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  • Le retour

    L’heure est arrivée, je pars demain. Souvenez-vous, il y a 3 mois, je me recassais une dent avant de partir. Mais ça, pour moi, c’était il y a bien longtemps.

    Et oui, maintenant, je rentre en France. Une fois de plus, je prends le bus. Pas de soucis, 5h de trajet, ce n’est vraiment pas grand chose. Je faisais plus pour aller voir mon frère dans le Nord lorsque je partais de Nantes. Du coup, comme j’ai appris à ma collègue italienne, « easy shit ».

    Non, je ne ferai pas de « ce qui va me manquer », « ce qui ne va pas ma me manquer » car je trouve ça inutile. Après tout, je savais que je rentrerai. Du coup, il n’y a aucune surprise. Je suis content de rentrer pour revoir ceux que j’aime. Et d’un côté, oui, je suis triste. Car une page se tourne.

    De ce fait, si jamais vous n’entendez plus parler de moi durant les semaines qui arrivent, dîtes-vous que c’est en traversant un passage piétons, j’ai regardé à droite puis à gauche, comme à Londres. Ou sinon, tout simplement, je serai en train de manger, enfin, de la vraie nourriture.

    Rentrer, partir, il y a toujours du positif. La seule question est de voir où il se trouve. Est-ce que Londres va me manquer ? Oui, forcément. Est-ce que je suis content de rentrer en France ? Oui. Sans l’ombre d’un doute. Mais rien ne sert de rester bloqué sur le passé. Maintenant, je dois avancer. Avancer en regardant d’abord à gauche. Avancer en restant sur la droite. Mais avancer.

  • Capstain Lock

    Lidia, Verdiana, ma mère, toutes 3 des femmes. Et bien malgré le fait que chacune vient d’un endroit différent, j’ai pu repérer la même manie, le même tic. Lorsqu’elles écrivent, la touche du capslock est toujours enfoncée. Ce qui fait que lorsque l’on récupère l’ordinateur après, on écrit en capslock à notre tour.

    Alors pour ceux qui ne savent pas ce qu’est cette touche sur votre clavier, c’est celle avec le petit cadenas, qui vous permet d’écrire en majuscule sans avoir à appuyer en même temps sur la touche shift. Pour ceux se demandant ce qu’est la touche shift, c’est celle avec la flèche vers le haut. Bon maintenant, je ne vais pas non plus vous faire un cours d’informatique. Regardez votre clavier d’ordinateur, pour ceux qui regardent sur smartphone ou tablette c’est dommage pour vous, et regarder à gauche. Elles sont généralement ensemble, l’une au dessus de l’autre. C’est bon ? Je peux reprendre ?

    Une seule question, pourquoi ? Pourquoi ce besoin de capslocker (oui, je fais du néologisme) ? Je veux bien croire que pour certains cas, le capslock est plus simple. Par exemple, mon ordi portable n’a pas de pavé numérique. De ce fait, je capslocke quand je rentre une série de nombre. Mais quel est l’intérêt de capslocker quand vous avez un pavé numérique ? Est-ce un problème de genre ? La France doit-elle revoir son éducation vis-à-vis du shift et du capslock ? Finalement, nous nous focussons (encore du néologisme ?) sur le fait que les femmes ne touchent que 80% du salaire des hommes (en moyenne), sur le fait que le rose fait « fille » et le bleu « garçon », alors qu’il y a bien plus important. En effet, il y aurait de ce fait un moyen rapide, efficace et infaillible de s’apercevoir si une femme était sur l’ordinateur avant vous ou non, la petite diode du capslock allumée.

    Alors oui, pour ceux qui ne le savent pas, pour savoir si vous êtes en capslock ou non, il y a une diode qui s’allume. Cette diode peut être soit sur la touche soit à côté de la diode du ver num. Bon, je fais l’impasse sur la touche ver num parce que je n’ai pas envie de vous détailler tout le clavier non plus. Si vous avez du mal rien qu’avec ça, je ne préfère même pas imaginer si un jour je vous explique que les touches Z Q S et D peuvent être utiles à plus qu’à écrire des mots comptent mille au Rummikub.

    Voilà un schéma fait sur Paint par mon petit frère de 11 ans pour vous expliquer les 2 cas de figure (une chose est fausse dans cette phrase).

    capslock

    A vous de deviner quel cas est le numéro 1 et quel cas est le numéro 2. Un indice, ils sont énoncés dans l’ordre. Haha, sacré indice là.

    De ce fait, à l’approche de Noël, n’achetez pas de Barbie, de Hello Kitty ou bien de Monster High à votre fille, mais un clavier d’ordinateur pour lui apprendre à utiliser la touche shift. Ce sera toujours plus utile qu’une fausse cuisinière, puisque de toute façon elle ne peut pas faire à manger avec. Pour votre fils, pas de soucis, une mallette de bricolo, un casque de chantier, une tondeuse ou une tronçonneuse, histoire qu’il apprenne ce que c’est q’un vrai bonhomme quoi.

  • Autobiographie

    Quand on connait bien une personne, on dit qu’on lit en elle comme dans un livre ouvert.

    Mais peut-on choisir quel type de livre nous sommes ? Et si le livre que je suis ne reflète pas ou mal la personne que je suis ? Suis-je capable de revenir en arrière dans cette lecture afin d’en modifier le contenu ? Et est-ce que la fin de mon livre est déjà écrite ? Et si des pages se froissent, s’abiment ou se déchirent ? Suis-je foutu ou ai-je la possibilité d’en avoir un nouveau ? Parce que si je suis l’auteur de mon livre, pourquoi tout ne se déroule pas comme je le veux ?

    Rendez-moi le stylo, ceci n’est pas mon livre, ce n’est pas ma vie. Pas celle où je suis censé être le héros en tout cas. Laissez moi arrachez les pages. Laissez moi reprendre du début.

    Je ne demande pas un best-seller. Non. Juste un livre qui me plait.

  • Fork Knox

     Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais je suis en colocation dans une maison. Actuellement, nous sommes 8. À l’endroit où je travaille, nous partageons l’immeuble entre plusieurs entreprises. De ce fait, nous partageons aussi la cuisine. Là, vous vous demandez surement où je veux en venir. J’y arrive. Vous souvenez-vous de mon article sur le manque de couteaux en France ? Et bien ici, à Londres, c’est le phénomène opposé; nous avons des couteaux mais peu de fourchettes. Et quand je dis peu, vous allez vite vous rendre compte pourquoi.

    Dans ma maison, nous avons 2 fourchettes pour 8. Au travail, nous avons une seule fourchette pour je ne sais pas combien de personne. Au moins une quinzaine je dirais. Heureusement, nous ne mangeons pas tous en même temps. Et pourtant, que ce soit au travail ou à la maison, avoir une fourchette pour manger est rare. Du coup, lorsque je pensais que la fourchette était en fait une légende, après un mois à manger à la cuillère et un mois avec des fourchettes en plastique qui se casse quand on pique des pâtes, j’ai réussi à avoir la vraie fourchette au travail. Oui oui.

    Je n’y croyais plus et pourtant c’est arrivé. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti ce sentiment. Je suis sûr que le bonheur de mon frère et ma belle-sœur réunis lorsqu’ils ont eu ma nièce et mon neveu était moins important que le mien lorsque pour la première fois j’ai pu manger avec la fourchette.

    Alors tel Link, je l’ai saisie et brandie fièrement vers le ciel. Un peu comme sur l’image ci-dessous.

    (Si vous ne savez pas qui est Link, regardez l’image. Si après avoir vu cette image, vous ne voyez toujours pas qui est ce dénommé Link, vous me décevez. Mais si après avoir vu cette image, vous découvrez que ce personnage ne s’appelle pas Zelda, vous êtes encore pires. Je vous renierais bien de mon blog, mais j’ai besoin de vous dans mes statistiques. Alors je vous invite à faire un tour sur cette page Wikipédia pour refaire votre culture vidéoludique.)

    Maintenant que tout ça est dit, imaginez une fourchette à la place des trucs qui bougent au dessus de sa main gauche (je ne vais pas non plus tout vous expliquez) et moi à la place de Link. Vous l’avez ? Et bah voilà, c’était moi. Le soleil perçait à travers les nuages et les trombes d’eau pour venir directement m’entourer tel un halo divin via le plafond de plexiglas.

    Depuis cet événement, la fourchette de métal m’attend chaque jour dans le vaisselier, sèche, prête à l’emploi, comme l’épée du roi Arthur dans son rocher.

  • Emmanchure

    Pour travailler en Outre-Manche il vaut mieux avoir le bras long. Car sinon pour vous, c’est une autre paire de manche.

    En effet, à vous de mettre la main à la poche pour un trajet qui vous coûtera un bras. Ensuite, vous allez devoir retrousser vos manches tel un col bleu, même s’il y a du travail à tour de bras et que du coup vous pouvez être embauché en un tour de main. Car pour travailler là-bas, mieux vaut ne pas être manchot ou travailler comme un manche.

    Si malheureusement c’est votre cas, vous pouvez d’ores et déjà faire la manche.

  • Rabbi of London

    Depuis maintenant un bon mois et demi, j’emprunte quotidiennement le métro londonien. Et sans me vanter, je dois avouer que je le fais comme un vrai chef. Enfin pas comme un chef indien hein. Parce que sinon je ne suis pas sûr qu’un chef indien ai déjà pris le métro. Et du coup, ça mènerait à la mauvaise image que je veux donner. On va donc dire que j’emprunte le métro londonien comme nous empruntons des sous à la banque; avec réticence mais par nécessité. Et que du coup, depuis le temps que notre système financier nous impose les prêts pour faire fonctionner l’économie, je fais ça naturellement, comme si ma nature m’avait prédisposé pour une telle chose.

    Mais surtout, en 57 jours de métro, j’ai eu le temps de regarder les publicités du métro et donc les affiches du très célèbre Mayor of London. Et du coup, de jour en jour, je vois ce genre d’affiche :

    caution

    carefulpatience

    De plus en plus je vois de moins en moins des affiches prônant la patience et l’attention. Non, je vois un homme faire de la danse. En effet, avez-vous déjà essayé de tomber dans le « gap between the train and the platform », dans un escalator ou du quai ? Non ? Bon, moi non plus. Mais je suis sûr que si jamais l’un de nous devait tomber, il ne tomberait jamais comme ça. Jamais !

    Non, là, sérieusement, on dirait le bonhomme danse tranquillement, posé, dans le métro. Et vous savez plus précisément à quoi ça me fait penser ? Rajoutez des mèches bouclées de chaque côté du visage de notre homme, une grande barbe et un chapeau.

    Vous l’avez ?

    Du coup, si à Paris on se demande ce qu’avait fumé le graphiste à l’origine de notre lapin rose, on sait d’où le graphiste de Londres à tiré son inspiration.