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  • 5 leçons pour dĂ©velopper vos compĂ©tences durant l’Ă©tĂ©

    5 leçons pour dĂ©velopper vos compĂ©tences durant l’Ă©tĂ©

    Au fur et Ă  mesure que le temps passe au boulot, j’acquiĂšre de nouvelles compĂ©tences. Et c’est trĂšs important pour ma vie professionnelle future. Si je veux ĂȘtre identifiĂ© comme une personne compĂ©tente, un talent, un haut potentiel, je dois montrer ce dont je suis capable.

    C’est pour ça que tous les jours, Ă  peine arriver Ă  mon bureau, je mets tout en Ɠuvre pour m’amĂ©liorer. Et l’Ă©tĂ© est une pĂ©riode particuliĂšrement propice pour mettre en Ɠuvre ce que je vais vous dĂ©tailler.

    Leçon numéro 1
    Le travail passe tout d’abord par un bureau rangĂ©, oĂč chaque chose est Ă  sa place optimale pour vous aider dans vos tĂąches quotidiennes. Vous devez pouvoir saisir rapidement le bon outil au bon moment, sans excĂšs de mouvement. C’est trĂšs important pour rester concentrĂ© et pour pouvoir faire plusieurs choses en mĂȘme temps, sans avoir Ă  tourner la tĂȘte.

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    Mauvais exemple de bureau : la tasse, erreur de débutant

    Leçon numéro 2
    Vous devez Ă©galement ĂȘtre le plus Ă  l’Ă©coute possible de votre environnement de travail. Il faut avoir tout le temps conscience de ce qui nous entoure, se rendre Ă  l’Ă©vidence que nous sommes une brique d’un tout et que ce tout vit, gravite autour de nous. Une fois que vous aurez compris ça, il vous sera alors possible de rĂ©pondre efficacement en fonction de la situation.

    Leçon numéro 3
    Faites attention Ă  votre posture. Et oui, avachi sur vote chaise, il est compliquĂ© de rĂ©agir promptement. Et l’image que vous renvoyez Ă  votre environnement de travail n’est pas positive. MĂȘme en Ă©tĂ©, il ne faut pas se relĂącher : dos droit, tĂȘte haute, pieds sur le sol. Un bon maintient aide Ă  une bonne rĂ©activitĂ©.

    Leçon numéro 4
    Cette leçon fait Ă©cho Ă  la numĂ©ro 1. AprĂšs diffĂ©rents essais, vous devez ĂȘtre capable d’identifier le meilleur outil pour rĂ©pondre Ă  une situation donnĂ©e. Comme le dit surement quelqu’un : « On emmĂšne pas une canne Ă  pĂȘche Ă  la chasse aux papillons ». Souvenez-vous des jeux pour enfants oĂč il faut relier deux Ă©lĂ©ments ensemble parmi plusieurs choix. MĂȘme si plusieurs font peut-ĂȘtre l’affaire, l’un sera plus efficace que l’autre pour une situation donnĂ©e.

    Leçon numéro 5
    Vous devez entraĂźner et prendre soin de votre corps. Le dicton le dit : « Un esprit sain dans un corps sain ». Buvez beaucoup d’eau, surtout en Ă©tĂ©, mangez des fruits de saisons, les pĂȘches sont excellentes en ce moment ! Si votre corps est prĂȘt, vous ne subirez pas ce coup de mou en milieu de journĂ©e. Vous ne subirez pas non plus cette liquĂ©faction due Ă  la chaleur. Levez vous et marchez un peu. N’oubliez pas non plus d’aller faire pipi. Sinon vous risqueriez d’abĂźmer votre vessie et d’ĂȘtre moins efficace. Ça peut prĂȘter Ă  sourire, mais combien ont dĂ©jĂ  chutĂ© par excĂšs de confiance ?

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    Ne l’oubliez pas !

    N’hĂ©sitez pas Ă  relire plusieurs fois si besoin pour mĂ©moriser chaque leçon.

    C’est bon ?

    Vous ĂȘtes maintenant prĂȘts Ă  dĂ©foncer toutes ces mouches qui se posent sur votre pc, tentent de rentrer dans vos oreilles et se posent sur votre stylo pendant que vous essayez de bosser par ce temps caniculaire.

    C’est en suivant ces conseils que je rĂ©ussis Ă  tuer au moins une mouche par jour Ă  l’aide de magazine ou de brochure et mĂȘme Ă  main nue, en fonction d’oĂč la mouche se pose. Et Ă  force d’entraĂźnement, un jour peut-ĂȘtre, tout comme MaĂźtre Miyagi et moi, vous serez capable d’attraper une mouche pour ensuite la relĂącher dehors.

    En attendant, relisez bien les 5 leçons expliquées plus haut et persévérez. Je sais que vous aussi, vous pouvez développer vos compétences personnelles.

  • Regardez moi

    Regardez moi

    Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ  demandĂ© quelle Ă©tait la vie des gens que vous voyez passĂ© sous vos fenĂȘtres ? Que ce soit chez vous ou Ă  votre travail. Ou mĂȘme des gens que vous croisez dans la rue, dans le mĂ©tro ou au supermarchĂ©. Il y a quelques semaines, j’ai dĂ©couvert en tournant la tĂȘte Ă  la caisse du Carouf’ qu’une femme Ă©tait assise par terre, adossĂ©e Ă  la caisse, surement aprĂšs un malaise. Pourquoi avait-elle fait un malaise ? Il faisait chaud ce jour lĂ , manque de sucre, dĂ©shydratation ? Je ne saurai jamais. Mon imagination par contre, elle, sait des milliers de raisons. L’une d’elle est peut-ĂȘtre la bonne, ou pas.

    DerriĂšre moi Ă  cette caisse une dame s’Ă©nervait de la lenteur. Quand on a deux jus d’orange et de la grenadine, un samedi Ă  14h, pourquoi se plaindre de la lenteur en disant que nous sommes pressĂ©s ? Surtout que ses oranges l’Ă©taient dĂ©jĂ  ! Je l’ai donc gentiment remise Ă  sa place. Les caisses automatiques existent pour les gens pressĂ©s. Mais ceci est une autre histoire.

    La dame que je vois au bar avec son verre de vin blanc tous les soirs en rentrant du travail, pourquoi est-elle lĂ  ? Toujours Ă  la mĂȘme heure, toujours Ă  la mĂȘme place et toujours avec son mĂȘme vin blanc (je le suppose). Est-ce sa seule sortie de sa journĂ©e et son seul lien social depuis que son mari est mort Ă  la mine et son fils unique est sur les routes Ă  sillonner la France dans son camion ? Ou bien est-elle l’ancienne gĂ©rante du bar qui vient tous les jours boire son verre de vin car cela lui rappelle le bon vieux temps ?

    J’avais dĂ©jĂ  un peu abordĂ© le sujet il y a un moment en me demandant si lorsque j’avais arrĂȘtĂ© de prendre le train pour aller Ă  Paris, mes anciens collĂšgues passagers s’Ă©taient demandĂ©s oĂč j’Ă©tais passĂ©.

    Depuis que nous nous sommes installĂ©s dans notre nouvelle appartement avec Cynthia, quasiment tous les jours Ă  la mĂȘme heure, notre voisine d’en face se met Ă  sa fenĂȘtre, pendant 10/15 minutes. J’ai bien regardĂ©, elle ne fume pas, ne parle Ă  personne, reste sur son bord de fenĂȘtre, Ă  regarder dehors, l’air pensive. Elle me donne l’impression d’une princesse regardant au loin, espĂ©rant voir son prince charmant arriver sur son cheval blanc. Mais est-ça ? Ou pense-t-elle Ă  sauter, se demandant si la vie vaut le coup d’ĂȘtre vĂ©cue et si le coup de la chute serait suffisant ? Ou tout autre ! Nous espionne-t-elle, quand nous sommes sur notre canapĂ© Ă  regarder la tĂ©lĂ©vision ou Ă  jouer Ă  Skyrim ? Se demande-t-elle, elle aussi, quelles sont nos vies ? Comme une Ă©crivain Ă  la recherche de sa muse, cherchant l’inspiration. Et ainsi, comme moi, elle rĂ©flĂ©chit. Mais de son cĂŽtĂ© Ă  ce que peut ĂȘtre ma vie. Quand moi, je rĂ©flĂ©chis Ă  ce que peut ĂȘtre la sienne, dans son apparent royaume de solitude.

    Étrange non, de voir des gens quasiment tous les jours et pourtant de ne rien savoir sur eux ?

    Par exemple, je sais que si je pars Ă  8h15 au lieu de 8h, je croiserai ma voisine qui habite au bout du couloir porte de droite. Je sais Ă©galement qu’en me levant Ă  7h15, mon/ma voisin/e du dessus se douchera en mĂȘme temps que moi. Et pourtant, je n’ai jamais vu cette personne !

    Et si ça se trouve, vous et moi nous sommes dĂ©jĂ  croisĂ©s, nous demandant chacun ce que fait l’autre dans la vie, pourquoi il a les yeux humides, pourquoi il porte un pull par 30 degrĂ©s, ce qu’il a dans son sac de course, etc.

    Et en mĂȘme temps, jugerait-on intrusif si un inconnu dans la rue nous demandait comment nous allions ?

    Si, vous voyant les yeux humides, dans le mĂ©tro, je m’asseyais Ă  vos cĂŽtĂ©s et vous demandais de me raconter ce qui vous tracasse, le feriez-vous ?

  • 1Q84 de Haruki Murakami

    1Q84 de Haruki Murakami

    1964, deux enfants de 10 ans qui ne s’étaient jamais parlĂ©s se sont secrĂštement tenus la main entre deux cours. Comme une poignĂ©e de mains qui lit un pacte, ce geste a liĂ© ce jeune garçon et cette fillette pour une destinĂ©e inattendue, dans un lieu et une Ă©poque inconnus.

    1Q84 1Des choix de vie sont pris et les destins se rapprochent.

    Aomamé doit-elle prendre cet escalier de secours situé sur la voie express ?

    Tengo doit-il participer à la réécriture du manuscrit ?

    AomamĂ© est prĂ©venue, on voit parfois le monde diffĂ©remment lorsque l’on prend une dĂ©cision importante. Des Ă©vĂ©nements adviennent, d’autres sont advenus et certains n’adviendront jamais.

    Tengo le sait, s’il s’embarque lĂ -dedans, malgrĂ© la confiance de son Ă©diteur Komatsu, il risque d’y laisser des plumes si cela venait Ă  se savoir un jour. Qu’adviendrait-il de sa carriĂšre ?

    De coach sportive dans une salle de sport Ă  tueuse, pour AomamĂ© il n’y a qu’un pas. Un pas franchit il y a un moment maintenant, avec la rencontre de la vieille dame et de son rĂŽle dans la protection des femmes atteintes de violences conjugales.

    Professeur de mathĂ©matiques et Ă©crivain ne sont pas des mĂ©tiers proches mais pour Tengo, ce qu’il ressent quand il enseigne et lorsqu’il Ă©crit font partie d’un tout nĂ©cessaire Ă  sa vie, Ă  son fonctionnement.

    Et puis finalement un romain remporte le prix des jeunes auteurs et le monde est chamboulé, les cartes sont redistribuées et les lignes de vie viennent à se croiser.

    1Q84 2La chrysalide de l’air devient best seller.

    Les ennuis deviennent inévitables.

    Aomamé.

    Tengo.

    Une poignée de main secrÚte, enfouie, jamais oubliée.

    1Q84 est trĂšs intĂ©ressant. On reconnait tout de suite la puretĂ© et l’esthĂ©tique japonais dĂšs les premiĂšres pages. La lecture alternĂ©e entre Tengo et AomamĂ© permet de pouvoir profiter de chaque personnage tout en mĂ©nageant le suspens et prenant le lecteur au piĂšge de ce roman. Haruki Murakami nous entraĂźne dans un Japon moderne pour nous ouvrir les portes d’une poĂ©sie Ă©trange sur la vie et le destin comme deux personnes liĂ©es qui obĂ©issent aux lois de l’univers.

    Au fur et Ă  mesure de la lecture de la trilogie, du dĂ©veloppement de cette chrysalide de l’air, de ce roman dans le roman, le lecteur plonge Ă  son insu, sans pouvoir y faire quoi que ce soit, dans une histoire qui le dĂ©passe, tout comme les hĂ©ros de 1Q84.

    Sommes-nous les maĂźtres de nos vies ?

    1Q84 3Il faut le dire, je ne savais pas du tout Ă  quoi m’attendre en lisant cette trilogie. Mon frĂšre avait vraiment bien aimĂ©, ma belle-sƓur n’avait pas pu dĂ©passer la moitiĂ© du tome 1. Je me suis lancĂ© dedans en survolant rapidement le rĂ©sumĂ© en quatriĂšme de couverture et je me suis retrouvĂ©, bien malgrĂ© moi, pris dans cette univers 1Q84, sans pouvoir en sortir. Devais-je remonter cette Ă©chelle ? Devais-je renoncer Ă  la réécriture de ce roman ? Comment revenir Ă  mon ancienne vie ?

    Mais vous savez la furieuse envie que j’ai eu en terminant cette trilogie ? Lire la chrysalide de l’air.

  • C’est dĂ©cidĂ©, cette fois je l’ouvre !

    C’est dĂ©cidĂ©, cette fois je l’ouvre !

    AprĂšs des mois d’attente, place Ă  la deuxiĂšme Ă©tape de notre pĂ©riple Ă  Paris pour lequel je vous passe sous silence certaines Ă©tapes puisque ces Ă©tapes n’étaient pas des Ă©tapes intĂ©ressantes. Ce n’était pas des Ă©tapes intĂ©ressantes dans le sens oĂč il s’agissait d’étapes transport en commun, repas, marche, etc. Des Ă©tapes donc, somme toute, passables sous silence.

    Et c’est fou Ă  quel point rĂ©pĂ©ter le mot Ă©tape rend encore plus lourd et ennuyeux ce paragraphe sur nos diffĂ©rentes Ă©tapes ennuyeuses et sans intĂ©rĂȘts Ă  Paris, pour vous mes lecteurs. Sinon, bien accompagnĂ©, n’importe quelle Ă©tape est gĂ©niale of course (kassdĂ©di OphĂ©lie et Cynthia).

    Pour cette Ă©tape, aprĂšs avoir reçu la grĂące de dieu jĂ©sus notre pĂšre, notre frĂšre et notre sƓur, nous dĂ©cidons de nous cultiver un peu. Car oui, il est bien sympa de cultiver sa foi mais il est des choses que la foi ne rĂ©sout pas. Comme la guerre. Ou la famine. Ou l’inflation du pot de Nutella. Alors que l’art, lui… non plus. MĂȘme si, pour sa part, l’art nourrit l’esprit. +1 contre la famine ! La famine mentale tout du moins. Et quand je vois les merdes qu’on nous sert quotidiennement, si bien Ă  la tĂ©lĂ© que dans les journaux et sur Internet, je me dis que cette famine intellectuelle est par trop rĂ©pandue. Alors un peu d’art ne fait pas de mal ! Et quel meilleur endroit pour ça Ă  Paris que le Louvre ? Ce splendide palais qui en lui-mĂȘme est une Ɠuvre d’art ? Aucun.

    Nous dĂ©cidons donc d’occuper nos derniĂšres heures parisiennes dans ce haut lieu de culture pour garder en tĂȘte ce week-end des plus agrĂ©ables et pour nourrir nos esprits. On habite dans le Nord hein, je rappelle. Faut rĂ©ussir Ă  se dresser un bouclier intellectuel !

    Mais clairement, malgrĂ© ce que je pouvais penser, nous n’étions tout de mĂȘme pas au bon endroit. Je pensais comme quelqu’un qui n’est pas allĂ© au Louvre depuis un peu moins de cinq ans. Ce n’est pas faute de visiter des musĂ©es pourtant. Mais le Louvre, de part sa renommĂ©e, peut concentrer le meilleur, comme le pire.

    Et pourquoi le Louvre est-il si connu ? Pour ? Pour ? La Jocooooonde ! Oui ! Bravo ! Il s’agit peut-ĂȘtre mĂȘme du tableau le plus connu au monde. Donc forcĂ©ment, le monde s’y presse devant pour le voir. Et moi, comme tous ces boulets, j’ai fait la mĂȘme chose. Regardez ! Mona Lisa est lĂ  !

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    Vous ne la voyez pas ?

    Zoom Joconde

    Toujours pas ?

    Mais siiiiii, lĂ  !

    Zoom méga Joconde

    Moi aussi j’ai Ă©tĂ© déçu. Je me croyais au Louvre. Pas Ă  l’aquarium pendant le repas.

    Et puis les gens sont vraiment cons. Je sais que la Joconde est un petit tableau mais quand vous bravez un banc de poissons affamĂ©s, profitez au moins de ce que vous avez sous les yeux bande d’abrutis ! Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas votre foutu tronche devant que ça veut dire que vous n’y ĂȘtes pas allĂ©s. Ça me met hors de moi ces trucs !

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    Enfin bon. Heureusement que le Louvre regorge d’autres trĂ©sors. Regardez, la VĂ©nus de Milo !

    La Vénus de Milo
    Oui, j’ai Ă©tĂ© obligĂ© de me dĂ©guiser pour ne pas ĂȘtre reconnu au Louvre.
  • Limbo de Bernard Wolfe

    Limbo de Bernard Wolfe

    Limbo Bernard WolfeNous sommes en 1990, une vingtaine d’annĂ©e aprĂšs la troisiĂšme guerre mondiale. Les bombes H ont plu sur le monde comme des cadeaux Ă  noĂ«l.

    Le monde est défiguré, des pays entiers ont été rasés et des villes anéanties.

    La Terre entiĂšre Ă©tait l’échiquier de deux super cerveaux Ă©lectroniques : les EMSIAC, pour lesquelles mat ne signifiait que la mort de millions d’ĂȘtres humains, Ă  savoir rien de plus qu’un vulgaire pion, comme dans les Ă©checs sorciers d’Harry Potter.

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    Chirurgien de guerre, rafistolant les mutilés comme une couturiÚre les jeans, le Dr Martine ne chÎme pas. Nuit et jour des cadavres ambulants arrivent par hélicoptÚre, quémandant un coup de bistouri par là, un coup de scalpel par ci.

    Jusqu’au jour oĂč il dĂ©cide de fuir, de dĂ©serter cette guerre qu’il ne supporte plus, pour atterrir sur une Ăźle proche de Madagascar, lĂ  oĂč il rencontre une tribu plus que pacifiste. Durant 18 ans il opĂšre, cherchant Ă  Ă©liminer le tonus, l’agressivitĂ©, l’anormalitĂ©, d’une partie de la population. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, si ce n’est l’ablation du plaisir chez ses patients qu’il trĂ©pane, soit disant pour le bien de tous. Car le diffĂ©rent dĂ©range, fait peur.

    Mais quand dĂ©barquent sur l’üle des hommes dotĂ©s de prothĂšses au niveau des bras et des jambes, son bon vieux monde occidental se rappelle Ă  lui. Que s’est-il passĂ© pour en arriver lĂ  ? Sont-ils des mutilĂ©s de guerre ? Tous ? Ce serait bien Ă©trange.

    PoussĂ© par une force invisible qui l’attire vers son continent amĂ©ricain natal, il quitte femme et enfant pour mener son enquĂȘte, qui le conduira au cƓur du cerveau humain. Son premier indice pour l’aider dans sa quĂȘte : « DĂźtes non au rouleau compresseur ».

    Bernard Wolfe nous emmĂšne dans une guerre froide pas trĂšs froide. PlutĂŽt une guerre des tranchĂ©es psychiques et des non dits. TrĂšs philosophique, Limbo est une Ă©tude du comportement, de l’agressivitĂ© de l’homme et du rĂŽle de la femme dans tout ça. Parfois trĂšs thĂ©orique, parfois trĂšs limite sur les propos, le roman pourra en dĂ©ranger plus d’un.

    RĂ©elle extrapolation des annĂ©es 1950 (date d’écriture), l’Ɠuvre de Bernard Wolfe dĂ©peint un monde qui oppose AmĂ©rique contre Russie, dans un facsimilĂ© de monde utopique oĂč tout le monde est Ă©gal et oĂč la paie rĂšgne car la rĂ©ponse ultime Ă  la guerre a Ă©tĂ© trouvĂ©e : s’amputer volontairement.

    Vénus de Milo
    La Vénus de Milo, premiÚre duo amp ?

    Bouquin trĂšs dĂ©rangeant, trĂšs complexe, thĂšse sur le dĂ©sarmement et l’intelligence artificielle qui laissera un lĂ©ger goĂ»t amer dans la bouche.

    Finalement, le meilleur moyen de ne plus faire la guerre, ce ne serait pas ça ?

    Satyre au repos attribué à PraxitÚle
    Satyre au repos attribué à PraxitÚle
  • J’ai Chaud (un indice se cache dans ce titre)

    J’ai Chaud (un indice se cache dans ce titre)

    Suite Ă  notre trajet en Flixbus pour Paris, nous arrivons donc, en toute logique Ă  Paris (genius spotted), vers 16h et des bananes. Les bananes sont-elles importantes ? Oui ! Car quand nous arrivons, il fait chaud. Et tout le monde sait que la banane est un fruit venant des pays chauds, Ă©tant un fruit tropical. J’aurais dit : « Nous sommes arrivĂ©s vers 16h et des citrouilles », vous m’auriez dit : « Bon, Ă©coute. Ton humour dĂ©bile, passe encore. Mais j’ai regardĂ© sur le site de MĂ©tĂ©o France et pour ton week-end Ă  Paris, il faisait au moins 30 degrĂ©s. Donc te fout pas de nous avec tes citrouilles. Ce type de cucurbitacĂ©e, c’est un truc d’hiver ça ». Et vous auriez raison puisque Aldebrandin de Sienne lui-mĂȘme qualifiait la citrouille de « semence froide« .

    Mais en effet, quand on arrive, il fait chaud ! TrĂšs chaud ! Pour un animal Ă  sang froid tel que moi, je dirais mĂȘme qu’il fait trop chaud. Pour Cynthia et son amie qui aiment Ă©couter les musiques de type reggaeton, dont Pitbull et Daddy Yankee sont les deux artistes les plus riches (merci latina.fr), il fait un temps parfait Ă  chanter en espagnol ! Ricky Martin n’a qu’a bien se tenir ! Ouais reboutonne ta chemise ouais ! Et va cantar ailleurs. À moins que tu ne veuilles que ce nouveau girls band te mĂšne une vida loca ! Gracias !

    Exemple de chanson muy caliente

    Nous avons donc trĂšs chauds ! Mais ça ne nous arrĂȘte pas dans nos objectifs du week-end : restaurants, apĂ©ro sur les quais, visites, balades, musĂ©es et autres choses de vĂ©ritables touristes. Nous programmons alors tranquillement notre week-end autour de cette thĂ©matique touristique.

    Nous commençons trĂšs fort avec Montmartre et sa fameuse butte, histoire de commencer notre parcours par un peu d’alpinisme. Par cette chaleur, est-ce la meilleure idĂ©e du monde ? Oui ! Car JĂ©sus nous attend ! Et depuis tout ce temps, on peut dire qu’il est carrĂ©ment patient (pire qu’Argan) ! Mais il ne faut pas non plus trop tirer sur la corde. Car du haut de sa butte il observe le monde Ă  ses pieds, tel Fabien Barthez, au sein de la Basilique du SacrĂ©-CƓur. Et de lĂ -haut JĂ©sus crie qu’il rĂ©compense les braves ! À moins que ce ne soit les larves. 3000 km plus bas, j’ai du mal Ă  entendre ce qu’il veut bien dire. Mais vu mon Ă©tat de sueur, je pense que dans les deux cas, je serai dans le lot des rĂ©compensĂ©s !

    Le Graal est en vu (depuis un bon moment d’ailleurs). Mon cƓur m’a lĂąchĂ© depuis deux kilomĂštres et j’ai eu le temps de perdre les welshs des hivers passĂ©s mais j’y suis ! Une petite fouille des sacs et nous y sommes, dans le sacro saint SacrĂ©-CƓur.

    Madre de dios ! DĂšs l’entrĂ©e je reste clouĂ© sur place. Je suis rĂ©compensĂ© de suite de mes efforts et de ma sueur. JĂ©sus le bienveillant m’envoie un message : la position Ă  adopter en cas de forte chaleur.

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    GĂ©nie ! Dans cette position, le moindre courant d’air peut traverser mon corps et l’aĂ©rer agrĂ©ablement. Merci JĂ©sus, t’es un vrai pote ! Toi seul sais comment soulager ma douleur.

    Eh oui, ce que tout le monde ne sait pas, c’est que les peintures, frises et autres Ɠuvres d’art dans les Ă©glises renferment une histoire. Si ce n’est l’Histoire avec un grand H. Comment un homme normale, si ce n’est banale, s’est levĂ© pour dire non Ă  l’oppression des aurĂ©oles. Je vais vous raconter son histoire.

    JĂ©sus, Ă©tait Ă©bĂ©niste de son Ă©tat. Toute la journĂ©e, il devait porter des croix. S’en Ă©tait Ă©puisant. Mais il n’avait pas le choix s’il voulait gagner sa croĂ»te. Heureusement, il pouvait compter sur sa mĂšre, Marie, toujours prĂ©sente Ă  ses cĂŽtĂ©s pour l’Ă©pauler et lui essuyer le visage. Joseph, son apprenti, le relayait assez souvent dans le port de la croix. Car contrairement Ă  Sam Gamgie, lui avait le droit de porter directement le fardeau de JĂ©sus. Alors JĂ©sus, Marie et Joseph, notre fameux trio, s’en allait chemin faisant, extĂ©nuĂ©s, Ă  bout de souffle, porter la croix.

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    Malheureusement pour JĂ©sus, ce fut la croix de trop. Il tomba dans les pommes, Ă©vanouis par tant de chaleur. Le premier rĂ©flexe fut de lui ĂŽter sa chemise afin que son corps respire plus. Voyant que cela ne faisait peu d’effet, Marie, sa mĂšre donc, fit ce que toute mĂšre ferait en voyant son enfant dans un Ă©tat pareil, elle lui fit un bisou magique.

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    Et lĂ  lui vint l’idĂ©e de gĂ©nie que nous avons vu plus tĂŽt. JĂ©sus avait oubliĂ© de regarder la nature. Rien ne sert de se dĂ©vĂȘtir ! Le biomimĂ©tisme est la clĂ© ! La croix qu’il transportait, elle, malgrĂ© la chaleur, n’a jamais transpirĂ©e. Le fait qu’elle fut en bois n’avait rien Ă  voir. Non ! Ce que JĂ©sus constata le stupĂ©fia. Une croix, en forme de X, ne transpire pas. Pourquoi ? Parce que comme expliquĂ© plus tĂŽt, la croix est le meilleur moyen d’aĂ©rer le corps.

    VoilĂ  pourquoi JĂ©sus a toujours la position qu’on lui connaĂźt, les bras perpendiculaires Ă  son corps. Et son aurĂ©ole, vous l’aurez compris, vient des aurĂ©oles qu’il avait auparavant sous les bras. Ne sachant plus oĂč aller, elles se sont mises au dessus de sa tĂȘte.

    Merci la Basilique du SacrĂ©-CƓur.

    Merci Jésus.

    Je te revaudrai ça.