La servante écarlate de Margaret Atwood

La servante écarlate Margaret Atwood

Dans un monde où la stérilité est chose commune, il est primordial de protéger la survie de l’espèce. Heureusement, dieu, dans sa mansuétude, a laissé à la population des calices, des femmes encore capables d’accueillir en leur sein la vie.

Mais dans la société actuelle, cette société bien-pensante et légitime, la femme n’a que peu de valeur. La femme doit être éduquée, contrôlée, chacune à sa place qui lui revient.

Avec leur robe rouge et leur couronne blanche, les servantes ne passent pas inaperçu, attirant la convoitise ou le dégoût. Pour elles, la mort serait une délivrance, une alliée. Mais une mort qu’elles choisiraient. Elle l’a d’ailleurs déjà été pour beaucoup. Sinon, la clé est le bébé, donnant accès à de nombreux privilèges et un échappatoire, même court, de quelques mois.

Seulement elle n’a pas oublié son passé; Luke, le bébé. Et même Moira. Que sont-ils tous devenus ? Morts ?

Si les servantes peuvent former un réseau, il est primordial de faire extrêmement attention. Les Yeux veillent au bon comportement et qui en dévie finira sur le mur, pendu, un sac en toile blanche sur la tête.

Que s’est-il passé pour en arriver là ? Se souvient-elle ? Elle essaie en tout cas, bribes de souvenirs par bribes de souvenirs.

Déboussolant, intriguant, la servante écarlate laisse le lecteur la bouche ouverte, dans l’incompréhension, suivant les cheminements éparpillés de la narratrice inconnue.

J’avais voulu lire le roman avant de regarder la série et je dois avouer que maintenant, je me tâte à regarder l’adaptation tant l’œuvre de Margaret Atwood est puissante. Elle nous plonge dans une attente sans nom, à chercher à comprendre les événements passés qui ont conduit à cette société. Comment les femmes ont pu accepter ? Comment sont-ils tous devenus stériles ? Pourquoi de telles mesures ?

Et au fur et à mesure de la lecture, nous comprenons. Sans réellement comprendre pour autant, abasourdi devant une logique implacable.

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Cette entrée a été publiée le 29 septembre 2019 à 13:57. Elle est classée dans Chronique littéraire et taguée , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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