Dans une contrée où le travail est roi, les Mages Usqule font loi. Ces tyrans, assoiffés de capitales, ne laissent aucun répit aux bas-de-casse, ces êtres soi disant inférieurs. D’inférieurs, ils n’ont que la stature; moins costauds, moins grands et parfois plus d’empattement, ils n’en sont pas moins indispensables, bien au contraire.
Si les Mages Usqule dominent actuellement, s’interposant en tête continuellement, faisant fi des règles et des lois, cela n’a pas toujours été le cas. La légende raconte qu’auparavant vivait un seigneur bienveillant, organisant et régnant justement sur ses sujets. On l’appelait d’ailleurs souvent T. Hipeau le bon. Ou T. Hipeau le juste. La place de chacun était respectée, ordonnée et coordonnée.
Et puis, avec l’arrivée des Messes Häge, le pouvoir de T. Hipeau ne cessa de décroître, divisant les contrées de Criture. Certaines, lasses de ce souverain qu’elles suivaient depuis des années, ne se firent pas prier pour se convertir à cette nouvelle religion promue par les Messes. Ce fut alors à ce moment que les Mages Usqule se dressèrent pour renverser ceux qu’ils appelaient les Minus.
En effet, les Minnu Cequle, de leur véritable nom, n’étaient pas très grands. Ce qui leur valait ce surnom de la part des Mages. Et bien que plus nombreux, ils n’osèrent jamais prendre les devant. Encore moins maintenant. Toujours derrière, ils suivaient sans faire d’histoire, parfois tirés, parfois pointés, bien souvent encadrés. Pourtant, ils n’étaient pas dénués de caractère. Au contraire ! Mais ils avaient peur. Peur de voir se reproduire la Vendetta des Accros.(suite…)
Cet été, je suis allé dans le sud. J’ai enfin pu, après 3 ans sans, me baigner à la plage. Ca peut paraître futile comme ça mais ça fait énormément de bien.
Et vous voulez savoir ce qui est le plus génial dans le sud ? Parce que oui, il fait beau et il fait chaud, mais ce n’est pas le plus formidable. Non au contraire, ça, c’est presque le pire. Parce que les moustiques là-bas sont gorgés de soleil et donc radioactifs. Clairement ! Je ne sais même pas le nombre de fois où je me suis fait piquer. J’étais un buffet chaud à volonté pour ces saloperis volantes. Et vas-y que j’te pique le mollet, et vas-y que j’goûte de la cuisse. Et puis je vais bien reprendre un peu de cheville aussi, elle était goûtue hier. Et bah j’espère les avoir bien contaminé avec mon sang de nordiste. Ca a dû les refroidir de suite. A moins qu’ils aient aimé ça. J’étais le glaçon dans leur mojito. Ce qui pourrait expliquer mes milliers (pas marseillais pour un sous) de piqûres.
Et qui dit moustiques transgéniques dit piqûres transgéniques. Et qui dit piqûres transgéniques dit boutons transgéniques. Et qui dit boutons transgéniques dit envies de se gratter transgéniques. Je pourrais continuer comme ça longtemps pour vous faire comprendre à quel point c’était horrible ! Mais je vais m’arrêter là sinon je sens que je vais avoir des crises d’urticaire. D’ailleurs c’est surement psychologique mais ça y’est, ça me gratte.
Revenons en à nos moutons. C’est-à-dire à la chose la plus formidable du sud. Moi, en espadrilles et chapeau de paille.
FIN
Non, je déconne. La chose la plus formidable est que j’ai pu me baigner à la plage sans avoir à chercher un point de repère. Et là vous vous demandez surement de quoi je veux parler. Enfin pas tous. Car comme moi, certains de vous possèdent cette malédiction, le punctum remotum – 5m. Alors, comme ça, ça parait bidon et complètement inventé. Mais pas du tout. Enfin…pas tout.
Pour les plus intelligents (ou pour ceux qui ont cherché sur notre ami G.), vous avez reconnu que je parlais de myopie. Cette maladie dont on ne peut difficilement échapper. Imaginez que moi, avec mes deux parents myopes, j’avais une chance sur deux d’être myope.
Personnellement, je ne voulais pas être myope. Car la vie avec la myopie, c’est pas toujours facile. Voire jamais. Quand il pleut, on en a plein les lunettes. Et du coup, on ne voit rien. Quand il fait froid et qu’on rentre dans une pièce chaude, de la buée se met sur les verres. Et du coup, on ne voit rien. Quand il y a un grand soleil, si on a pas de solaires adaptées à notre vue, le soleil nous éblouit. Et du coup, on ne voit rien. Quand on va à la piscine, on ne peut pas mettre nos lunettes. Et du coup, on ne voit rien.
J’en viens donc à la chose la plus formidable, me baigner sans avoir à chercher un point de repère. Vous avez donc compris que lorsque l’on porte des lunettes pour lutter contre la myopie, c’est toujours difficile de bien voir. Lorsque l’on va à la plage, on est dans la condition où il faut une paire de solaires à sa vue, conjugué au fait que dans l’eau, on ne peut pas prendre ses lunettes. Du coup, en règle générale, quand on est myope, on dépose ses affaires à un point qui est très facilement repérable : alignement avec l’horloge de la plage, alignement avec la maison aux volets jaunes, etc. ATTENTION ! Surtout, ne pas choisir un point de repère humain ! Ils ne sont pas fiables. Imaginez que la femme en maillot de bain jaune à pois violets, qui se voit de loin, ce qui est donc parfait, bouge. Et là, BIM ! Vous êtes foutus, incapables de retrouver votre serviette. Du coup, vous errez, à la recherche de vos biens. Avec le courant qui nous fait dériver dans l’eau, il faut faire super attention.
C’est pour ça que le sud est si bien. On se baigne dans la mer. Pas dans l’océan. La marée n’est pas ressentie car il n’y a pas de vagues. Du coup quand on nage, on nage droit. Alors il suffit de partir dans l’alignement de ses affaires pour les retrouver. Même sans lunettes !
C’est beau la vie dans le sud.
La prochaine fois, on parlera de comment attraper des coups de soleil aux pieds en les mettant dans le sable.
Comme je le disais la semaine dernière, nous sommes en plein été. Et qui dit été, dit congés. Du coup, quand vous, vous n’y êtes pas, vos collègues, eux, le sont. Et quand ils ne vous envoient pas des mails de leurs vacances, les chaises vident qui vous entourent vous rappellent que vous êtes l’abruti qui n’est pas en congés et qui doit rester au boulot à crever sous la chaleur de plomb du bâtiment mal isolé. Car rappelez-vous déjà comment est le bâtiment quand il y a du vent.
Imaginez que pour avoir plus frais, nous devons sortir du bâtiment. Alors que dehors il fait minimum 25°C ! Je n’ose imaginer combien il faisait au boulot quand nous avons eu 30°C. Et je précise pour ceux qui se demandent, je ne travaille pas dans un hammam.
Vous l’avez compris depuis le temps, si je suis dans le Nord, c’est justement pour éviter ces hautes chaleurs. Malheureusement, on ne peut pas toujours y couper. Il paraît que le soleil c’est important.
Et du coup, quand au boulot il fait chaud, quand vous êtes 10 au lieu de 50, il faut trouver de quoi s’occuper. Parce que oui, l’été c’est aussi le moment où il y a moins de boulot car tout le monde part en congés. Tout le monde ! Même les profs ! Sauf vous. Oui. Et moi.
La première chose, l’erreur à surtout ne pas faire, l’erreur de débutant, c’est de se jeter sur le travail dès qu’il tombe, parce qu’on s’ennuie. Alors c’est sûr, on ne s’ennuie plus pendant qu’on le fait. Mais avide de travail, on ne s’en délecte pas. Du coup, il ne dure pas assez longtemps pour vraiment nous occuper. Et alors on s’ennuie à nouveau. Et oui bande de noobs, faut pas faire ça !
Essayez plutôt de chercher un divertissement à faire entre vos pauses de 30 à 45 minutes matin et après-midi. Car oui, les pauses rallongent pendant l’été. C’est pour compenser les longues journées. C’est du simple fair-play. En plus ça permet d’essayer de capturer des Pokémon. Mais là faut être chanceux et travailler dans un endroit proche d’un poké-stop sinon c’est la rupture de pokéball assurée. Et ça c’est moche. Très moche !
Alors entre vos pauses, si vous n’êtes pas loin d’un couloir, vous pouvez essayer de deviner qui est en train d’arriver en fonction des pas que vous entendez. C’est plutôt « drôle ». Après, le problème, c’est qu’il faut que des gens empruntent le couloir. Rappelons que vous n’êtes que 10. Donc vaut mieux espérer que les gens fassent des photocopies, des impressions ou aient envie d’aller aux toilettes. Sinon c’est râpé.
Vous pouvez aussi jouer avec la déchiqueteuse à papier. C’est toujours marrant de détruire du papier. Bon là, faut faire attention aux papiers que vous déchiquetez. Car l’après coup peut être de suite moins marrant. Si jamais vous en mettez partout à côté, n’hésitez pas à dire aux gens qui se plaignent que vous avez mené une bataille acharnée avec un insécateur. On ne sait jamais, ça peut marcher. Et si ça fonctionne, là par contre faut que vous vous posiez des questions sur vos collègues quand même.
Et l’été, comme il y a moins de monde, vous pouvez vous détendre un peu plus. Alors attention cependant à ne pas tenter le bermuda et les tongs si vous êtes en clientèle. Ça peut être mal vu. Sauf si vous travaillez pour Havaianas. Là ce serait plutôt logique.
D’ailleurs, quand on parle de discrimination au travail, je pense qu’on oublie souvent de parler de ce genre de discrimination envers les hommes. Car si quelques employeurs recommandent vivement les jupes aux femmes en réunion clientèle ou meeting (ce qui est cependant une chose grave), on ne demande jamais à un homme de porter autre chose qu’un pantalon. La société évolue ? Ah bon ? Vous êtes surs ? Entreprises libérés ? Je ne crois pas.
Et donc, pour en revenir à la détente, vous pouvez instaurer une journée chaussette sur la moquette. Ça permet de se libérer des chaussures, de laisser vos pieds respirer, de vous détendre et de vous sentir vous aussi, un peu en congés. Là j’ai l’impression de faire du Marie-Claire ou du Grazia : « Les 7 recettes pour être en congés alors que vous êtes encore au travail » (du coup j’aimais bien le titre alors je l’ai pris pour l’article).
Mais, la meilleure méthode pour vous sentir en congés, c’est tout de même de poser des congés (élémentaire mon cher Watson). Et pour les petits malins qui veulent me casser ma blague, de poser sinon des RTT. Aussi. Oui.
Et vous, quelles sont vos méthodes pour être en congés au travail ? Vous êtes plutôt chaussettes ou pieds nus ? Déchiqueteuse ou poubelle confidentielle ? Massicot ou aspicot ? Pause de 30 ou 45 minutes ? Salade de pâtes ou salade de patates ? Course de chaise ou chaise de course ? Melon ou pastèque ?
Parce que c’est forcément la chanson qu’on a en tête en ce moment, surtout qu’il y a une saloperie de pub qui passe à la radio et qui a repris cette chanson pour en faire quelque chose d’encore pire. Oui, c’est possible ! Du coup, c’est le truc où t’es foutu, la chanson tu l’as pour la journée en tête, voire plus.
Alors oui, l’été, il fait beau. Et ouais, même dans le Nord. Je ne parlerai pas des Hauts de France car je ne veux pas aborder un sujet qui fâche, surtout quand on voit ce logo. On dirait clairement un tatouage infini coeur fait par une pré-pubère de 15 ans qui vient de rencontrer « l’homme de sa vie » et qui va se faire tatouer en cachette dans la cuisine du voisin de la cousine de son cousin.
Franchement, les gens du Nord passent déjà pour des cons avec ces conneries de Ch’ti je sais pas où et d’anges de la télé-réalité, on a pas besoin d’en rajouter en tendant le bâton pour se faire battre. C’est tellement cucul que c’en est affligeant.
Bon, c’est bon, je suis fâché. Je change de sujet du coup. Car avant de m’égarer, je parlais justement de l’été et du fait qu’il faisait beau, même dans le Nord.
Avouons-le, le Nord, ce n’est pas vraiment réputé pour le beau temps et le soleil. Et en toute franchise, ce n’est pas forcément faux. Parce qu’il n’y a pas si longtemps que ça, Lille, c’était comme ça :
Et oui, le Nord, c’est un peu 50 shades of gris, mais dans le ciel. Les nuances, on connaît ça ici. Admirez toutes ces teintes de gris ! Je suis sûr que vous n’en avez jamais vues autant ! Klein et son bleu peuvent aller se rhabiller, ici c’est l’argile de Lille, le fer d’Armentières, le souris de Fourmies, le tourterelle de Moselle, l’argent de Montigny-en-Ostrevent et j’en passe.
Si Icare avait été un gars du Nord, il ne se serait pas brûler les ailes. Et non, il n’y a pas de soleil ici ! Et puis de toute façon les gens sont pas content quand y’en a pas et ferment les volets quand y’en a. Donc nous, dans le Nord, on est pas comme tous ces ronchons de français qui se plaignent tout le temps. Le soleil, on en a pas, comme ça on ne se plaint pas. CQFD !
Et là, je ne vous parle même pas du bitum, du macadam, du ciment et du béton. Les toupies, les camions malaxeurs, les bétonnières font tourner la tête à nombreux d’entre nous.
Regardez-moi cette bowté !
Et si vous n’êtes pas conquis, regardez ce que vous pouvez faire avec une toupis :
Voyez le plaisir et l’amusement de ces deux jeunes gens. Imaginez vos enfants heureux grâce à une simple bétonnière… Simple et pourtant si sophistiquée.
Je vous sens conquis. Et qui ne le serait pas ? Pas besoin de s’appeler Epicure pour apprécier les plaisirs de la vie dans le Nord.
D’ailleurs, si vous n’avez pas la chance d’habiter dans le Nord, dieu vous garde, je vous ai déniché deux applications disponibles sur Android pour vous permettre de profiter de ces 50 shades of gris, peu importe ou vous vous trouvez; Concrete mixer truck simulator et Camion malaxeur d’asphalte.
Et dieu est avec les bénéficiaires d’iPhone !
Car il faut croire qu’Apple aime particulièrement les gens des Hauts de France (malgré ce nom et ce logo pourris) car rien que pour vous, est disponible sur l’app store, Concrete mixer truck racing. Oui mesdames et messieurs ! Oui ! Parce que dans le Nord, on aime ça les courses. Et encore plus quand on peut tuner nos caisses !
Si avec tous ces arguments, vous n’êtes pas convaincus à venir vous installer dans le Nord, je ne sais pas ce qu’il vous manque.
Bande d’éternels insatisfaits !
Avouez que vous êtes simplement taupe de jalousie et n’osez pas vous mettre à l’anthracite car vous n’avez pas la main grège et du coup vous avez une peur mastic de ne pas réussir à exploiter cet or bistre.