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  • Le Loup et l’Agneau

    Le Loup et l’Agneau

    Approchez, approchez…

    Asseyez-vous mes enfants et écoutez la légende de l’Agneau et du Loup, la légende de ces deux chasseurs éternels unis pour la vie et pour la mort, sous le nom de Kindred. Si je vous raconte ça aujourd’hui mes petits, c’est que vous êtes en âge de savoir comment ici, sur Runeterra, les gens meurent.

    Kindred prenait place dans la Fontaine de la Faille de l’invocateur, lieu de perdition pour toute âme dont l’appel du sang voulait être entendu.

    – Agneau, me laisseras-tu chasser aujourd’hui ?

    – Bien entendu Loup. Comme toujours. J’ai déjà repéré pour toi le célèbre moine aveugle guerrier aux points de feu. Cependant, rappelle-toi, cela dépendra également du courage et du cœur des chassés.

    Kindred se dirigea directement vers le haut de la jungle pour que Loup, déjà assoiffé de sang, puisse se repaître des krugs dans une frénésie de chasse que lui seul pouvait faire endurer à ses proies. Aucune haine ne l’animait pourtant, juste une soif de sang insatiable qui n’avait rien pour lui déplaire.

    Kindred 3Les pourparlers du fléau des mers donnaient écho aux flèches éthérés d’Agneau. Le châtiment ne se fit pas attendre, la pierre s’effrita, les membres tombèrent et seule de la poussière de roche résida sur le sol. Mais Kindred n’en était qu’à son début. La roche n’était bonne qu’à lui ouvrir l’appétit. Du vrai sang devait couler aujourd’hui.

    – Regarde Loup ! Ce beau roncier rouge ! Aimerais-tu planter tes crocs dans son écorce encore fraîche ? Le goût suave de la sève chassera rapidement le goût rocailleux de la roche.

    Sans même répondre, Loup se jeta instantanément sur l’animal pendant que la danse des flèches décochées par Agneau se planta dans les trois ennemis. Tandis qu’elle continuait sa pantomime macabre autour des bêtes, il les mordait sans relâche jusqu’à la dernière goutte, sa satiété assouvie pour les dix prochaines secondes.

    – Agneau, j’entends une douce mélodie à mes oreilles. Je veux danser avec ces corbins, comme toi. Je veux les déplumer avec mes propres crocs et danser au rythme du sang qui s’écoule de leur pauvre bec. Agneau, allons-y.

    Les deux entités de Kindred, Agneau et Loup, se mirent à attaquer les corbins à coup de crocs et de flèches acérés, coupant et déchiquetant les malheureux animaux. Une fois de plus, Agneau dansa autour de ses proies. Elle aimait voir ses ennemis la regarder lorsqu’elle les abattaient d’une pointe en plein cœur. Loup, lui, aimait voir les faibles s’enfuir. La traque n’en faisant ressortir qu’un sang meilleur.

    Après les pauvres corbins, la soif de Loup n’était toujours pas étanchée. Ou tout du moins pas assez. A ses oreilles tambourinaient encore la mélodie des battements du cœur de chaque être vivant aux alentours, enivrant ses pensées et troublant sa raison. Il suivit donc Agneau à travers le côté sud de la forêt pour châtier le golem et ses fidèles.

    Aujourd’hui, personne n’échapperait à Kindred. La mort serait présente à chaque coin de la faille et la peur ou l’acceptation en seraient les seules échappatoires. Une fin comme les aimait et comme les aimera toujours Kindred.

    – Loup, entends-tu les échos de cette bataille lointaine ? Ressens-tu la peur qui anime leur cœur ?

    – Mon cœur bat à l’unisson des rebonds des haches. Le sang frappe à mes tempes comme la masse d’un troll sur une petite fée. Allons-y Agneau, je ne peux plus tenir. Il me faut du sang ! Vite !

    Appelée par le bruit des armes et par le sang, Kindred se dirigea vers le sentier tout au sud de la forêt, celle où tireurs et supports s’affrontaient sans relâche. Comme dans toute bataille il n’y avait bien entendu qu’une seule issue, son propre sang ou celui de ses ennemis. Et c’était une issue qui ne faisait que trop saliver Loup.

    De loin Kindred aperçu l’escarmouche en cours et s’y précipita.

    La mort, déjà proche se rapprochait toujours plus, à grandes enjambées.

    Kindred 4

    – J’espère que certains vont courir. J’aime quand ils courent. Leur sang n’en est que plus succulent. L’adrénaline, il n’y a rien de mieux. La peur ! Oui ! J’aime l’odeur du sang glacé par la peur.

    Kindred n’eut d’yeux que pour Lucian. Elle sentit en lui l’excitation d’avoir échappé de justesse à la mort. Mais Kindred n’était pas clémente, personne n’échappe à la mort, sauf si Kindred le décide elle-même ou si un ange gardien veille sur sa proie. Mais il était bien trop tôt pour que quiconque ait cette chance.

    Des trois ennemis qui fonçaient sur le tireur et son allié, Agneau reconnut le moine, sa proie, et s’en lécha les babines à travers Loup. Un festin les attendait.

    Lucian fonça sur une courte distance et signa à cet instant précis son arrêt de mort. Kindred surgit d’un bond sur sa proie qui chercha à sauver sa misérable vie. Le purificateur ne s’y attendait pas et malgré ses compétences, rien n’arrêta Loup. Les fuyards resteront toujours son met préféré. Il se rua sur son ennemi, qui n’eut d’autres choix que de succomber, sous les rires du glorieux exécuteur et de Loup, ravis de ce spectacle macabre qui ne faisait que commencer. Et en effet, Agneau, elle aussi joyeuse de voir la déroute des deux survivants, faisait danser ses flèches dans le corps de ses cibles.

    – Et de une. Et de deux ! Attention Lee Sin, la troisième arrive. Ne la vois-tu pas ? Je peux t’assurer par contre que tu vas la sentir.

    Une cabriole plus tard, le moine aveugle vit la mort en face. Et malgré sa veine tentative de fuite, il succomba tout comme son compatriote à la flèche d’Agneau.

    – Pourquoi nous arrêtons-nous Agneau ? Si le troll peut encore tenir sur ses jambes, c’est qu’il n’est pas mort. Je veux goûter son sang. Je sens d’ici les immondices dont il regorge.

    – Il était trop tard, mon cher Loup. Regarde cette tourelle ennemie. Elle n’aurait fait qu’une bouchée de nous. Comment pourrions-nous tuer si nous sommes morts ? Ne t’en fait pas. Nous le tuerons bien assez tôt. Personne ne peut nous échapper. Personne ne peut t’échapper Loup.

    A ces mots tendres, Loup hurla de plaisir en pensant à sa gorge remplit de sang chaud et des flots se déversant de sa gueule entre ses crocs. Des bruits de succion accompagnèrent le prochain marquage d’Agneau.

    – As-tu déjà rêvé de goûter un ange, Loup ?

    – Un ange ?

    – Oui. Mais pas n’importe quel ange. Un ange déchu.

    – Oh oui Agneau, allons-y. La haine épice le goût du sang. Chaque globule en capte son arôme. Je veux cet ange, Agneau. Donne-le moi ! Donne-le moi !

    Mais Loup dû prendre son mal en patience car par la jungle Kindred devait passer. En effet, il était venu l’heure pour l’immonde crapaud géant de rendre son dernier souffle.

    Kindred 2Et une fois de plus, le châtiment s’abattit sur un monstre de la forêt. Kindred en était la seule maîtresse et avait droit de vie et de mort sur quiconque s’y trouvait. Cabriole, décoche, roulade, morsure, Kindred jouait avec sa proie comme au premier jour. Jamais tuer pour elle n’avait été ennuyeux, même sur les plus faibles ennemis.

    Ce fut ensuite au tour des lycans et des krugs de subirent le même sort que le Gromp. A savoir la seule opportunité que Kindred laissait à ses rivaux : la mort.

    Mais ce fut un tout autre opposant que la mort pris pour cible. Ou plutôt qu’elle cru prendre pour cible. Car même la rapidité de Kindred n’est rien comparée à celle de la gardienne du marteau, Poppy.

    Un hurlement à glacer le sang suivit l’échec des chasseurs. Le deuxième.

    – Agneau ! Pourquoi ? Pourquoi abandonner une fois de plus ?

    – Je sais Loup. Je sais que tu as faim. Mais apparemment, son heure n’était pas encore arrivée. Sois patient Loup. Je te promets que tu goûteras à la chair de cette Yordle.

    Agneau et Loup épanchèrent leur soif sur des misérables corbins. Ce qui remonta un peu le moral de Loup, qui put se rouler dans leurs plumes imbibées de sang et ainsi jouer au corbin mort. Rien ne le mettait plus en joie que de jouer avec les restes de ses victimes, sauf bien sûr, de les tuer.

    Pour se laver, Kindred décida d’emprunter la rivière et tomba nez à nez avec un carapateur. Ce mélange incongru entre un crabe et un trilobite qui passe son temps à parcourir toujours le même chemin. Mais même la mocheté n’arrête pas la mort quand elle a décidé de frapper. Si cette bête a un cerveau, c’est ce qu’elle a dû retenir avant de mourir.

    – Loup, chut ! Oui, c’est bien une nouvelle bataille que j’entends se profiler au sud. Allons-y ! La dernière fois, le roi des trolls nous avait échappé. Il n’aura pas cette chance une deuxième fois.

    Kindred 6Tapie dans un buisson, Kindred attendait patiemment ses proies, imaginant de quelles manières elle pourrait jouer avec. La personne qui a dit de ne pas jouer avec la nourriture n’avait certainement jamais croisé la route de ces deux chasseurs.

    Mais pour le troll et son tireur, l’heure n’était pas encore venue. Et la vengeance d’Agneau et de Loup serait terrible.

    Comme après chaque échec, il était important pour Kindred de se venger sur tous les êtres qu’elle croisait dans la forêt. Enragé, Loup avait seulement besoin de se défouler, de planter ses crocs dans une chair chaude et mouvante, peu importe qu’elle soit visqueuse, poilue ou plumeuse. Elle devait être juteuse, c’était tout ce qui lui importait. Il fallait que ça éclabousse, que ça crie et que ça meurt. Seul cela pouvait lui faire oublier l’échec.

    Et c’est ce qu’Agneau s’appliquait à lui donner jusqu’à avoir l’opportunité d’un sang humain à verser, car sur le sentier au milieu de la forêt l’ennemi frappait. Mais Agneau bénit à temps le sol de son repos pour empêcher le héraut des machines de trépasser.

    – Désolé Lee, son heure n’était pas encore arrivée. Par contre, je n’en dirais pas autant en ce qui te concerne. Rien ne sert de prier, il faut mourir à point !

    Loup s’employa alors avec frénésie à déchiqueter chaque partie du corps du moine. Sa chair à vif ne laissait plus aucune place au doute. Il allait mourir. Par miséricorde, Agneau fit s’abattre sur lui sa danse des flèches.

    Mais la traque n’était pas terminée. L’ange déchu profita de la mort de son compagnon pour fuir lâchement, l’abandonnant à son propre sort, ne se souciant que de sa vie, bientôt écourtée. Car Kindred ne laisserait pas une fois de plus une proie lui échapper.

    – Regarde la Loup, essayant de fuir ! Ne voulant pas accepter son destin. Cette flèche est pour toi, mon cher Loup.

    Et une dernière volée vint clouer Morgana à sa véritable place, le sol.

    Kindred 5

    Les chasseurs éternels célébrèrent leur victoire autour d’un golem, qu’ils démantelèrent pierre par pierre, pour jouer, parce qu’ils le pouvaient. Leur puissance n’avait pas d’égal sur la faille. Les éclats de roche qu’ils disséminèrent sur le sol en témoignaient.

    Kindred se rendit ensuite visiter le camp des krugs pour en éparpiller encore plus. Loup s’amusa à déchiqueter les bêtes en cailloux de différentes tailles puis à chercher si deux, par pur hasard, étaient identiques, mais n’en trouva pas.

    – Agneau, j’ai de la pierre entre les crocs, peut-on aller se procurer quelques cure-dents en écorchant le roncier ? On pourrait aussi en profiter pour le tuer. J’imagine déjà sa sève couler dans ma gorge.

    – Si tu veux Loup. Et que dirais-tu de te déguiser en corbin une fois de plus après ? Le sang et la sève pourront coller les plumes à ta fourrure. Cela pourrait-être amusant.

    – Oui ! Les corbins !

    – Regarde au loin qui a décidé de faire trempette Loup ! Voudrais-tu voir un ange se noyer ?

    Kindred avait décidé une fois de plus que l’heure de Morgana était arrivée. Elle n’eut aucune échappatoire et une tempête du chaos la laissa pour morte, le visage dans l’eau boueuse, Agneau dansant autour d’elle et Loup regardant les éclairs déchiqueter son cadavre.

    Et une fois de plus, Kindred célébra ce meurtre par une nouvelle tuerie sur les corbins, mais ennemis cette fois-ci. Son territoire s’agrandissait. Le moine aveugle ne lui faisait plus peur. Sa forêt devenait petit à petit sienne.

    Les krugs y passèrent également. Ils n’avaient jamais dû connaître pire mort que ce que Kindred leur fit subir, car sur les murs de roche gisent encore aujourd’hui des marques de fuite impossible, où la roche vint se fracasser contre la roche, dans le but que l’une s’écroule. La fuite n’était peut-être pas l’objectif de ces misérables bêtes.

    – Et si nous allions purifier de sa vie Lucian, Loup ? Faisons du sol qu’il foule une terre sanctifiée.

    Le Purificateur n’avait pas senti la présence des chasseurs à proximité de lui et n’eut d’autre choix qu’essayer de gagner la poursuite dans laquelle il venait de les engager pour sauver sa vie. Mais la frénésie de Loup excitait Agneau qui cabriolait aussi vite qu’elle pouvait pour le rattraper. Et finalement, la terreur de la mort s’empara du fuyard qui perdit rapidement son énergie. Estropié par Agneau, sa vue se rétrécissait sur une seule et unique chose, les crocs sanglants de Loup avant son attaque. Et la dernière image que ses yeux virent fut l’intérieur de sa gueule. Ne se rappelait-il plus que les coureurs étaient les mets préférés de la bête ?

    – J’aime le goût de la peur Agneau. Le sang de cet homme est tellement bon ! Tu dirais que ça rend le sang…délicieux.

    – En effet Loup, c’est exactement ce que je te dirais. La peur doit rendre le sang de cet homme délicieux à ton goût.

    Kindred décida de célébrer sa victoire sur l’immonde carapateur. Quand la frénésie du sang pulse, peu importe la beauté de la cible du moment qu’elle meurt. Et gare à celui qui oserait la voler. C’est la leçon qu’aurait dû retenir Lee Sin. A voler dans les plumes de Kindred, il entraîna dans ses pas Trundle qui se fit intercepter par Lulu et ses ombres jumelles.

    – Dommage pour toi roi des trolls, tes amis t’ont abandonné. Tu sais la seule chose qu’il te reste à faire.

    – Mourir ! Hurla Loup en plantant ses crocs dans la chair fraîche de Trundle, le blessant et le laissant ainsi à la merci d’Agneau.

    – Tu n’y as pas échappé cette fois vieux troll. Ne nous connais-tu pas ? Crois-tu vraiment que tu pouvais fuir à nouveau ? Crois-tu vraiment que tu pouvais fuir Loup ?

    Kindred 1Le corps et le cœur gorgés de haine vengeresse, Kindred se dirigea vers le dragon. A l’arrivée de la mort, le monstre déploya ses ailes et fit pleuvoir le feu sur Kindred, en vain. Rien n’était trop gros pour les chasseurs éternels. Ni le vent, ni l’eau, ni le feu ne pouvaient l’empêcher d’accomplir son oeuvre. Et le dragon, rendu maladroit par sa taille, ne pouvait fuir et était condamné à subir les flèches d’Agneau et les morsures de Loup jusqu’à ce que mort s’en suive.

    De plus en plus forte, Kindred ne fit qu’une bouchée des krugs, devenus menu fretin pour les chasseurs, à peine de quoi se divertir dix secondes. C’est pourquoi Agneau emmena Loup jouer avec le carapateur, qui n’opposa bien entendu aucune résistance mais qui permit à Agneau de réfléchir à sa prochaine proie. Et une ange aux ailes détruites ne peut voler au travers de la mort. La terreur mortelle emplit le cœur de Morgana qui chercha à fuir son destin. Mais la danse des flèches d’Agneau lui rappela qui le seul destin qui l’attendait était la mort. Rien de plus.

    Loup et Agneau célébrèrent ensuite cette mort sur une nouvelle, celle du gromp, laissant Gangplank, le fléau des mers seul sur la voie du haut.

    – Je m’ennuie Agneau. Les monstres de cette forêt meurent trop vite. Ne pouvons-nous pas encore tuer cette ange ? J’aime voir ses ailes frémirent alors que la vie a déjà quitté son corps. Le sang éclabousse partout.

    – Nous ne pouvons pas pour le moment Loup, il faut que tu sois patient. Occupons-nous de ces lycans, d’abord. Cette forêt est désormais la nôtre. Continuons d’asseoir notre pouvoir. Montrons à ces monstres que le seul dieu qui existe est celui de la mort et que nous sommes ces apôtres. Regarde ces jolis minions. Ne voudrais-tu pas jouer un peu avec eux ? Il en arrive par dizaine. Mord Loup, mord ces êtres misérables !

    Mais Loup n’aimait pas le goût de ces petits êtres pour qui la vie n’avait aucune importance, pour qui le verbe fuir n’existait pas. Les minions n’amusaient pas du tout Loup. Alors Agneau les exécuta avec ses flèches et s’attaqua ensuite à une tour ennemie qui leur bloquait le passage, dans le but de se frayer un chemin vers la base adverse, là où de la chair fraîche attendait nos deux amis.

    – Regarde Loup, le troll arrive ! Es-tu prêt ?

    – Mes crocs sont acérés Agneau, comme toujours !

    Mais à peine Trundle eut-t-il gelé une partie du sol pour ériger une montagne de glace qu’il s’enfuit à trois pattes devant les alliés de Kindred.

    – Noooooon ! Hurla Loup de rage. Pourquoi êtes-vous venus ? Ne voyez-vous pas que vous lui avez fait peur ! Misérables insectes !

    – Calme toi Loup. Ils n’y sont pour rien. Ce roi des trolls est encore moins courageux que des minions, qui eux affrontent la mort droit dans les yeux. Regarde plutôt approcher l’ange que tu aimes tant, Morgana.

    Loup salivait à l’approche d’un de ses jouets préférés.

    L’ange déploya une ombre maudite sur le sol mais tout comme Trundle, s’enfuit juste après.

    – Pourquoi Agneau ? Pourquoi ne viennent-ils plus ? Pourquoi restent-ils à l’abri dans leur fontaine ? Sont-ils tous lâches ?

    – Je crois qu’ils refusent de combattre Loup. Ils abandonnent. Je suis désolé. Finissons de détruire le nexus. Une autre bataille nous attend. D’autres morts tenteront de s’enfuir. Le destin les rattrapera ne t’inquiète pas. Nous les rattraperons. Et je te promets que leur souffrance n’en sera que plus terrible.

    Voilà les enfants comment la mort œuvre sur Runeterra. Loup et Agneau. Agneau et Loup. La douceur et la fureur unis à jamais pour une danse macabre, deux chasseurs éternels.

    Crédits images et vidéo : Riot games


    Histoire tirée de la vidéo de DFG :

  • League of Minions – Épilogue

    League of Minions – Épilogue

    Combien d’entre nous sont morts ? Et combien seront honorés ? Ont-ils déjà oublié ceux qui se sont battus à leurs côtés ? J’ai bien peur que oui. Célébrant leur victoire, comme si rien ne s’était passé. Nous ne sommes définitivement que de la chair à canon. Mais rassurez-vous, nous, nous ne vous oublierons pas. Si nous avons gagné, c’est grâce à vous. Grâce à vous qui avez sacrifié vos vies sans jamais penser à l’après ; à cette mort vers laquelle vous couriez, haches et boucliez levés, parchemins et baguette brandis. Vous serez honorés. En attendant, reposez-vous dans le hall des guerriers tombés. Nous nous reverrons bien vite. Et ensemble, nous pourrons boire à cette victoire.

    Chapitre 22 : Le rappel et c’est la fin | Prologue

    Image : Théo Allard

  • League of Minions – Le rappel et c’est la fin

    League of Minions – Le rappel et c’est la fin

    Je n’ai pas compris ce qui est passé par la tête de cet allumé. On vient de détruire l’inhibiteur mid, il n’avait plus qu’à attendre du renfort. Mais non, il a décidé de foncer comme un crétin. Il faut aussi avouer que le temps peut jouer en notre défaveur. Le pirate peut se régénérer, pas nos champions. Il va falloir faire vite, je les vois faiblir.

    La championne araignée devait avoir pensé exactement la même chose que moi. Elle décide de lancer un cocon de toile en direction du pirate. Ce dernier réussi à s’en sortir dans la demi-seconde mais n’a pas le temps de voir l’araignée lui foncer dessus. Elle prend instantanément le focus des deux tours mais en fait abstraction. C’est clair, elle veut que le combat s’achève, quitte à y laisser la vie.

    Les deux n’ont plus de vie mais se battent encore, à l’ombre des tours ; un refuge pour l’un, l’enfer pour l’autre. L’archère n’est pas loin ; tiens bon reine araignée, la reine de givre ne te laissera pas tomber !

    Une flèche. Deux flèches. Le corps inanimé du pirate tombe finalement inerte sur le sol. L’arachnide n’a plus qu’une seconde à vivre, il faut absolument qu’elle s’échappe des griffes de la tour. Oui ! Le rappel, parfait ! Elle retourne alors aux côtés de l’archère qui vide son carquois sur les tours du nexus.

    La victoire est proche. Les super sbires se joignent à nous. Renfort tardif, certes, mais qui fait toujours plaisir !

    Les sbires adverses tentent tant bien que mal de tenir la base à flot mais ce n’est plus possible pour eux. Il est désormais trop tard.

    Les piliers qui tiennent le cristal du nexus se brisent petit à petit, rendant la structure fragile, jusqu’au point de non retour.

    Une dernière flèche de notre archère et c’est le nexus qui tombe.

    Epilogue | Chapitre 21 : La mort en ligne de mire | Prologue

    Image : Théo Allard

  • League of Minions – La mort en ligne de mire

    League of Minions – La mort en ligne de mire

    Une fois que la tour cède, nous nous dirigeons vers l’inhibiteur. C’est alors que l’ennemi en profite pour nous tomber dessus. Si les autres se dirigent vers les champions et les sbires ennemis, je ne perds pas mon objectif de vue : l’inhibiteur. C’est ce que nous avait ordonné de faire notre chef avant de tomber sous les coups de la tour. Hors de question que je salisse sa mort en n’obéissant pas à son dernier ordre.

    Des tempêtes s’abattent sur la tête de mes champions, des flèches pleuvent en riposte à des boomerangs, des roquettes s’abattent sur les lignes ennemies pendant que des obus tombent sur les nôtres. Une éruption solaire a failli venir à bout d’un ennemi qui a réussi à dash sur un de ses alliés avant que le soleil ne le frappe.

    Un corps gît sur le sol et je crains de reconnaître la guerrière qui vient de faire appel à la puissance du soleil. Quelques mètres plus loin, un être ressemblant à un robot vient de subir la rage de notre sorcière. Instantanément transformé en petite boule de poils, notre archère a alors profité du moment pour lui décocher deux volées de flèches qu’il n’a pas pu éviter.

    Notre Yordle est à son tour entré dans le tas, lance flamme en avant. Deux coups de harpon plus tard, la sorcière du vent s’est retrouvée prisonnière des flammes et n’a pu échapper au feu de l’inquisition.

    Le pirate explose ses tonneaux et vient à bout de la petite sorcière et de sa fée. C’est le moment que choisit l’araignée pour lui bondir dessus, bien décidée à venger ses amies. Morsures et venin suivirent, le capitaine eu du mal à s’extirper de sa toile, même avec l’aide du moine aveugle qui y laissa sa vie afin de sauver son compagnon.

    Toujours au cœur de la mêlée, le Yordle cherche à atteindre la guerrière au boomerang. Tant qu’elle sera debout, impossible pour eux de gagner. Son premier coup de harpon absorbé par le bouclier, il en tente un deuxième qu’il loupe. L’archère glace alors sur place la guerrière qui n’avait plus aucun moyen de l’esquiver. Le champion mécano n’hésite pas à se ruer sur elle, quitte à subir les coups répétés de la tour pour enfin venir à bout du carry ennemi.

    Il tombe finalement avant d’avoir achevé la championne qui se dirige, à l’article de la mort, vers la fontaine de sa base pour se soigner. Manque de chance pour elle mais heureusement pour nous, elle s’effondre un mètre avant de l’avoir atteinte.

    Le combat est dorénavant de deux contre un en notre faveur.

    De mon côté, d’autres sbires me rejoignirent et nous détruisons ensemble l’inhibiteur. La même chose se produisit à l’inhibiteur du middle qui subissait depuis un moment l’assaut répété de nos sbires et de notre archère qui ne souhaitent pas voir s’envoler la victoire.

    Bloqué entre les tours et le commandant pirate, nous n’avons d’autre choix que celui de la mort ; par la tour, ou par lui. Quitte à mourir, autant y aller dignement, comme mon chef.

    Foncer vers l’objectif. Ne penser à rien d’autre.

    Chapitre 22 : Le rappel et c’est la fin | Chapitre 20 : A qui le tour ? | Prologue

    Image : Théo Allard

  • League of Minions – A qui le tour ?

    League of Minions – A qui le tour ?

    Nous avons réussi à arriver jusqu’à la tour de l’inhibiteur grâce au petit coup de pouce que le champion Yordle nous avait donné quelques instants plus tôt. Plus qu’une vague ennemie et la tour est nôtre !

    Tiens, nos champions viennent d’arriver justement par cette tour, coupant court à la vague de sbires ennemis avec qui nous allions combattre. C’est le moment de s’attaquer au bâtiment alors.

    — Je passe devant. Vous autres casters, restez bien derrière nous. Il faut qu’on tombe cette tour, peu importe combien d’entre nous doivent y passer. Nos héros sont là, ça ne devrait donc être qu’une question de secondes. Allez les gars ! AHOU !

    Comme prévu, la tour tombe vite, mais pas assez pour me laisser debout, moi.

    Chapitre 21 : La mort en ligne de mire | Chapitre 19 : Banal mais pas si mal | Prologue

    Image : Théo Allard

  • League of Minions – Banal mais pas si mal

    League of Minions – Banal mais pas si mal

    Autour de moi, les champions se déploient. Quand j’ai vu le super sbire à mes côtés, j’ai été rassuré. J’ai beau être doté du pouvoir du monstre légendaire, rien ne vaut une bonne grosse machine à l’air terrible pour booster sa confiance. Le caster à ma droite est quant à lui entouré d’un bouclier. Je ne suis pas jaloux mais j’avoue que j’aimerais bien être à sa place ! Notre vague a l’air d’être la vague de l’assaut final. Je ne sais pas depuis combien de temps nos champions se battent mais ils ont l’air de vouloir mettre un terme à cette guerre sans plus tarder.

    Nous ne rencontrons aucun champion ennemi sur la voie, à croire qu’ils savent très bien ce qui les attend et qu’ils décident donc de nous attendre là où ils ont le plus de chance de résister, c’est-à-dire entre les deux tours qui protègent leur nexus.

    Et comme je m’y attendais, une fois dans leur base, nous les apercevons, ces cinq hommes et femmes, prêt à en découdre pour la dernière fois, eux aussi sachant que l’issu de cette dernière bataille signifiera la victoire ou la défaite.

    Notre vague s’écrase sur la ligne de défense construite par les deux tours et les cinq champions. Le super sbire est parti avec les mêlés à l’assaut des tours mais ils sont réceptionnés par la muraille ennemie. Nous essayons quant à nous de dps au maximum les champions, tentant d’éviter le focus de ces derniers. Nos alliés tentent de leur côté de détruire les tours mais ne réussissent qu’à les égratigner.

    Je ne veux pas être pessimiste mais le combat semble mal engagé. Il faudrait sonner la retraite ou nous allons essuyer un échec cuisant qui pourrait nous coûter la victoire.

    Et bien il faut croire que nos héros m’ont écouté, ils ont décidé de reculer, nous laissant seuls face à l’armée ennemie.

    Le super sbire est mort, le caster au bouclier vient de tomber et je crois bien que, malheureusement, mon heure n’est plus très loin. Quel est l’intérêt d’être boosté si ce n’est pour rien faire de plus ? Finalement, moi, le caster le plus banal de tous les casters, j’aurais vécu le plus longtemps. Quelle ironie du sort.

    Chapitre 20 : A qui le tour ? | Chapitre 18 : Coucou, tu veux voir ma barrique ? | Prologue

    Image : Théo Allard