partie 3)

    Tout ce qui suit est sponsorisé par Michael Jackson. C’est pourquoi, dans le cadre de ce partenariat, veuillez lancer cette vidéo et vous mettre dans le mood. C’est important.

    Comme vous l’avez lu, ma première journée à Londres fut pour le moins humide. Non. Non non. Je te vois venir petit fourbe. Je te vois ! Tu n’as pas lu la deuxième partie de mon séjour à Londres et tu veux me dire que c’est normal cette humidité vu qu’il a plu. Non non non ! Arrêtes toi tout de suite jeune malandrin ! Tu files lire cette deuxième partie et tu reviens après ! Non mais oh !

    Reprenons notre article pour les plus assidus et les plus attentifs.

    De retour à l’auberge, je n’avais que 3 envie :

    • dormir
    • uriner
    • me doucher

    Pas forcément dans cet ordre là d’ailleurs. Je ne fais plus pipi au lit depuis longtemps et je ne suis pas non plus somnambule. Enfin je ne crois pas. Même si j’ai des absences dans la nuit. Enfin Cynthia m’aurait déjà éclaté la tête si je m’étais levé en pleine nuit pour somnambuler dans l’appart. Elle aurait sorti sa batte de baseball qu’elle cache sous son oreiller et BOOM !

     

    Comme je vous l’ai dit, j’avais déjà rapidement exploré notre étage lorsque nous avions déposé les valises afin de me faire une idée de la topographie des lieux. Mode Sherlock Holmes, you know. Et, accessoirement, de faire mon premier pipi sur le sol anglais. La classe, non ? Enfin quand je dis sur le sol, c’était dans une cuvette de toilettes. Non parce que je ne suis pas un animal non plus. Mon pipi d’avant avait été fait sous la mer du Nord. La classe aussi hein ! Par sous la mer, j’entends dans le shuttle, le train qui passe sous la Manche avec les voitures et les bus. Qui d’autre peut se vanter d’en avoir fait autant ? Cynthia, oui. Et pas mal de gens qui étaient dans le bus avec nous, ok. Mais ça n’en reste pas moins cool ! Bande de rabat joie…

    Je savais donc à quoi m’en tenir pour les douches. Idem pour les toilettes. C’est la version 4 murs et un toit du camping. Vous voyez ces toilettes ouvertes en haut et en bas ? Le genre de toilettes où tu te sens dans la plus grande intimité avec les 2 autres personnes qui sont avec toi. Eh bien c’est ce genre là. Tout ce que j’adore…

    Photographie 4K des douches de l'auberge
    Photographie 4K des douches de l’auberge

    Je vous rassure quand même, tout est séparé entre les hommes et les femmes ! Ah bah oui, on ne mélange pas les torchons et les serviettes (dans notre appart si, on le fait, dans un tiroir de la table, parce que c’est plus pratique) ! Z’êtes fous vous !

    Il est proche de 23h. Je me dirige habillé vers les douches, pieds nus, mon pyjama dans la main droite, ma serviette sur l’épaule gauche et mon gel douche dans la main gauche. Je suis l’homme de la situation. Si Georges Abitbol, l’homme le plus classe du monde, avait été là, il se serait incliné et m’aurait légué de lui-même son titre.

    Bien entendu, à 23h, je ne m’attends pas à croiser beaucoup de monde. Et que vous le croyez ou non, je ne croise en effet personne. Je me retrouve donc seul face à ces trois douches. Trois ? Comme le nombre de doigts à la main d’une tortue ninja… Coïncidence ?Mon instinct de survie me dit d’aller dans la dernière cabine. La première est trop proche de l’entrée et la deuxième est trop entourée. Pas fou le type !

    Je me dirige donc vers cette fameuse troisième cabine. Et c’est à ce moment que je comprends mieux pourquoi mon cerveau pensait aux tortues ninjas. L’eau sur le sol.

    Noooooooooooooon.

    Smooth criminal à droite, moonwalk à gauche, heeew par ici, heee heee par là. Je suis la réincarnation de Michael Jackson, mais sans le son (Véronique n’est pas là, douches séparées je vous ai dit).

    Par chance, les douches ont une caméra de surveillance qui a pu enregistrer mon périlleux périple.

    J’arrive enfin à destination. La fameuse douche ! La troisième, la moins dangereuse (normalement) ! Et là, stupeur ! There is no crochet for accrocher mes affaires. Damned. How que je vais faire ? Aurais-je fait tout ça pour rien ? Ne mérite-je pas de la reconnaissance ? Mon âme sombre.

    Mais je ne me laisse pas glisser dans la folie et m’imagine donc les meilleures méthodes pour pendre mes vêtements sans les tremper.

    J’analyse la situation. Il y a une porte. Good point. Et…rien d’autre. Ok. La porte donc ! Je peux mettre mes vêtements sur la porte ! Dans les poches de mon pantalon, je range mon boxer et mes chaussettes. Pas mal ! La suite ? Je fous tout sur la porte et je me douche. Oui. Bon. Pour cette technique, il faut avoir foi en son prochain. Parce que le type qui te prend tes affaires juste pour déconner et te voir sortir apwal, je le connais !

    Mais vous savez ce que j’ai dit à ce petit rigolo que je sentais venir à 3km ?

    giphy (2)

    Eh ouais mon gars ! No way que ça m’arrive ! Pas mon premier jour ! Pas pour ma première douche ! Demain ok, pourquoi pas. Mais aujourd’hui, non !

    Et tout d’un coup je vois un signe à la fenêtre et j’entends une musique qui monte crescendo. Dans mon esprit se matérialise des traces de sang sur un tapis. Je ne sais pas. Mais il ne m’en faut pas plus. Je prends une des plus importantes décisions de toute mon existence : aller dans la deuxième cabine.

    Je prends mon courage à deux pieds. Il le faut vu l’état du marécage qui me sépare du sauf conduit. GOOOOOOOOOOOOO ! Je suis chargé à bloc tel un cavalier du Rohan, un Rohiriim, chargeant les champs du Pelennor vers Minas Tirith, ne pensant pas au fait que je puisse me retrouver les quatre fers en l’air.

    Je suis tel un homme ivre sur un lac de glace, glissant à droite et à gauche dans l’espoir d’arriver sain et sauf à destination.

    Wooohooooo

    Heeee Heeee

    A smooooooth criminal

    Toum toudoudoudoudou dou doum doum toudou doum doum toudou doum doum doum

    Oui ! Elle est là, je la vois ! La deuxième douche, the holly cabine ! Je m’en rapproche à coup de moonwalk. C’est dangereux mais je gère. Je n’en suis pas à ma première chorégraphie de Michael dans une salle d’eau ou de bain. Et je crois que c’est ça qui me sauve. Mon talent d’imitateur. Car 14 moonwalk plus loin, je parcours le mètre qui me sépare de la deuxième douche. Sain et sauf.

    Essoufflé, j’enlève ma main droite de mes parties génitales après un « woo » d’anthologie. Je ferme la porte et vois, parmi rien du tout, fixé à la porte, un porte manteau. Non pas destiné à porter un manteau, plutôt inutile pour aller se doucher (sauf pour certaines personnes en trench coat beige avec des sucettes dans les poches), mais pour porter mes habits et mon pyjama.

    J’y suis. Awalpé, sous l’eau chaude. Je suis invincible. Rien ne peut m’atteindre. Au revoir Annie.

    ¿¿ ANNIIIIIIIIIIIIIIIE ??

    douches toilettes
    Bonus des douches et des toilettes
  • Anges et Démons de Dan Brown

    Anges et Démons de Dan Brown

    sagouinComme la dernière fois avec le Da Vinci Code, TMC nous a fait le plaisir de nous diffuser Anges et Démons lundi. Et comme prévu, j’avais achevé ma lecture avant de voir le film. Merci le replay ! Par contre, pas merci TMC ! Car quand tu sors dans ta bande annonce « untel face à untel », je te signale que tu spoiles complètement comme un sagouin ! Quand tu es face à quelqu’un, t’es rarement du même côté que cette personne. Et dans un film où tu as un gentil et un méchant, à moins d’être un agent triple ou double ou que sais-je sur le nombre de fermentation, et bien tu devines qui est opposé à qui ! Même si tout laisse supposer le contraire !

    Donc, un peu (beaucoup) spoilé, je me suis plongé dans la lecture. Et qu’est-ce que j’étais content !Anges et Démons Dan Brown Non seulement Robert Langdon était proactif, mais en plus son cerveau était à fond en éruption, il réfléchissait à mort, courrait volait et vengeait. Il avait enfilé son masque et sa cape de super-héros pour voler au secours de l’orpheline. On était loin du personnage qui se prenait le monde sur la tête dans le Da Vinci Code. Ça me faisait hyper plaisir ! Le petit pépère était archi-chaud !

    Les énigmes étaient moins rocambolesques que dans l’opus précédent, nous étions loin du cryptex, des charades et des énigmes rocambolesques, mais elles restaient une fois de plus bien pensées, même si moins énigmatiques.

    Dan Brown avait tout de même réussi son coup : il me donnait envie de me retrouver sur place, à Rome, pour suivre la piste des Illuminatis. Moi aussi je voulais chercher la voie de l’illumination, courir dans le Vatican, visiter ses archives et partir à la découverte de la secte la plus célèbre du monde.

    Mais ce qui est bien avec Roro, comparé à Indi, c’est qu’il reste un universitaire. Il ne joue pas trop les casse-cous, sauf en cas de réel nécessité, et garde une certaine réticence à l’égard du port d’arme.

    Et puis j’ai regardé le film de Ron Howard, Anges et Démons. Enfin je crois. Je me suis peut-être planté. Je ne sais pas où, peut-être avec le livre ou avec le film. Ce qui est sûr, qu’il y avait une couille dans le pâté, comme on dit chez nous. Et une grosse, de couille. Genre celle d’un mammouth ! Il y avait clairement un bug dans la matrice. J’ai eu l’impression de regarder un film complètement différent du livre que je venais de terminer 15 minutes plus tôt !

    boule-de-mammouth
    Dans ce genre. De couille.

    Anges et DémonsJe reviens à mon exemple du petit Roro qui est casse-cou mais quand il le faut seulement. Dans le film, c’était tout autre chose ! Le Robert, il était badass. Genre beaucoup trop badass ! C’était vraiment Indiana Jones pour le coup ! Et vas-y que je tire au pistolet, vas-y que je soulève un poids mort alors que le type est vivant, etc.

    Après j’avoue, quand on voit la tête déterminé de Tom Hanks sur l’affiche, il est prêt à tout et ne va reculer devant rien du tout. Et il faut plus d’actions de oufs dans un film. Soit.

    Mais par contre, on pourrait parler de tous les manques et de la réécriture complète du film ?

    Genre, où est passé Maximilian Kohler, le chef du CERN ? Vous savez, le type qui a harcelé Langdon justement pour qu’il se penche sur le cas de l’assassinat de Leonardo Vetra ! Ah bah non. Si vous n’avez pas lu le bouquin, vous ne pouvez pas savoir. Non, parce qu’en vrai, IL EST JUSTE UN TOUT PETIT PEU IMPORTANT pour l’intrigue ! Apparemment, pour Ron, pas tant que ça.

    Et vous avez de la chance, j’était justement pendant une discussion entre Ron Howard et José José (un type) :

    « On en fait quoi du CERN ? » demande José.

    « Oh José, on s’en fout ! On a déjà Vittoria, c’est bien comme représentante du CERN. En plus c’est une femme ! » répond Ron, un peu énervé des questions de merde de José car, lui, a lu le bouquin.

    « Ouais mais du coup on fait venir comment les carnets du père de Vittoria ? Ah merde oui, c’est vrai que dans notre film c’est pas son père en plus c’est juste un collègue ! » José a l’air un peu tatillon.

    « Oh bah ses carnets on envoie un type les chercher et puis c’est tout ! Tu t’prends trop la tête José ! On s’en fouuuuuut ! Les personnages, on les invente, ok ? Le type là, Rocher, idem, on s’en fout. Olivetti, on va lui mettre moins d’importance et on va foutre Richter. Voilà, heureux ? » là Ron il est vraiment pas content.

    « Euh…oui, ok Ron. Mais du coup, si Richter remplace Rocher et en même temps Kohler, qui joue le rôle de Rocher dans le bureau du Camerlingue ? » demande José interloqué.

    « Et bah on invente un type complètement random ! YOLO José ! Un type qui est avec Mortati qu’on va appeler renommer en Strauss. Ce sera son poto. Voilà ! » lui répond Ron, attristé devant si peu d’imagination.

    « Attend Ron. Si je comprends bien, Kohler et Rocher sont Richter. Mortati est en fait un allemand du nom de Strauss et son collègue est un inconnu qui n’existe pas dans le livre mais qui a une importance dans le film, c’est ça ? » vérifie José.

     » Yep ! » affirme Ron Howard.

    « Et les médias, on en fait quoi ? Parce que c’était hyper important dans le livre. C’est d’ailleurs l’assassin qui les contacte pour rendre le tout public ! L’assassin qui d’ailleurs tue par idéologie. » sermonne José José.

    « Ouais alors les médias, c’est surfait. Donc on oublie. Puis un assassin, ça tue par amour du fric, pas par idéologie hein. » rappelle à la raison Ron.

    « Bon ok Ron, je te suis. Faisons comme ça ! » accepte José José par dépit.

    Portrait of two beautiful young girlfriends sitting in modern co
    Dialogue entre Ron Howard et José José

    Après cette retranscription, vous comprenez un peu mieux la réflexion qui a amené au film Anges et Démons.

    J’ai tellement moins accroché que le Da Vinci Code ! Franchement, j’accepte qu’on doive changer des choses pour l’adapter au cinoche. Mais là, respectez un minimum l’oeuvre originale.

    La survie du quatrième Cardinal ? Sérieusement ? Pour qu’ensuite il devienne Pape ? Vraiment ? Jusque là ?

    Ron Howard, je ne te remercie pas. Mais alors vraiment pas !

    Photo : Fontana di Trevi de Ivan Bertona

  • London sweating (Londres partie 2)

    Le trajet pour Londres c’est par ici. Clique. Oui, vas-y clique. On est bien. On est bien bien bien.

    NOUS SOMMES VIVAAAAAAAAAAAAAAANTS !

    Après 5h30 voire 6h les fesses vissées au siège du bus, nous pouvons enfin nous dégourdir les jambes et les roulettes de nos valises ! Shlack shlack shlack shlack shlack shlack shlack shlack shlack shlack schlack. Mais qu’oyons-nous ? Ai-je déjà mentionné ma future invention des valises aux roulettes non sonores ? Non ? C’est en projet. Un jour. Inch Allah comme on dit. Shlack shlack shlack shlack shlack shlack. Nous foulons le trottoir de Londres de nos immenses valises sonores (shlack shlack shlack), comme si le Puy du fou était avec nous (schlack shlack shlack shlack shlack), du côté droit bien sûr, histoire d’emmerder directement les anglais (shlack shlack « sorry » shlack shlack). Jeanne, si tu nous regardes, RPZ, celle-là elle est pour toi.

    giphy (4)

    Non, toi, tu peux rester où tu es, merci. Jeanne ne t’entend pas en vrai, c’était une boutade, ce n’est pas la peine d’essayer. Si les murs ont des oreilles, ce n’est pas le cas des cendres. Bisous.

     

    Nous retrouvons nos deux comparses, munis pour leur part de mini valises, mais se déplaçant tout comme nous du côté droit (shlack shlack shlack), dans une version parodique des Ch’tis à Londres, intelligente celle-là, ce qui n’est pas dur j’en conviens. Même les moules accrochées aux rochers des plages du Nord s’en sortent mieux que ces énergumènes. Et pourtant l’expression « tu as le QI d’une moule » n’est pas le plus joli des compliments qu’on puisse recevoir.

    giphy

    La meilleure amie de Cynthia lui saute au cou comme Agnès à sa licorne. Mais sans cet air diabolique. Parce que là, la gamine, elle fait flipper ! La licorne elle-même se demande si elle va s’en sortir vivante. ALORS QUE C’EST UNE PELUCHE ! IMAGINEZ ! Après je peux comprendre, Cynthia aussi elle est fluffy.

    Pouip pouip pouip pouip

    Point trop n’en faut ! Madame, lâchez cette Cynthia je vous prie. Oui. Doucement. Gardez les mains bien en évidence. Voiiiilààààà, comme ça. C’est bien.

    obelixNous sommes en retard et hâtons donc notre pas pour nous diriger vers le métro afin de ne pas arriver après notre réservation à l’auberge de jeunesse (Schlakschlakshlackshlkshlk). La politique est stricte : t’es en retard, t’as plus de chambre ! Chez les anglais, ça file droit ! Mais à gauche.

    Métro.

    Départ de Victoria station et arrivée à Elephant & Castle. Dans ma tête le plan du métro s’imprime . . . je réfléchis réfléchis réfléchis . . . cerveau en éruption !  Circle line ou District line, peu importe, les deux nous mènent à Rome, euh non, Embankment. Bim bam boum, en route mauvaise troupe ! On se tient par la main, on ne laisse personne derrière ! Allez ! Un, deux, trois, quatre. Embankment, tout le monde descend ! Direction Bakerloo line.  C’pas compliqué hein !

    AH !

    La Bakerloo est fermée pour le week-end. Bon. Bon bon bon. L’horloge tourne… Dam dam déo…NON ! C’est pas le moment Mickaël !

    Demi tour toute ! On prend la Northern direction Kennington. Au pas de course ! Parce qu’une fois à Kennington, qui est le terminus de ce tout petit bout de Northern, nous reprenons la Northern sur un autre quai. Et cette fois, direction Elephant & Castle les amis !

    Le temps file à une vitesse mais nous nous adaptons vite. Merci Sylvain, tu m’as tout appris ! Mais range ta carte, tout le monde voit que ce n’est pas celle de Londres.

    sylvain-augier-630x0

    Vous imaginez bien qu’avec tout ce périple, nous avons eu droit à de nombreux escaliers avec les valises et donc des petites sueurs froides. Mais arrivés à destination, nous sommes ravis de nous trouver nez à nez avec deux cages d’ascenseur. Et une vingtaine de personnes. Et là, nous sommes moins ravis de voir cette foule qui s’agglutine et se presse pour les prendre.

    Un coup d’œil sur ma montre que je n’ai pas pour voir que nous n’avons plus que 15 minutes pour arriver avant 18h. Hors nous avons entre 5 et 10 minutes de marche, sans compter nos valises. Shlack shlack, remember ? Nous tournons la tête à droite, puis à gauche, dans l’espoir de trouver les escaliers. Oui, nous sommes désespérés. Nécessité fait foi.

    Mais je vous avoue qu’en voyant cette écriteau, nous avons hésité quand même.

    111-steps

    Oh gosh! Pourquoi ? POURQUOI ? POURQUOIIIIIIIIIIIII ? Ok, j’ai arrêté le sport depuis un moment, je devrais reprendre. Oui, c’est sûr. Mais je ne pensais pas le reprendre maintenant…

    C’est parti ! 111 marches. 110. 109. 108. 107. 106. 105. Bon, je ne vais pas tout vous faire, j’ai trouvé une vidéo qui résume très bien le périple.

    Là c’est Hampstead. Les escaliers sont encore pire puisqu’il s’agit de la station la plus enfouie de Londres avec pas moins de 320 marches, à savoir le triple de marches qu’à Elephant & Castle, ce qui représente 15 étages d’un immeuble. Nous, pour vous dire, c’est seulement 5 étages. Mais je peux vous assurer qu’avec nos énormes valises, nous ressentons exactement la même chose que si nous montions 15 étages.

    Dehors.

    Vent.

    Air.

    Poumons qui crachent.

    Nous sommes vivants.

    Coup d’œil sur la montre : 17h50.

    OH VINGT DIEUX !

    giphy (1)

    Google maps, vite. Rest up London. Ok, je vois. Valises à la main. Pas le temps de reprendre son souffle. C’est par là. Non par là. Merde. Foutu GPS. Ok, c’est par là. GOOOOOOOOOOOOOO.

    Je vous le donne en mille, nous arrivons largement dans les temps puisqu’il est seulement 17h58 pour 18h. Easy peasy le sport ! Nous en profitons pour découvrir notre « chambre » (que j’aborderai dans une prochaine partie), pour faire un arrêt pipi (pipi dans le bus, jamais de la vie !) et on repart ! Direction Oxford street et ses boutiques. Vous croyez qu’on est à Londres pour enfiler des perles ? Que nenni, je veux dépenser les livres que je n’ai pas ! Je n’ai pas plus d’euros non plus mais peu importe !

    Zara. Primark. Berschka. Topshop. Boutique. Boutique. Boutique. Boutique. Boutique. Bref, vous l’aurez compris, on fait les magasins. Et on les fait bien. Sans dépenser un seul centime ! J’ai appris ça des meilleures ! Ma CB reste dans mon portefeuille, qui lui reste dans ma poche.

    Nous rentrons quelques heures plus tard, pas forcément d’achat mais des étoiles plein les yeux et de la sueur plein les fringues. Eh ouais. Beaucoup de sueur. Genre vraiment. J’étais stoïque mais au fond de moi, sous mes habits, c’était le Niagara. Mais pas l’amour à la plage. Je n’avais pas vu pire depuis un très long moment. Du vrai samedi transpi comme nous en donne Etienne Carbonnier à Quotidien.

    Tout ça tient d’une formule mathématique des plus simples :

    6h de trajet en bus

    +

    marche rapide

    ×

    poids de la valise

    ×

    distance nous séparant de l’arrêt de métro de l’auberge

    ÷

    volonté d’être à l’heure

    +

    métro over hot sa race

    +

    fantômes des welsh passés

    =

    Barthélémy au bain marie dans ses propres fringues !

    giphy (3)

  • Da Vinci code de Dan Brown

    Da Vinci code de Dan Brown

    De retour pour une chronique un peu spéciale.

    Voyez-vous, j’avais commencé à lire le Da Vinci code avant de voir, le lendemain, qu’il passerait à la télévision 8 jours plus tard. Lisant relativement vite et ayant pris le temps pour lire (le bouquin ne laisse pas non plus beaucoup le lecteur s’échapper), j’ai réussi mon objectif, terminer le texte avant de revoir le film (que je n’avais vu qu’une fois il y a 7 ans minimum). Du coup, je me suis dit que ce serait sympa de comparer un peu le livre et le film, les deux étant frais dans ma tête.

    Da Vinci code livreJ’ai terminé le livre lundi matin pour une diffusion du film lundi soir. Je venais à peine de poser Robert Langdon et Sophie Neveu que je voulais déjà replonger à la résolution d’une énigme qui ferait pâlir Benjamin Gates. J’étais donc plus que ravi de pouvoir visionner ce qui s’était passé dans ma tête pendant une semaine.

    Je rêvais Saint Graal, je mangeais Saint Graal, je buvais Saint Graal. Tout comme notre couple de héros, j’essayais de résoudre chacune des énigmes, me triturant les neurones au point de chercher chaque tableau sur Google dès que l’un des protagonistes en parlait, que ce soit Langdon, Teabing, Neveu ou autre. Fixé à mon livre et mon écran, je suivais comme dans un livre dont je suis le héros, quitte à m’arrêter dans ma lecture pour chercher les réponses sur le tableau. J’étais tenu en haleine, accroché par un hameçon invisible, ferré aux énigmes comme Bézu Fache harponné à son suspect.

    Ma tête était rempli de complot, à demander à Cynthia de me démêler le vrai du faux entre les Templiers, le Prieuré de Sion, Marie Madeleine, l’Opus Dei, le massacre du vendredi 13, etc. Mes lointains cours d’histoire ne m’étaient d’aucune utilité, j’avais besoin de l’histoire véridique, pas de ces mensonges de prof.

    Je voyais ensuite des complots partout, dans les chiffres qu’on me donnait au boulot, des codes cachés dans des articles, à la manière de Jim Carrey dans le nombre 23 ou comme MC Solaar dans sa chanson Da Vinci Claude.

    Et le soir de la fin de ma lecture, toujours sur les fesses par les révélations, je les ai posées sur mon canapé pour regarder le film de Ron Howard. A l’époque de mon premier visionnage, Audrey Tautou et Tom Hanks m’avaient semblé parfaits. Mais après lecture, j’appréhendais un petit peu. Et bien entendu, j’avais de quoi. Je venais de passer une semaine à m’imaginer chaque personnage en fonction des descriptions de Dan Brown et de mon ressenti sur eux.

    Da Vinci code filmMa plus grande difficulté fut de passer d’un rôle actif à un rôle passif. Je n’imaginais plus l’histoire, je la subissais. C’était un assez gros choc. D’autant plus que le livre était encore frais, je notais donc involontairement dans ma tête chaque petite différence entre les deux oeuvres : « Ah, dans le bouquin il dit pas ça », « Non, ce n’est pas comme ça que ça se passe », etc. Et c’est normal, il n’y a pas de narrateur dans le film, alors il faut faire passer en image ce qu’il est censé nous dire. Nous sommes sur un support différent, qui doit donc s’adapter.

    Mais je l’avoue, j’ai été déçu. Le film ne regorge pas d’énigme, on ne lit pas la tension, cette soif de dénouement de Langdon, qui a l’air un peu pataud à chacun de ces gestes. Nous sommes plus dans une version que je qualifierai de manichéenne, moins nuancée que le roman. Tout est plus rapide, plus simple, plus exagéré.

    Cependant, un personnage garde, je trouve, toute sa beauté et son importance, celui de Leigh Teabing. On le retrouve dans le film comme dans le livre : passionné. Bien qu’un peu moins classe et moins British que celui de Dan Brown, celui de Ron Howard retranscrit tout de même bien ce personnage complexe.

    Plus « enfantin », plus rapide, moins complotiste (ou en tout cas moins assumé), le Da Vinci Code de Ron Howard ne nous laisse pas nous poser pour assimiler toutes les révélations, comme s’il n’avait pas voulu s’attirer les foudres de l’Eglise. Ron Howard réussit cependant à terminer en apothéose, là où Dan Brown finissait proprement sur un coup dans la face, le film nous le montre, ce coup dans la face. Et le voir de ces yeux donnent un sens beaucoup plus profond, beaucoup plus lourd, qui nous laisse encore plus à terre et nous fait oublier les quelques déceptions vécues auparavant.