ça suffruits

Aujourd’hui je reprends les armes pour dénoncer une injustice. Et sachez que je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ah ça non. Je vais balancer et ça va faire mal. Et oui Messieurs Yoplait et Danone, je n’ai pas peur de donner des noms (mais rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls). Je vais vous secouer l’opercule moi. Oui nous allons parler yaourt, car nous sommes des milliers à subir vos vilenies. Expliquez-moi Messieurs pourquoi ce sont toujours les yaourts que l’on aime le moins qui sont en plus grandes quantités ?

Et oui, dans un pack de 16 yaourts, les quantités des yaourts ne sont pas les mêmes. BIM ! ça nous tombe dessus, on a toujours plus de pêches, d’abricots ou de cerises. Et ça ce n’est jamais indiqué sur le packaging. Alors on se retrouve avec des goûts qu’on aime pas. Et qu’est-ce qu’on fait de ceux-là ? Parce que moi je les refourgue gentiment à mon papy qui n’a plus toutes ses papilles. Mais pour les autres ? Hein ? Vous faites quoi pour eux Messieurs Danone et Yoplait ? Non parce que bon, quand on achète des yaourts, on aimerait bien pouvoir tous les manger. Je vais prendre un exemple concret pour illustrer. J’achète une bibliothèque mais je ne me sers pas d’un étage. Plutôt bête. Et bien c’est pourtant ce qu’il se passe avec vos packs de yaourts. Du coup vous me mettez la pression. Je vais devoir trouver une copine avec qui me mettre en concubinage qui aime les yaourts que je n’aime pas. Sinon on va se retrouver avec des étagères de bibliothèques vides et des livres qui traînent et pourrissent par terre. Alors imaginez un peu la situation lors d’une future rencontre : « Bonjour, je m’appelle Barthélémy. Euh. Hum. Avant toute chose, je préfère te poser la question maintenant plutôt que m’attacher à toi pour ensuite me faire briser le coeur. Est-ce que tu aimes les yaourts avec des morceaux de cerises, de pêches et d’abricots ? » Non parce que là, même sur Attractive World, un, je cite, « site de célibataires exigeants », je ne suis pas sûr de trouver. Vais-je devoir créer mon propre site de rencontre par affinités yaourtales ? Et créer par là-même un néologisme, reflet de notre société actuelle ? On trouverait des annonces comme : « Jeune homme de 24 ans n’aimant pas les yaourts saveurs pêche, cerise et abricot cherche jeune femme capable de vider ces yaourts de son frigo ». Mais attendez, le pire est à venir.

Vous nous appâter avec vos jolies images sur le packaging. Mais les fruits à l’intérieur, ils n’ont pas du tout cette tête là. On dirait plutôt des fruits confits déconfits. Ils sont tout ratatinés sur eux comme s’ils avaient eux-mêmes hontes de leur état. – Je ne savais pas qu’une pêche pouvait se mettre en position fœtale. Merci pour cette grande découverte. – Et encore, ça c’est quand on a des fruits. Parce que parfois, les fruits, faut les chercher. Par exemple, dans mon yaourt aux mûres, je sens plus les pépins que le reste. Encore heureux que j’ai grandi et que je ne crois plus que les pépins avaler vont germer et devenir des mûriers. – Je salue en passant les hypocondriaques. – Donc un yaourt croquant sans trop de goût, bof. C’est limite comme si je ne trouvais que des noyaux dans mon yaourt aux cerises. Pratique pour faire la mitraillette sur ses potes, moins pour apprécier ce que l’on mange.

Alors je vous vois venir. Pourquoi dans ce cas là ne pas prendre des yaourts sans morceau ? Et oui, pas de morceau, pas de problème. Et bien si je pouvais, je le ferais. Mais papy, lui, il préfère avec morceaux. Je ne comprends pas pourquoi. Il ne doit pas trop aimer le goût du 2-méthyle de buténylethanoate, molécule synthétique purement artificielle. Ralala, quelle idée aussi de faire son difficile. Finalement je devrais écouter mon oncle et ne manger que du quinoa de Bolivie issu du commerce équitable car le lait, c’est le mal, les yaourts, c’est le mal, les fruits qui ne viennent pas du jardin, c’est le mal, et le mac do n’en parlons pas, c’est Lucifer qui s’invite chez nous. Finalement en suivant ses préceptes c’est facile : pour bien manger, ne mange rien.

Bon sur ce je vous laisse, j’ai ma compote Andros qui m’attend puis j’ai rendez-vous à Biocoop pour une réunion sur les ravages des sauterelles sur les plan de quinoa en Bolivie. Un désastre.

Et par hasard, si une bolivienne cultivant le quinoa qui aime les yaourts à la pêche, à la cerise et à l’abricot et qui serait intéressée par la production de yaourt au quinoa tombe sur cet article, tu peux me laisser tes coordonnées en commentaire.

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Cette entrée a été publiée le 16 décembre 2013 à 12:18. Elle est classée dans Billets du vide et taguée , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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