2 ans après la crise des Noirs à VDNKh, Artyom n’a qu’une chose en tête, remonter à la surface pour à nouveau capter ce bruit qui semblait être une voie d’homme, qu’il avait cru entendre pendant une milliseconde avant le bombardement. Et cela fait donc un an que presque chaque jour il monte, équipé de sa radio, au grand dam des habitants de la station qui ne voient qu’un héros déchu, un fou, un sac à radiation.
C’est après une n-ième dispute avec sa femme Anna qu’Artyom fait la rencontre de cet étrange vieil homme qui se fait appeler Homère, comme l’écrivain d’antan. Et comme son homonyme, cet homme cherche à écrire l’Histoire avec un grand H, celle du métro et de ses habitants, en narrant les aventures du jeune Artyom, qui a traversé le métro pour le sauver de la menace des Noirs. Un jeune homme dont les hommes et les femmes du métro peuvent s’inspirer pour vivre et survivre.
Histoire que le héros ne veut plus entendre car de menace il n’y en avait pas. La seule menace qui pèse sur les moscovites est le métro en lui-même et la régression vers laquelle il pousse ses habitants. Une seule perspective pour l’humanité : la surface, pour vivre comme des Hommes libres. Mais justement, une légende raconte qu’une ville, Polyarnye Zori, est intacte et qu’elle abrite des hommes et des femmes vivant à l’air libre et pur. Mais cette légende n’en est pas une. Homère connaît justement la personne qui a établi contact avec cette colonie. Il n’en faut pas plus à Artyom pour qu’il décide d’aller de suite à la rencontre de cet homme, à Teatralnaya. En échange, il racontera au vieil homme tout ce qu’il veut savoir.
Comme attendu, 2034 était une sorte de préambule, un édito pour introduire les personnages. Tout du moins, si ce n’est pas le cas, cette fois-ci la reprise des personnages ne fait pas forcée. Au contraire, Metro 2034 s’insère maintenant plutôt bien dans la saga. Et ça fait plaisir ! Car Metro 2035 était un régale ! Il est même possible que je préfère cet opus au premier. Retrouver Artyom était un plaisir, d’autant plus que le héros a évolué et est maître de sa propre quête, même si une fois de plus les événements vont l’amener à traverser le métro de fond en comble pour y parvenir. Mais il est cette fois mature et se laissera moins impressionné. Fonce Artyom, on croit en toi !
Un an après les événements survenus à VDNKh, les Noirs ne sont qu’une légende parmi tant d’autres pour les habitants de la Sévastopolskaya, la dernière station habitée sur la ligne, luttant contre son lot de monstres au sud, une station inhabitée mais vivante au nord et les radiations à l’est.
Si ce n’était pour ses rivières souterraines et sa production d’électricité qui en découle, la Sévastopolskaya serait complètement délaissée par ses habitants et par la Hanse. Seulement voilà, la station fournit l’énergie nécessaire à une bonne partie de la circulaire de vivre aussi fastement qu’elle le souhaite. C’est pourquoi elle envoie régulièrement une caravane de vivres et de munitions pour aider la station plus au sud à lutter contre les différents maux qui la rongent. Mais cette fois-ci, elle n’arrive pas. Et le téléphone reliant les stations n’est plus utilisable. Ce qui ne veut dire qu’une chose, un malheur est arrivé.
Pire encore, les éclaireurs envoyés par le chef de la station et le colonel ne reviennent pas. Que faire ?
Un nouvel homme se porte volontaire pour entrer en contact avec les disparus. Personne ne connaît réellement le brigadier, d’où il vient, son nom, son passé, ni même pourquoi il met ses talents hors pair de combattant au service de la Sévastopolskaya. Homère, un vieux conteur d’histoires sera amené à le découvrir en l’accompagnant vers une mort certaine. Pour seule information sur son compagnon de route il réussira à entendre furtivement un nom, Hunter.
Suite du fameux Metro 2033, Metro 2034 fait plutôt pâle figure face à son aîné. Lors de ma première lecture, je me souviens avoir été déçu. Le livre n’est pas mauvais mais l’histoire fait forcée, comme si Dmitry Glukhovsky voulait combler le vide laissé par Artyom. Et pour cause, ce dernier est même présent dans l’histoire, pour une raison quelconque, quand n’importe qui d’autre aurait fait l’affaire. Idem pour Hunter, pourquoi le retrouver ? Son histoire paraît certes plausible mais ne fait pas « fluide », si vous voyez ce que je veux dire. Et ça me dérange. Nous sommes bien loin de l’épopée de l’opus précédent. Mais une chose est encore possible, que l’histoire de Metro 2034 ne soient qu’un préambule pour le fameux Metro 2035. Mystère à éclaircir rapidement !
Après une guerre qui a ravagé la surface de la planète Terre, certains habitants de Moscou ont réussi à se réfugier dans le métro moscovite. Des années plus tard, des communautés se sont créés au sein des stations et la nature humaine a repris ses droits : volonté de conquête, d’expansion, marchandage, racisme, exploitation des plus faibles, etc.
Artyom est un des rares jeunes survivants du métro à avoir vu le monde d’avant. Il lui apparaît aujourd’hui en bribe brumeuse lors de ses rêves; le ciel bleu, le soleil éblouissant et les bras de sa mère sont aujourd’hui des souvenirs bien lointains.
En effet, la superbe de la race humaine est en déclin, se nourrissant de champignons et de porcs élevés dans des fermes souterraines, subissant les assauts des rats et d’autres entités modifiées par les radiations de la surface ou par l’obscurité des profondeurs.
Et justement, à VDNKH, une des stations habitées les plus au nord du métro, les Noirs attaquent, ces êtres entièrement noirs, sans pupille, capable d’instiguer la peur dans le cœur du plus brave homme en un seul coup d’œil, comme ils ont réussi à le faire au brave Soukhoï, père adoptif d’Artyom après l’invasion de rats qui ravagea sa station des années plus tôt.
D’où viennent les Noirs, personne ne le sait. Ils sont apparus du jour au lendemain, sans raison apparente. Mais aujourd’hui, la menace ne fait que grandir. À tel point qu’un homme, Hunter, un vieil ami de Soukhoï, fait son apparition à la station dans le but d’en apprendre plus sur ces êtres humanoïdes. À la suite d’un désaccord entre les deux amis sur l’avenir de l’humanité sous terre, Hunter va voir Artyom pour lui confier une mission, celle de se rendre à Polis, le cœur du métro Moscovite, dans le but d’en informer le « gouvernement », si jamais il ne revient pas de sa mission de reconnaissance.
Et rien ne va se passer comme prévu dans ce dédale souterrain. Les Rouges, les Nazis, les Témoins de Jéhovah et les cannibales ne sont que les menaces humaines que le jeune Artyom devra affronter. Selon les légendes, dans les tunnels du métro des maux bien plus horribles rodent.
Artyom est un jeune homme comme les autres. Et c’est ce qui me plait dans Metro 2033. Durant tout son périple, il subit les événements. Il est débrouillard et connait plus ou moins le métro mais ne réussira les différents étapes qui se dressent devant lui que grâce à l’aide de ses compagnons d’aventure.
C’est ce qui fait du roman une œuvre plausible. Notre héros n’a rien d’un aventurier aguerri. Il se sent simplement investi d’une mission, d’un devoir envers Hunter et le métro en général. Car si la défense de VDNKH tombe, il se peut que le métro, sa maison, court ensuite un grave danger.
J’avais lu Metro 2033 il y a de ça bien longtemps, lorsqu’il était paru en français pour la première fois. Et j’avais toujours eu envie de me replonger dans les profondeurs du métro moscovite. Je dois d’ailleurs vous avouer une chose : vous ne verrez plus le métro de la même manière.
À ne pas confondre avec le film 30 jours de nuit. Rien à voir.
Fin du disclaimer
Ils sont quatre. Algie Carlisle. Hugo Charteris-Black. Gus Balfour. Jack Miller. Quatre anglais à vouloir affronter le pôle Nord, à Gruhuken, dans une expédition commune. Quatre compagnons, qui, pourtant, ne rentreront qu’à deux. Car Gruhuken cache bien des secrets et légendes. Et lorsque l’homme est confronté à l’obscurité absolue, la lumière artificiel d’une lampe ne suffit plus. Pas même celle, naturelle, d’un poêle à bois.
Écoutez les huskies hurler, écoutez les bruits de pas sur les lattes de bois, écoutez la tempête arracher les feuilles de papier goudronné. Écoutez la mort et contemplez le vide du jour et de la nuit noirs. Saurez-vous résister à 40 jours de nuit ?
Et bien ce fut une agréable surprise. Une très bonne surprise même ! Écrit sous forme de journal intime, nous suivons la vie et les pensées de Jack Miller, londonien sans le sous cherchant à s’échapper à son quotidien de misère. Mais je crois que si ce pauvre bougre avait su ce qui allait arriver, il n’y serait pas allé. Oh que non ! Car je vous avoue que même moi, simple lecteur, ai quelque fois flipper comme il faut. Je suis certes bon public, mais l’ambiance de 40 jours de nuit ne laisse pas indifférent. Car lors de la lecture, nous nous retrouvons face à nos plus grandes peurs : la solitude, le noir et l’inconnu.
Bon courage à vous si vous vous rendez à Gruhuken. Pour ma part, je resterai au chaud à Longyearbyen.
Voilà les quatre premiers mots qui sont sortis de ma bouche à la fin de ce bouquin. J’étais littéralement : « Oh putain de merde oh putain de merde oh putain de merde oh putain de merde, etc. ». J’étais scothé. Sur le cul.
Ce bouquin m’a complètement retourné la tête ! Et il m’a clairement fait flipper ! En le lisant sur mon lit, je ne voulais pas avoir une seule partie de moi hors de cet espace protecteur. J’étais comme ce gosse qui lit du chair de poule sous la couette à la lumière de sa lampe torche car ses parents ne doivent pas voir la lumière et penser qu’il dort déjà paisiblement. En revanche, pour ma part, il faisait jour et je n’étais pas sous ma couette. C’était peut-être une erreur d’ailleurs.
Tout comme le héros du livre, Ilan Dedisset, j’avais moi aussi l’impression de devenir paranoïaque, d’inventer des voix, des bruits, des objets qui bougent ou qui manquent dans l’appartement. Pour tout vous avouer, j’avais même peur de descendre de ma mezzanine pour aller faire pipi. Mais je n’avais pas de bouteille d’eau vide à porter de main. Je n’avais pas le choix, je devais y aller. Mais c’était toujours à contre cœur.
A l’instant où j’écris ces lignes, je suis seul, la musique assez forte, mais avec l’impression que quelqu’un m’observe et une envie qui me prend aux tripes de me retourner toutes les trente secondes pour vérifier que personne n’est derrière moi.
Je ne peux pas faire meilleur conseil que vous dire d’allumer vos lumières, de fermer toutes vos portes à double tour, de fermer également vos fenêtres, de garder en tête que tout n’est qu’un jeu.
Paranoïa est partout. Si bien qu’entre jeu et réalité, la frontière est très fine. Peut-être un peu trop. Ou bien elle est déjà franchie. Mais pour 300 000€, le jeu en vaut la chandelle. Quitte à perdre la tête. Car n’est-ce pas ce que le nom du jeu nous laisse supposer ?
Où s’arrête le jeu, où commence la réalité ? Je vous l’ai dit, il faut garder en tête que tout est un jeu. Même si quelqu’un doit mourir. Ou plusieurs. Et après tout, les morts sont-ils réels ? Les morts font-ils partie du jeu ? Ou le jeu a-t-il mal tourné ? Et les 300 000€ sont-ils bien réels ? Car si tout est un jeu, pourquoi eux ne le seraient-ils pas aussi ?
Vous allez vous retrouvez seul. Extrêmement seul. Peu importe ce que vous ferez. Vous sentirez vos poils se dresser, vous entendrez des bruits suspects, vous regarderez bizarrement tous les gens que vous croiserez, vous remettrez en cause tout ce que les gens vous disent. Connait-on vraiment les gens que l’on côtoie tous les jours ? Est-ce bien mon copain qui dort dans mon lit ? Ma femme est-elle la même qu’hier et que lors de notre mariage ? Ne trouvez-vous pas que vos parents agissent bizarrement depuis quelques jours ? Tout bien réfléchi, n’avez-vous pas toujours trouvé que votre voisin agissait bizarrement ? Réfléchissez bien en fermant les yeux ce soir, dans votre lit, à entendre le vent qui frappe vos fenêtres et le bois de vos meubles craquer sous le poids des ans.
Comme la dernière fois avec le Da Vinci Code, TMC nous a fait le plaisir de nous diffuser Anges et Démons lundi. Et comme prévu, j’avais achevé ma lecture avant de voir le film. Merci le replay ! Par contre, pas merci TMC ! Car quand tu sors dans ta bande annonce « untel face à untel », je te signale que tu spoiles complètement comme un sagouin ! Quand tu es face à quelqu’un, t’es rarement du même côté que cette personne. Et dans un film où tu as un gentil et un méchant, à moins d’être un agent triple ou double ou que sais-je sur le nombre de fermentation, et bien tu devines qui est opposé à qui ! Même si tout laisse supposer le contraire !
Donc, un peu (beaucoup) spoilé, je me suis plongé dans la lecture. Et qu’est-ce que j’étais content ! Non seulement Robert Langdon était proactif, mais en plus son cerveau était à fond en éruption, il réfléchissait à mort, courrait volait et vengeait. Il avait enfilé son masque et sa cape de super-héros pour voler au secours de l’orpheline. On était loin du personnage qui se prenait le monde sur la tête dans le Da Vinci Code. Ça me faisait hyper plaisir ! Le petit pépère était archi-chaud !
Les énigmes étaient moins rocambolesques que dans l’opus précédent, nous étions loin du cryptex, des charades et des énigmes rocambolesques, mais elles restaient une fois de plus bien pensées, même si moins énigmatiques.
Dan Brown avait tout de même réussi son coup : il me donnait envie de me retrouver sur place, à Rome, pour suivre la piste des Illuminatis. Moi aussi je voulais chercher la voie de l’illumination, courir dans le Vatican, visiter ses archives et partir à la découverte de la secte la plus célèbre du monde.
Mais ce qui est bien avec Roro, comparé à Indi, c’est qu’il reste un universitaire. Il ne joue pas trop les casse-cous, sauf en cas de réel nécessité, et garde une certaine réticence à l’égard du port d’arme.
Et puis j’ai regardé le film de Ron Howard, Anges et Démons. Enfin je crois. Je me suis peut-être planté. Je ne sais pas où, peut-être avec le livre ou avec le film. Ce qui est sûr, qu’il y avait une couille dans le pâté, comme on dit chez nous. Et une grosse, de couille. Genre celle d’un mammouth ! Il y avait clairement un bug dans la matrice. J’ai eu l’impression de regarder un film complètement différent du livre que je venais de terminer 15 minutes plus tôt !
Dans ce genre. De couille.
Je reviens à mon exemple du petit Roro qui est casse-cou mais quand il le faut seulement. Dans le film, c’était tout autre chose ! Le Robert, il était badass. Genre beaucoup trop badass ! C’était vraiment Indiana Jones pour le coup ! Et vas-y que je tire au pistolet, vas-y que je soulève un poids mort alors que le type est vivant, etc.
Après j’avoue, quand on voit la tête déterminé de Tom Hanks sur l’affiche, il est prêt à tout et ne va reculer devant rien du tout. Et il faut plus d’actions de oufs dans un film. Soit.
Mais par contre, on pourrait parler de tous les manques et de la réécriture complète du film ?
Genre, où est passé Maximilian Kohler, le chef du CERN ? Vous savez, le type qui a harcelé Langdon justement pour qu’il se penche sur le cas de l’assassinat de Leonardo Vetra ! Ah bah non. Si vous n’avez pas lu le bouquin, vous ne pouvez pas savoir. Non, parce qu’en vrai, IL EST JUSTE UN TOUT PETIT PEU IMPORTANT pour l’intrigue ! Apparemment, pour Ron, pas tant que ça.
Et vous avez de la chance, j’était justement pendant une discussion entre Ron Howard et José José (un type) :
« On en fait quoi du CERN ? » demande José.
« Oh José, on s’en fout ! On a déjà Vittoria, c’est bien comme représentante du CERN. En plus c’est une femme ! » répond Ron, un peu énervé des questions de merde de José car, lui, a lu le bouquin.
« Ouais mais du coup on fait venir comment les carnets du père de Vittoria ? Ah merde oui, c’est vrai que dans notre film c’est pas son père en plus c’est juste un collègue ! » José a l’air un peu tatillon.
« Oh bah ses carnets on envoie un type les chercher et puis c’est tout ! Tu t’prends trop la tête José ! On s’en fouuuuuut ! Les personnages, on les invente, ok ? Le type là, Rocher, idem, on s’en fout. Olivetti, on va lui mettre moins d’importance et on va foutre Richter. Voilà, heureux ? » là Ron il est vraiment pas content.
« Euh…oui, ok Ron. Mais du coup, si Richter remplace Rocher et en même temps Kohler, qui joue le rôle de Rocher dans le bureau du Camerlingue ? » demande José interloqué.
« Et bah on invente un type complètement random ! YOLO José ! Un type qui est avec Mortati qu’on va appeler renommer en Strauss. Ce sera son poto. Voilà ! » lui répond Ron, attristé devant si peu d’imagination.
« Attend Ron. Si je comprends bien, Kohler et Rocher sont Richter. Mortati est en fait un allemand du nom de Strauss et son collègue est un inconnu qui n’existe pas dans le livre mais qui a une importance dans le film, c’est ça ? » vérifie José.
» Yep ! » affirme Ron Howard.
« Et les médias, on en fait quoi ? Parce que c’était hyper important dans le livre. C’est d’ailleurs l’assassin qui les contacte pour rendre le tout public ! L’assassin qui d’ailleurs tue par idéologie. » sermonne José José.
« Ouais alors les médias, c’est surfait. Donc on oublie. Puis un assassin, ça tue par amour du fric, pas par idéologie hein. » rappelle à la raison Ron.
« Bon ok Ron, je te suis. Faisons comme ça ! » accepte José José par dépit.
Dialogue entre Ron Howard et José José
Après cette retranscription, vous comprenez un peu mieux la réflexion qui a amené au film Anges et Démons.
J’ai tellement moins accroché que le Da Vinci Code ! Franchement, j’accepte qu’on doive changer des choses pour l’adapter au cinoche. Mais là, respectez un minimum l’oeuvre originale.
La survie du quatrième Cardinal ? Sérieusement ? Pour qu’ensuite il devienne Pape ? Vraiment ? Jusque là ?
Ron Howard, je ne te remercie pas. Mais alors vraiment pas !