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  • Terreur de Dan Simmons

    Terreur de Dan Simmons

    FrancisCrozierTout d’abord, Monsieur Francis Rawdon Moira Crozier, je vous salue. Je ne vous ai pas connu mais je suis sûr que vous étiez un chic type.

    XIXème siècle. 1845 pour être précis. Le 19 mai 1845. L’expédition de Sir John Franklin quitte l’Angleterre avec le HMS Erebus et le HMS Terror, commandés respectivement par James Fitzjames et Francis Crozier. À leur bord, 129 hommes prêts à enfin trouver le passage du nord-ouest, au nord du Canada, dans l’enfer blanc, là où aucun homme ne peut vivre.

    Et pourtant, tous savent qu’ils vont y passer plusieurs années à naviguer et parfois, surement, bloqués par la glace. L’argent ? La renommée ? L’aventure ? Le sens du devoir ? Chacun sa propre motivation. Une fois en enfer, ils seront tous liés par la même envie, survivre. Coûte que coûte. À n’importe quel prix.

    Terreur Dan SimmonsEt la plupart d’entre eux savent déjà le prix à payer pour la survie. Ils ne sont pas en effet les premiers à tenter de trouver le passage. Ils n’en sont d’ailleurs pas tous à leur première fois. Sir John Franklin en a lui-même déjà fait les frais puisqu’il est désormais connu comme l’homme qui a mangé ses chaussures. Quand la faim tenaille, elle justifie les moyens. Que ce soit du lichen ou du cuir de chaussure, tout est bon à prendre. Car la mort est patiente et joueuse. Aujourd’hui ou demain, cela ne fait aucune différence pour elle. Scorbut, pneumonie, engelure, gangrène, noyade, elle a de nombreuse cartes à jouer et encore plus d’un atout dans sa manche.

    Mais ils sont prêts. Prêts à affronter cette mort en face. Car il est pire que la mort, la trahison à l’encontre de la Royal Navy. Mais il y a une chose à laquelle le commandant, les capitaines, les matelots, les chefs de hune, les pilotes de glace, les chirurgiens et les autres membres d’équipage n’étaient pas préparés. Une chose dont même le diable aurait peur.

    En tant que lecteur, on sait qu’ils vont tous mourir. On le sait car Dan Simmons s’est inspiré de la réelle expédition Franklin avec le HMS Erebus et le HMS Terror. Et aucun survivant n’a été retrouvé. Que quelques os éparses, des tombes, des vestiges des outils de communication et de conserves. Cette note, détaillée dans le roman, ne laisse aucun doute sur le sort de l’expédition.

    Franklin expedition note

    Le HMS Terror n’a d’ailleurs été retrouvé sous les eaux qu’en 2016. Donc on sait d’emblée que ça va mal se finir pour eux. Mais bon dieu qu’on s’y attache à cet équipage, à ces hommes qui ont existé qui sont surement morts dans d’atroces souffrances, à essayer de rallier un lieu où les secours pourraient potentiellement les trouver, à chercher des inuits peut-être capable de les aider à survivre.

    Mais même si on sait que ça se passe mal, on ne peut s’empêcher d’espérer. Car Crozier est l’homme de la situation. Jamais il n’abandonnerait ses hommes. Et Simmons pourrait être sympa et changer un peu la réalité, comme il le fait déjà en extrapolant la Terreur.

    Terreur est un sacré roman. J’ai pris énormément de plaisir à le parcourir, en espérant à chaque page et en maudissant ceux qui cherchaient à saboter les plans. Véritable ascenseur émotionnel, je me retrouvais moi aussi plongé dans l’enfer blanc, à fuir cet abominable créature, à mourir de froid et à placer tous mes espoirs dans Crozier. Cet enfer blanc prend aux tripes.

    Vous voulez la bonne nouvelle ? AMC sort une série adaptée de l’oeuvre de Dan Simmons. Trailer ci-dessous :

    Oserais-je dire Winter is coming ?

  • Le 12h45 pour Paris

    Le 12h45 pour Paris

    Cynthia et moi embarquons à bord de notre Flixbus pour Paris. 27€ aller retour pour deux il aurait fallu être fou pour se priver (non, cet article n’est pas sponsorisé par Flixbus mais si y’a moyen de voyager en bus gratuit je ne dirais pas non…).

    Avant même de monter les marches, on repère l’habituée : celle qui parle au chauffeur en lui disant que c’est une habituée et qu’elle a déjà voyagé avec lui, mais aussi avec Momo, Pierre, Chrystelle et Jacqueline. Le chauffeur lui dit de se mettre pas loin d’elle pour papoter durant le trajet. Bah ouais, trois heures c’est long, faut tuer le temps. Et même le Death Note ne peut pas faire ça !

    L Death Note

    Cynthia les bons tuyaux m’invite à prendre les sièges où la place est la plus agréable pour les jambes, celle face à l’escalier du mi-bus.

    Alors à moins de vouloir faire un bingo sur les gens qui vont aux chiottes tout en ayant le nez bouché, je ne recommande pas cette place. C’est à peu près ce que je lui dis mais moins finement : « ça pue les chiottes c’est dégueulasse on ne s’assoit pas là ». Je rebrousse chemin et nous assieds côté gauche vers le milieu de l’avant du bus. Une place pas plus stratégique qu’une autre. Le genre de place normale qui a une prise usb et une prise secteur, top pour le trajet quoi (Flixbus si tu me lis…) !

    Je regarde l’anarchie du bas côté, classique gare Lille Europe, avec les chauffeurs obligés de s’arrêter en plein milieu de la route pour attendre trente minutes que le futur passager descende du train. Que serait la gare sans un concert de klaxons et un solo de jurons ? Rien !

    excité du volant

    Les gens s’installent, mettent leur valise dans la soute, côté gauche comme côté droit, mais sans les risques de mort dus aux voitures et bus qui frôlent les piétons pour ce dernier.

    Notre chauffeur s’installe, tout est prêt !

    Sauf les retardataires.

    Mais notre chauffeur est pro, il les emme***. Il attend trois quatre minutes puis part. Et il a bien raison ! Si on nous demande d’être quinze minutes avant l’heure du départ, ce n’est pas pour rien. Nous partons donc légèrement en retard mais rien d’alarmant.

    Si les bouchons lyonnais sont connus, je pense que ceux de Lille n’ont pas à pâlir ! Nous nous retrouvons donc quasiment de suite arrêtés.

    Vous vous souvenez de Giselle, notre habituée, garée proche du chauffeur ? Elle n’a pas attendu plus longtemps pour piailler. Et pia pia pia Momo. Et que Jocelyne elle était bien et que Josiane aussi.

    Mais ce qu’elle ne sait pas notre pipelette, c’est que Josiane et Jocelyne ont sacrément fait de la merde ! Eh ouais ! Et ça c’est notre chauffeur de bus qui nous l’a dit. Chauffeur de bus non marié et sans enfant qui plus est. Parce que 10 ans à conduire des Flixbus, ça n’aide pas pour une vie de famille. Et la boîte a d’ailleurs sacrément évoluée en dix années. Il en est content Jacques (notre chauffeur).

    Notons à ce stade que tous les prénoms ont été changés dans un souci d’anonymat et, surtout, dans un souci de mémoire.

    Et Jacques il aime beaucoup les Enfoirés. Surtout le dernier album, celui qui passe en ce moment dans le bus. C’est le meilleur depuis au moins deux voire trois ans. Giselle trouve aussi.

    C’est vrai qu’ils avaient perdu de leur superbe les Enfoirés. Et puis les scandales et les casseroles qu’ils se traînent, c’est quand même bien triste. C’était pas ça du temps de Coluche.

    Ah bah non ma p’tite Giselle ! Mais si maintenant tu pouvais arrêter de parler ce serait top !

    bébé dortHeureusement, notre amie Giselle a dû entendre notre appel à l’aide. Elle est fatiguée. Au point de ne pas tenir 3h de conversation. Elle s’assoupit tendrement, comme un bébé épuisé de s’entendre parler.

    Hallelujah !

    Le trajet se passe donc sans encom… « Oui José ? Oui mon entretien s’est bien passé. »

    Oooook !

    On a donc maintenant Clémentine qui se croit dans une cabine téléphonique publique. Elle ne doit pas voir que dans sa graaaaaaande cabine il y a plus de 80 personnes. Ah bah non. Il y a déjà son nombril, dur de voir le reste.

    bus
    Reconstitution réalisée avec trucage

    M’enfin Laurie (qui s’appelait plus haut Clémentine mais problème de mémoire ya know), elle cherche du boulot. C’est important le boulot ! Alors sur les deux entretiens qu’elle a eu, elle préfère le deuxième. Et ça tombe extrêmement bien parce que la personne vient de la rappeler ce matin et lui a laissé un message sur son répondeur pour lui dire que si le poste la tente toujours, elle est prise.

    Mes félicitations !

    Elle va rappeler sa future chef de suite. Il ne faut pas passer à côté d’une telle aubaine ! Surtout qu’elle ne savait pas qu’une antenne départementale de droit de la femme existait à Lille ! Un coup de poker je vous dis !

    Mince !

    Elle tombe aussi sur son répondeur. Décidément, ce sera un échange par répondeur interposé.

    Mais c’est plus pratique finalement, elle peut rappeler ses amis.

    Ah non ! C’est sa sœur cette fois.

    Et vous savez quoi ? Sa mère lui a fait un truc pas propre à sa sœur. Elle ne l’avait même pas prévenu que son père avait eu un problème et est du coup à l’hôpital. On arrive pas à savoir ce que c’est mais on soutient. En mode gurlz gang quoi ! On laisse pas une sistah comme ça.

    gurlz gang
    Oui, en mode gurlz gang nous devenons asiatiques

    Attendez, la femme du boulot la rappelle !

    Chut chut chut !

    Oh je suis tout excité pour elle !

    Mais impossible de savoir ce que lui dit la femme au bout du fil invisible de son portable. Vivement qu’elle téléphone de nouveau à quelqu’un pour tout lui raconter.

    Yes c’est chose faite ! Clémentine/Laurie ne nous déçoit pas !

    Franchement c’est une aubaine ! Sa chef la fait commencer mi juin. Comme ça, ça lui laissera plus de temps. Et en plus, au lieu de faire 28h par semaine, elle en fera 22, ce qui lui laissera aussi plus de temps. C’est génial ! Je n’ai jamais été aussi content pour quelqu’un.

    Du temps pour quoi ? On en sait rien ! Mais est-ce qu’on ne s’en moque pas ? Le principal c’est qu’elle soit heureuse, non ?

    Par contre, elle devra appeler son contact pour un autre entretien qu’elle avait de programmé dans plusieurs jours. Plus besoin de le faire du coup.

    Eh ouais, Clémentine/Laurie ce n’est pas le genre à faire perdre du temps comme ça aux gens, pour rien. Elle son genre, c’est plus d’emmerder 80 personnes en même temps, en passant ses appels dans un bus, pendant qu’on essaie tranquillement d’écouter le deuxième album des Enfoirés du trajet et d’en apprendre plus sur la vie de Giselle.

    m'enfin
    Gaston Lagaffe de Frankin
  • 1001 nuits/pattes

    1001 nuits/pattes

    Il y a 10 jours, nous étions avec Cynthia dans le sud afin de profiter du soleil et de ses formidables tempêtes et, accessoirement, voir sa famille. Je n’avais jamais vécu d’évacuation alors autant vous dire que j’attendais ces vacances avec un plaisir non dissimulé.

    Le jeudi se passa nickel ! Pluie à l’arrivée, que demander de mieux ? Si on veut une inondation, il vaut mieux qu’il y en ait de la pluie ! Et des torrents s’il vous plaît ! Alors j’étais aux anges ! Surtout que deux nuits à l’hôtel étaient prévues. En mode vacances quoi !

    giphy (1)

    Arrivés là-bas, rien à redire. C’était un appart hôtel classique mais très propre avec une formidable terrasse. Pratique pour se faire héliporter ! Hé ouais ! Tout était prévu ! Toilettes séparées de la salle de bain, utile si on avait tout les deux envies de faire pipi ! Avec le lavabo de la salle de bain, on pouvait même être une personne de plus ! Sympa ! Le lit était immense, blanc immaculé et la kitchenette équipée pile ce qu’il fallait et même plus puisqu’il y avait un lave-vaisselle, pastille offerte ! Du 5 étoiles quoi. Bref, RAS ! Après ce petit tour du proprio, nous décollâmes vaquer à nos occupations avec la famille de Cynthia et sans la famille de Cynthia.

    Pluie, shopping, bouchons, pluie, limonade, pluie, repas, plus de pluie.

    Nous rentrâmes là-bas 3h plus tard pour déposer et prendre des affaires et c’est là que ça commença à tiquer. Petite odeur de renfermé venant de la salle de bain en ouvrant l’appart. Vous savez, celle où n’étaient pas les toilettes. Ce qui était con car ça aurait pu expliquer l’odeur. Mais non ! Nous étions conciliant vu la pluie des cinq derniers jours, nous fermâmes juste la porte en guise de repousse odeur : efficace !

    Mais quelques secondes plus tard, nous nous rendîmes compte que nous n’étions pas les seuls locataires de l’appart hôtel. Nope ! Lors de l’après-midi des invités non invités avaient décidé d’élire domicile chez nous. CHEZ NOUS !

    Perso j’ai jamais rien eu contre les fourmis. Franchement ! Si, à la rigueur, quand elles me montaient sur la jambe ça me chatouillait quand j’étais petit. Mais à part ça, rien.

    giphy (2)Par contre, lorsqu’elles se baladaient du haut de la tête de lit à l’interrupteur de l’appart, là, ça me gênait un peu plus.

    On avait beau leur demander gentiment de partir, elle ne s’exécutait pas. Sauf avec un petit coup de main. Ou plutôt un petit coup de pouce. MOUAHAHAH.

    Pas le temps de niaiser, on avait d’autres trucs à faire. On s’est dit qu’on en toucherait deux mots à la réceptionniste en allant chercher la voiture dans le parking et qu’elle ferait le nécessaire.

    C’était juste un peu plus dur de prévenir la réceptionniste vu qu’elle n’était pas là. Donc direction le parking du sous-sol maudit, sans lumière, où les flashs de nos téléphones étaient nos meilleurs amis. Apparemment un détecteur de mouvement ça coûtait trop cher.

    Je vous passe les bruits chelous qu’on entend généralement dans un parking souterrain, au dessous de touuuuuuutes les canalisations du bordel. Si Gigi était partie pisser, on le savait direct ! Même si c’était pas Gigi d’ailleurs. Et vu les différents bruits des tuyaux, on savait aussi si elle avait mangé un welsh ou un mexicain.

    Nous passâmes tranquilou bilou notre soirée, pour revenir à 1h30 du matin dans notre  fameuse chambre.

    Et, ôôôô joie ! De nouvelles locatrices ! Apparemment les fourmis avaient envoyé une expédition de secours pour retrouver les disparues. Et elles ne laissaient rien au hasard puisqu’elles étaient là où lesdites disparues avaient été aperçues pour la dernière fois : haut de la tête de lit et interrupteur de l’appart. Mais elles avaient aussi organisé des battues ! C’est que c’est méthodique une fourmis ! Fouille du lit, des toilettes, de la salle de bain, des contours de portes et j’en passe. NICKEL MICHEL ! C’est sûr, on allait s’éclater tous ensemble à faire la teuf toute la nuit…

    giphy (3)

    Philippe Etchebest aurait été là, il t’aurait foutu un bon coup de pieds dans cette fourmilière. Je te le dis moi, je le connais bien !

    Aucune envie pour Cynthia et moi de dormir avec les fourmis, j’ai appelé le numéro à appeler en cas d’urgence, qui n’était situé que dans les ascenseurs et les couloirs. Pas les chambres. Non. Dans l’hôtel ils sont sympa, si t’as un gros pépin, tu rush l’ascenseur. C’est tout. C’est contre indiqué ? Ranafout’ tu appelles l’ascenseur. T’es au quatrième ? Eh bah t’attends !

    Au téléphone, après explication du problème, le type m’a dit « ouïe ».

    Oui.

    Ouïe.

    Ça donne confiance, non ? Ça commençait bien.

    Après, la bonne nouvelle, c’est qu’il était quand même dans le même hôtel que nous ! En voilà une bonne nouvelle ! En appelant un portable, encore heureux que je ne tombais pas sur une hotline délocalisée, non ? Mais je n’étais pas au bout de ma peine.

    Au bout de 10 minutes qui en paraissaient 120, la sonnette résonna, avec à son bout, l’homme de la sécurité. L’homme, de la sécurité. De, la, sécurité. Nous nous attendions plutôt à une personne en charge de l’hôtel. Pas à un homme de la sécurité. Il a dû voir à nos têtes déconfites qu’on était déçu car il nous donna directement son plan, deux badges pour accéder à deux chambres pour reloger les locataires en cas de pépin. Notre contexte en gros. Le problème allait se résoudre. Yattaaaa.

    giphy (4)

    Première chambre, la diode rouge s’alluma.

    Une fois.

    Deux fois.

    Trois fois.

    Abandon.

    Deuxième chambre, la diode rouge s’alluma.

    Une fois.

    Deux fois.

    Trois fois.

    C’est à ce moment là que l’agent de sécurité ne laissa pas débiner, quand Cynthia et moi étions déjà au troisième sous sol. Il avait l’arme ultime : le Lilou Dallas MOULTIPASS.

    Diode verte.

    Chambre occupée.

    giphy (5)

    A court d’options, l’homme de la sécurité nous regarda, de la pitié dans les yeux. Et un peu de frayeur. Car même fatiguée, quand Cynthia est énervée, elle ferait peur à Satan. Puis il prononça son discours, solennel, de mise en demeure, il avait fait tout ce qu’il pouvait pour nous. La sentence était tombée, on était dans la merde. Deux faux « merci quand même plus tard », c’était le branle-bas de combat dans la chambre pour trouver une solution.

    Nous avons fini dans le salon de l’appartement des parents de Cynthia, pour une nuit de 3h pour moi et 30 minutes pour elle.

    MAIS, comme toute histoire doit bien se terminer, nous sommes retournés à l’hôtel le lendemain pour nous faire rembourser du petit déjeuner, de la place de parking et pour finir surclasser dans une chambre quasiment plus grande que notre appart, sous un soleil digne d’un mois d’août !

  • Metro 2035

    Metro 2035

    metro 20352035.

    2 ans après la crise des Noirs à VDNKh, Artyom n’a qu’une chose en tête, remonter à la surface pour à nouveau capter ce bruit qui semblait être une voie d’homme, qu’il avait cru entendre pendant une milliseconde avant le bombardement. Et cela fait donc un an que presque chaque jour il monte, équipé de sa radio, au grand dam des habitants de la station qui ne voient qu’un héros déchu, un fou, un sac à radiation.

    C’est après une n-ième dispute avec sa femme Anna qu’Artyom fait la rencontre de cet étrange vieil homme qui se fait appeler Homère, comme l’écrivain d’antan. Et comme son homonyme, cet homme cherche à écrire l’Histoire avec un grand H, celle du métro et de ses habitants, en narrant les aventures du jeune Artyom, qui a traversé le métro pour le sauver de la menace des Noirs. Un jeune homme dont les hommes et les femmes du métro peuvent s’inspirer pour vivre et survivre.

    Histoire que le héros ne veut plus entendre car de menace il n’y en avait pas. La seule menace qui pèse sur les moscovites est le métro en lui-même et la régression vers laquelle il pousse ses habitants. Une seule perspective pour l’humanité : la surface, pour vivre comme des Hommes libres. Mais justement, une légende raconte qu’une ville, Polyarnye Zori, est intacte et qu’elle abrite des hommes et des femmes vivant à l’air libre et pur. Mais cette légende n’en est pas une. Homère connaît justement la personne qui a établi contact avec cette colonie. Il n’en faut pas plus à Artyom pour qu’il décide d’aller de suite à la rencontre de cet homme, à Teatralnaya. En échange, il racontera au vieil homme tout ce qu’il veut savoir.

    Comme attendu, 2034 était une sorte de préambule, un édito pour introduire les personnages. Tout du moins, si ce n’est pas le cas, cette fois-ci la reprise des personnages ne fait pas forcée. Au contraire, Metro 2034 s’insère maintenant plutôt bien dans la saga. Et ça fait plaisir ! Car Metro 2035 était un régale ! Il est même possible que je préfère cet opus au premier. Retrouver Artyom était un plaisir, d’autant plus que le héros a évolué et est maître de sa propre quête, même si une fois de plus les événements vont l’amener à traverser le métro de fond en comble pour y parvenir. Mais il est cette fois mature et se laissera moins impressionné. Fonce Artyom, on croit en toi !

  • Metro 2034

    Metro 2034

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    Un an après les événements survenus à VDNKh, les Noirs ne sont qu’une légende parmi tant d’autres pour les habitants de la Sévastopolskaya, la dernière station habitée sur la ligne, luttant contre son lot de monstres au sud, une station inhabitée mais vivante au nord et les radiations à l’est.

    Si ce n’était pour ses rivières souterraines et sa production d’électricité qui en découle, la Sévastopolskaya serait complètement délaissée par ses habitants et par la Hanse. Seulement voilà, la station fournit l’énergie nécessaire à une bonne partie de la circulaire de vivre aussi fastement qu’elle le souhaite. C’est pourquoi elle envoie régulièrement une caravane de vivres et de munitions pour aider la station plus au sud à lutter contre les différents maux qui la rongent. Mais cette fois-ci, elle n’arrive pas. Et le téléphone reliant les stations n’est plus utilisable. Ce qui ne veut dire qu’une chose, un malheur est arrivé.

    Pire encore, les éclaireurs envoyés par le chef de la station et le colonel ne reviennent pas. Que faire ?

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    Un nouvel homme se porte volontaire pour entrer en contact avec les disparus. Personne ne connaît réellement le brigadier, d’où il vient, son nom, son passé, ni même pourquoi il met ses talents hors pair de combattant au service de la Sévastopolskaya. Homère, un vieux conteur d’histoires sera amené à le découvrir en l’accompagnant vers une mort certaine. Pour seule information sur son compagnon de route il réussira à entendre furtivement un nom, Hunter.

    Suite du fameux Metro 2033, Metro 2034 fait plutôt pâle figure face à son aîné. Lors de ma première lecture, je me souviens avoir été déçu. Le livre n’est pas mauvais mais l’histoire fait forcée, comme si Dmitry Glukhovsky voulait combler le vide laissé par Artyom. Et pour cause, ce dernier est même présent dans l’histoire, pour une raison quelconque, quand n’importe qui d’autre aurait fait l’affaire. Idem pour Hunter, pourquoi le retrouver ? Son histoire paraît certes plausible mais ne fait pas « fluide », si vous voyez ce que je veux dire. Et ça me dérange. Nous sommes bien loin de l’épopée de l’opus précédent. Mais une chose est encore possible, que l’histoire de Metro 2034 ne soient qu’un préambule pour le fameux Metro 2035. Mystère à éclaircir rapidement !

  • Les mains dans les poches. Ah bah non.

    Les mains dans les poches. Ah bah non.

    Hier soir, je rangeais les vêtements qui séchaient sur le tancarville après une lessive. Pour les plus incultes d’entre vous, un tancarville c’est la chose ci-dessous :

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    Et la réponse à votre interrogation est oui, on trouve vraiment de tout sur les sites de photographies libres de droits. Ce magnifique spécimen de tancarville en est un bel exemple.

    Et donc, pour reprendre là où je me suis arrêté trente secondes plus tôt, je dépendais des affaires qui séchaient sur notre tancarville quand je me suis retrouvé nez à nez avec un jean retourné de Cynthia. Jusque là, rien de bien anormal. Etant donné que c’est moi qui avais lancé la machine, je savais à quoi m’en tenir. Je retourne toujours les pantalons afin que les poches puissent sécher convenablement, non emprisonnées par les deux épaisseur de tissu.

    Mais là, j’ai bien remarqué que ma technique ne servait pas à grand chose au vue de la taille des poches, lorsque poches il y a.

    Parce que oui, ne nous voilons pas la face. Ce n’est pas par plaisir ou par coquetterie que les mannequins sur les photos de jeans ne rentrent qu’une phalange dans la poche en se cassant le poignet.

    poches jean

    Elles ne sont pas en mode : « Oh non moi quand je mets mes mains dans mes poches, tu sais, c’est juste pour ne pas abîmer mon vernis. Tu me comprends hein, c’est pas du Kiko. Hahahahaha ». Qu’elles sont drôles ces mannequins quand même !

    Alors pourquoi les poches sont toutes petites ?

    • Parce que Madame doit porter un sac ?
    • Le lobby des sacs à main en action ?
    • Parce que pour faire une belle ligne, il faut des mini poches ?
    • Parce que sinon :

    Du coup, quand je vois la taille des poches, je comprends bien mieux pourquoi certaines adolescentes ou jeunes femmes ont leur téléphone qui dépasse à moitié de la poche de derrière.

    Résultat de recherche d'images pour C’est surtout que si on réfléchit comme ça, avec la mode des mini sacoches affreuses pour les hommes, bientôt, aurons-nous toujours des poches ? Quand votre copine/femme/concubine vous demandera de porter ses clés car elle ne veut pas porter son sac à main, vous lui direz quoi ? Ah désolé chérie, j’ai pas de poche non plus avec mon nouveau pantalon. Et vous aurez tout les deux l’air con avec votre sac banane.

    Parce que, quoi qu’en dise la mode, ça reste moche.

    Puis merde, pouvoir mettre son téléphone dans sa poche, c’est quand même la moindre des choses. Et parce qu’avec des téléphones de 15cm de hauteur, il va peut-être falloir changer un truc. Donc soit on retourne au téléphone à clapet, soit on fait des poches dignes de ce nom.

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    Je vois où vous allez m’emmener. Que de toute façon, on va finir avec des téléphones aussi grands que des ordinateurs alors autant s’habituer tout de suite à les porter dans un sac. Mais si moi je n’en ai pas envie ? Si j’ai envie de pouvoir mettre mon téléphone dans ma poche ?

    Et si je veux réchauffer mes mains dans les poches de pantalon de Cynthia ? Et si elle en a marre de devoir porter son sac car elle doit emporter son téléphone et ses clés ? On fait comment ?

    En gros, les fabricants de pantalon voient les femmes comme ça :

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    Pourquoi tu veux des poches quand tu as ta maison sur le dos ? GNÉ !

    Eh bien Zara, Mango, H&M et autre consorts, le jour où toutes les femmes s’appelleront Franklin, on fera appelle à vos fausses poches.

    En attendant, des vraies poches se serait pas mal.

    Il y a cet article de Buzzfeed qui est vraiment pas mal dessus. Les commentaires sont très drôles. Par drôles j’entends affligeants.

    Mais j’ai voulu aller encore plus loin. Alors pour le coup, j’ai fait une pétition au lobby du sac à main et au lobby du pantalon. Parce que hey, on a tous le droit à des vraies poches.

    Et parce qu’on a beau dire, ça va plus loin que de simples poches.