Patience a une vie de merde. Une vraie. Traductrice d’arabe pour la justice depuis 25 ans au black, elle n’a pas un centime de côté suite au décès de son époux, l’enseignement de ses deux filles et l’ehpad de sa mère juive.
Elle passe ses jours à écouter les petits dealers pour les stups et à traduire les interrogatoires ainsi que les gardes à vue.
Mais un jour, Patience en a marre de se saigner pour un boulot qui ne lui rapporte rien. Alors quand l’opportunité de récupérer des kilos d’une herbe de très grande qualité se présente, elle n’hésite pas à enfiler son plus bel hijab, acheter les gros sacs Tati et devenir ainsi La daronne.
Ce roman désopilant pointe un doigt cynique sur la place des étrangers et leur situation sociale. L’ouvrage, très court, se lit avec plaisir. Que va devenir Patience, alias la daronne ? Il n’en fallait pas plus, pas moins. Et je ne vais donc pas en dire plus, sauf que vous pouvez y aller les yeux fermés pour une bonne tranche de rigolade franche.
Suite à un naufrage puis à un sauvetage et enfin un largage, notre homme se retrouve bloqué sur une île avec le docteur Moreau et Montgomery ainsi que les autres humains aux allures plus que repoussantes.
Le narrateur apprendra vite qu’il faut se méfier des apparences et que les autres êtres qui peuplent la forêt ne sont pas ce qu’ils semblent être.
Le voyage dans le temps
Notre explorateur est bien particulier. Pour lui, pas question de visiter l’Europe, l’Afrique ou encore l’Asie, non. Ce qui l’intéresse, c’est le futur. Que deviendra notre civilisation dans 100 ans ? Dans 1000 ans ? Dans 100000 ans ? Fier d’exhiber sa machine à ses amis, il est sûr de réussir ce qu’aucun avant lui n’a réussi. Et il entend bien le prouver.
Recueil de deux courts textes, cet ouvrage nous donne tout de même l’envergure du travail de Wells. Véritable scientifique, chaque théorie et chaque fait semble plausible, voire même réalisable.
Si le premier sujet abordé est déplaisant et rend mal à l’aise, la tournure du second n’est pas plus réjouissante.
Le monde et l’être humain est ici abordé de deux façons différentes : la créatrice et l’hédoniste. Mais dans les deux cas, H.G. Wells semble peut optimiste.
JPP. Après 1h à attendre mon tour à la CAF on me dit qu’ils n’ont pas reçu la photocopie de ma CNI et que du coup s’ils ne l’ont pas ASAP dans leur BAL ou par mail en PJ, je ne toucherai pas mes APL avant 3 mois. On supprime l’ISF pendant que mon RSA ne grimpe pas et on veut en plus me sucrer mes APL. Vraiment JPP. Y’avait encore la réunion de bobo dans la ligne du PACS pour toucher encore plus d’aides quand leurs salaires réunis dépassent le PIB du Bénélux et qu’ils se retrouvent tous bienheureux à la manif pour tous contre l’IVG!
Et en rentrant, je suis encore tombé sur les forceurs au reconnaissable gilet rouge pour la lutte contre le sida et des gens qui s’arrêtent, les bras chargés de sacs EA, quand à côté t’as clairement 3 SDF en train de crever la bouche ouverte. Et moi qui vais rentrer dans mon HLM, bouffer des produits bourrés d’OGM, galérer à payer mes factures EDF, me bourrer d’antidépresseur pour être KO et prier pour que le lendemain passe à la vitesse d’un TGV. Le VSD, RAS, pas de nouvelle de la banque ou autre. Même si je sais que PE va me sauter dessus lundi pour savoir si j’ai envoyé des CV. Même le PLIE de ma ville n’arrive pas à me faire sortir la tête de l’eau. Je crois que même les MM du SAMU n’y arriveront pas. Si seulement j’avais pu être fils de PDG, même d’une PME, je suis sûr que ma vie aurait été différente. Mauvais ADN ? Il faut croire que mon QI n’est pas suffisant pour me sortir de la merde. Ou les différents SOS que j’ai pu lancer. Sans CDI ou CDD, je passe dans la vie comme un OVNI, bénéficiant de la CMU quand j’en ai besoin, me faisant insulter dès que je l’utilise. Le BEP ne sert à rien, j’aurais dû essayer d’aller plus haut, vers un BTS peut-être ? Ou tout simplement passer mes CACES, comme mon conseiller de la ML me l’avait dit à l’époque. Mais il est bien trop tard pour refaire le passé. Ma vie est dorénavant un long RTT emplie de TVA s’additionnant à ce que je ne peux déjà régler.
J’entends parler un nouveau dialecte à la télé : RGPD, IPO, M&A, start-up, ETI qui remplace petit à petit le précédent : PSG, OL, OM et j’en passe. Largué. Je suis largué.
Mon père vient de décéder. Il était en EHPAD. Cela vaut mieux de toute façon, je n’aurais pas pu continuer à payer. Un SMS à mes proches et c’est réglé.
PS : Ma vie tient sur un CD, celui de mon IRM. Ne chercher pas plus loin non plus que ces lignes.
Valentine est épileptique. Le mal la ronge au plus profond de son être et l’empêche de vivre une vie normale. C’est pourquoi ses parents et elle ont décidé de lui faire poursuivre sa scolarité dans une école spécialisée pour les épileptiques. Dans cet institut, tous les élèves et certains enseignements ont la même maladie.
Au début mal à l’aise, Valentine constate que pour une fois, elle n’est pas différente des autres. Jusqu’au moment où elle aperçoit dans la cours le garçon présent dans tous ses rêves sur le labyrinthe. Elle ne peut alors réprimer la crise qui l’assaille.
Mais dans cette école particulière, elle découvre que sa maladie est une force, un don qu’il faudra qu’elle maîtrise si elle veut comprendre la signification de ce fameux rêve, où les portes numérotées se succèdent.
Interception est un roman plutôt court mais pour le moins intéressant. J’aurais aimé plus de détails, plus d’explications, plus de profondeur. J’ai eu l’impression de survoler l’histoire en sautant des chapitres entiers, ce qui n’est pourtant pas le cas.
Ça n’en est pas pour autant un mauvais roman, mais je pense que malheureusement j’ai été habitué à beaucoup plus. Du coup cela m’a manqué avec Interception. Mais il a rempli à merveille son rôle de roman d’entre deux, après Harry Potter et avant une oeuvre d’Alain Damasio.
Marin Ledun, si jamais vous lisez un jour cet article, je suis à 100% avec vous pour encore plus détailler et approfondir Interception. D’ailleurs, merci papa pour le roman et pour la dédicace : « Et si certaines maladies étaient des dons pour changer le monde ?« .
Asseyez-vous mes enfants et écoutez la légende de l’Agneau et du Loup, la légende de ces deux chasseurs éternels unis pour la vie et pour la mort, sous le nom de Kindred. Si je vous raconte ça aujourd’hui mes petits, c’est que vous êtes en âge de savoir comment ici, sur Runeterra, les gens meurent.
Kindred prenait place dans la Fontaine de la Faille de l’invocateur, lieu de perdition pour toute âme dont l’appel du sang voulait être entendu.
– Agneau, me laisseras-tu chasser aujourd’hui ?
– Bien entendu Loup. Comme toujours. J’ai déjà repéré pour toi le célèbre moine aveugle guerrier aux points de feu. Cependant, rappelle-toi, cela dépendra également du courage et du cœur des chassés.
Kindred se dirigea directement vers le haut de la jungle pour que Loup, déjà assoiffé de sang, puisse se repaître des krugs dans une frénésie de chasse que lui seul pouvait faire endurer à ses proies. Aucune haine ne l’animait pourtant, juste une soif de sang insatiable qui n’avait rien pour lui déplaire.
Les pourparlers du fléau des mers donnaient écho aux flèches éthérés d’Agneau. Le châtiment ne se fit pas attendre, la pierre s’effrita, les membres tombèrent et seule de la poussière de roche résida sur le sol. Mais Kindred n’en était qu’à son début. La roche n’était bonne qu’à lui ouvrir l’appétit. Du vrai sang devait couler aujourd’hui.
– Regarde Loup ! Ce beau roncier rouge ! Aimerais-tu planter tes crocs dans son écorce encore fraîche ? Le goût suave de la sève chassera rapidement le goût rocailleux de la roche.
Sans même répondre, Loup se jeta instantanément sur l’animal pendant que la danse des flèches décochées par Agneau se planta dans les trois ennemis. Tandis qu’elle continuait sa pantomime macabre autour des bêtes, il les mordait sans relâche jusqu’à la dernière goutte, sa satiété assouvie pour les dix prochaines secondes.
– Agneau, j’entends une douce mélodie à mes oreilles. Je veux danser avec ces corbins, comme toi. Je veux les déplumer avec mes propres crocs et danser au rythme du sang qui s’écoule de leur pauvre bec. Agneau, allons-y.
Les deux entités de Kindred, Agneau et Loup, se mirent à attaquer les corbins à coup de crocs et de flèches acérés, coupant et déchiquetant les malheureux animaux. Une fois de plus, Agneau dansa autour de ses proies. Elle aimait voir ses ennemis la regarder lorsqu’elle les abattaient d’une pointe en plein cœur. Loup, lui, aimait voir les faibles s’enfuir. La traque n’en faisant ressortir qu’un sang meilleur.
Après les pauvres corbins, la soif de Loup n’était toujours pas étanchée. Ou tout du moins pas assez. A ses oreilles tambourinaient encore la mélodie des battements du cœur de chaque être vivant aux alentours, enivrant ses pensées et troublant sa raison. Il suivit donc Agneau à travers le côté sud de la forêt pour châtier le golem et ses fidèles.
Aujourd’hui, personne n’échapperait à Kindred. La mort serait présente à chaque coin de la faille et la peur ou l’acceptation en seraient les seules échappatoires. Une fin comme les aimait et comme les aimera toujours Kindred.
– Loup, entends-tu les échos de cette bataille lointaine ? Ressens-tu la peur qui anime leur cœur ?
– Mon cœur bat à l’unisson des rebonds des haches. Le sang frappe à mes tempes comme la masse d’un troll sur une petite fée. Allons-y Agneau, je ne peux plus tenir. Il me faut du sang ! Vite !
Appelée par le bruit des armes et par le sang, Kindred se dirigea vers le sentier tout au sud de la forêt, celle où tireurs et supports s’affrontaient sans relâche. Comme dans toute bataille il n’y avait bien entendu qu’une seule issue, son propre sang ou celui de ses ennemis. Et c’était une issue qui ne faisait que trop saliver Loup.
De loin Kindred aperçu l’escarmouche en cours et s’y précipita.
La mort, déjà proche se rapprochait toujours plus, à grandes enjambées.
– J’espère que certains vont courir. J’aime quand ils courent. Leur sang n’en est que plus succulent. L’adrénaline, il n’y a rien de mieux. La peur ! Oui ! J’aime l’odeur du sang glacé par la peur.
Kindred n’eut d’yeux que pour Lucian. Elle sentit en lui l’excitation d’avoir échappé de justesse à la mort. Mais Kindred n’était pas clémente, personne n’échappe à la mort, sauf si Kindred le décide elle-même ou si un ange gardien veille sur sa proie. Mais il était bien trop tôt pour que quiconque ait cette chance.
Des trois ennemis qui fonçaient sur le tireur et son allié, Agneau reconnut le moine, sa proie, et s’en lécha les babines à travers Loup. Un festin les attendait.
Lucian fonça sur une courte distance et signa à cet instant précis son arrêt de mort. Kindred surgit d’un bond sur sa proie qui chercha à sauver sa misérable vie. Le purificateur ne s’y attendait pas et malgré ses compétences, rien n’arrêta Loup. Les fuyards resteront toujours son met préféré. Il se rua sur son ennemi, qui n’eut d’autres choix que de succomber, sous les rires du glorieux exécuteur et de Loup, ravis de ce spectacle macabre qui ne faisait que commencer. Et en effet, Agneau, elle aussi joyeuse de voir la déroute des deux survivants, faisait danser ses flèches dans le corps de ses cibles.
– Et de une. Et de deux ! Attention Lee Sin, la troisième arrive. Ne la vois-tu pas ? Je peux t’assurer par contre que tu vas la sentir.
Une cabriole plus tard, le moine aveugle vit la mort en face. Et malgré sa veine tentative de fuite, il succomba tout comme son compatriote à la flèche d’Agneau.
– Pourquoi nous arrêtons-nous Agneau ? Si le troll peut encore tenir sur ses jambes, c’est qu’il n’est pas mort. Je veux goûter son sang. Je sens d’ici les immondices dont il regorge.
– Il était trop tard, mon cher Loup. Regarde cette tourelle ennemie. Elle n’aurait fait qu’une bouchée de nous. Comment pourrions-nous tuer si nous sommes morts ? Ne t’en fait pas. Nous le tuerons bien assez tôt. Personne ne peut nous échapper. Personne ne peut t’échapper Loup.
A ces mots tendres, Loup hurla de plaisir en pensant à sa gorge remplit de sang chaud et des flots se déversant de sa gueule entre ses crocs. Des bruits de succion accompagnèrent le prochain marquage d’Agneau.
– As-tu déjà rêvé de goûter un ange, Loup ?
– Un ange ?
– Oui. Mais pas n’importe quel ange. Un ange déchu.
– Oh oui Agneau, allons-y. La haine épice le goût du sang. Chaque globule en capte son arôme. Je veux cet ange, Agneau. Donne-le moi ! Donne-le moi !
Mais Loup dû prendre son mal en patience car par la jungle Kindred devait passer. En effet, il était venu l’heure pour l’immonde crapaud géant de rendre son dernier souffle.
Et une fois de plus, le châtiment s’abattit sur un monstre de la forêt. Kindred en était la seule maîtresse et avait droit de vie et de mort sur quiconque s’y trouvait. Cabriole, décoche, roulade, morsure, Kindred jouait avec sa proie comme au premier jour. Jamais tuer pour elle n’avait été ennuyeux, même sur les plus faibles ennemis.
Ce fut ensuite au tour des lycans et des krugs de subirent le même sort que le Gromp. A savoir la seule opportunité que Kindred laissait à ses rivaux : la mort.
Mais ce fut un tout autre opposant que la mort pris pour cible. Ou plutôt qu’elle cru prendre pour cible. Car même la rapidité de Kindred n’est rien comparée à celle de la gardienne du marteau, Poppy.
Un hurlement à glacer le sang suivit l’échec des chasseurs. Le deuxième.
– Agneau ! Pourquoi ? Pourquoi abandonner une fois de plus ?
– Je sais Loup. Je sais que tu as faim. Mais apparemment, son heure n’était pas encore arrivée. Sois patient Loup. Je te promets que tu goûteras à la chair de cette Yordle.
Agneau et Loup épanchèrent leur soif sur des misérables corbins. Ce qui remonta un peu le moral de Loup, qui put se rouler dans leurs plumes imbibées de sang et ainsi jouer au corbin mort. Rien ne le mettait plus en joie que de jouer avec les restes de ses victimes, sauf bien sûr, de les tuer.
Pour se laver, Kindred décida d’emprunter la rivière et tomba nez à nez avec un carapateur. Ce mélange incongru entre un crabe et un trilobite qui passe son temps à parcourir toujours le même chemin. Mais même la mocheté n’arrête pas la mort quand elle a décidé de frapper. Si cette bête a un cerveau, c’est ce qu’elle a dû retenir avant de mourir.
– Loup, chut ! Oui, c’est bien une nouvelle bataille que j’entends se profiler au sud. Allons-y ! La dernière fois, le roi des trolls nous avait échappé. Il n’aura pas cette chance une deuxième fois.
Tapie dans un buisson, Kindred attendait patiemment ses proies, imaginant de quelles manières elle pourrait jouer avec. La personne qui a dit de ne pas jouer avec la nourriture n’avait certainement jamais croisé la route de ces deux chasseurs.
Mais pour le troll et son tireur, l’heure n’était pas encore venue. Et la vengeance d’Agneau et de Loup serait terrible.
Comme après chaque échec, il était important pour Kindred de se venger sur tous les êtres qu’elle croisait dans la forêt. Enragé, Loup avait seulement besoin de se défouler, de planter ses crocs dans une chair chaude et mouvante, peu importe qu’elle soit visqueuse, poilue ou plumeuse. Elle devait être juteuse, c’était tout ce qui lui importait. Il fallait que ça éclabousse, que ça crie et que ça meurt. Seul cela pouvait lui faire oublier l’échec.
Et c’est ce qu’Agneau s’appliquait à lui donner jusqu’à avoir l’opportunité d’un sang humain à verser, car sur le sentier au milieu de la forêt l’ennemi frappait. Mais Agneau bénit à temps le sol de son repos pour empêcher le héraut des machines de trépasser.
– Désolé Lee, son heure n’était pas encore arrivée. Par contre, je n’en dirais pas autant en ce qui te concerne. Rien ne sert de prier, il faut mourir à point !
Loup s’employa alors avec frénésie à déchiqueter chaque partie du corps du moine. Sa chair à vif ne laissait plus aucune place au doute. Il allait mourir. Par miséricorde, Agneau fit s’abattre sur lui sa danse des flèches.
Mais la traque n’était pas terminée. L’ange déchu profita de la mort de son compagnon pour fuir lâchement, l’abandonnant à son propre sort, ne se souciant que de sa vie, bientôt écourtée. Car Kindred ne laisserait pas une fois de plus une proie lui échapper.
– Regarde la Loup, essayant de fuir ! Ne voulant pas accepter son destin. Cette flèche est pour toi, mon cher Loup.
Et une dernière volée vint clouer Morgana à sa véritable place, le sol.
Les chasseurs éternels célébrèrent leur victoire autour d’un golem, qu’ils démantelèrent pierre par pierre, pour jouer, parce qu’ils le pouvaient. Leur puissance n’avait pas d’égal sur la faille. Les éclats de roche qu’ils disséminèrent sur le sol en témoignaient.
Kindred se rendit ensuite visiter le camp des krugs pour en éparpiller encore plus. Loup s’amusa à déchiqueter les bêtes en cailloux de différentes tailles puis à chercher si deux, par pur hasard, étaient identiques, mais n’en trouva pas.
– Agneau, j’ai de la pierre entre les crocs, peut-on aller se procurer quelques cure-dents en écorchant le roncier ? On pourrait aussi en profiter pour le tuer. J’imagine déjà sa sève couler dans ma gorge.
– Si tu veux Loup. Et que dirais-tu de te déguiser en corbin une fois de plus après ? Le sang et la sève pourront coller les plumes à ta fourrure. Cela pourrait-être amusant.
– Oui ! Les corbins !
– Regarde au loin qui a décidé de faire trempette Loup ! Voudrais-tu voir un ange se noyer ?
Kindred avait décidé une fois de plus que l’heure de Morgana était arrivée. Elle n’eut aucune échappatoire et une tempête du chaos la laissa pour morte, le visage dans l’eau boueuse, Agneau dansant autour d’elle et Loup regardant les éclairs déchiqueter son cadavre.
Et une fois de plus, Kindred célébra ce meurtre par une nouvelle tuerie sur les corbins, mais ennemis cette fois-ci. Son territoire s’agrandissait. Le moine aveugle ne lui faisait plus peur. Sa forêt devenait petit à petit sienne.
Les krugs y passèrent également. Ils n’avaient jamais dû connaître pire mort que ce que Kindred leur fit subir, car sur les murs de roche gisent encore aujourd’hui des marques de fuite impossible, où la roche vint se fracasser contre la roche, dans le but que l’une s’écroule. La fuite n’était peut-être pas l’objectif de ces misérables bêtes.
– Et si nous allions purifier de sa vie Lucian, Loup ? Faisons du sol qu’il foule une terre sanctifiée.
Le Purificateur n’avait pas senti la présence des chasseurs à proximité de lui et n’eut d’autre choix qu’essayer de gagner la poursuite dans laquelle il venait de les engager pour sauver sa vie. Mais la frénésie de Loup excitait Agneau qui cabriolait aussi vite qu’elle pouvait pour le rattraper. Et finalement, la terreur de la mort s’empara du fuyard qui perdit rapidement son énergie. Estropié par Agneau, sa vue se rétrécissait sur une seule et unique chose, les crocs sanglants de Loup avant son attaque. Et la dernière image que ses yeux virent fut l’intérieur de sa gueule. Ne se rappelait-il plus que les coureurs étaient les mets préférés de la bête ?
– J’aime le goût de la peur Agneau. Le sang de cet homme est tellement bon ! Tu dirais que ça rend le sang…délicieux.
– En effet Loup, c’est exactement ce que je te dirais. La peur doit rendre le sang de cet homme délicieux à ton goût.
Kindred décida de célébrer sa victoire sur l’immonde carapateur. Quand la frénésie du sang pulse, peu importe la beauté de la cible du moment qu’elle meurt. Et gare à celui qui oserait la voler. C’est la leçon qu’aurait dû retenir Lee Sin. A voler dans les plumes de Kindred, il entraîna dans ses pas Trundle qui se fit intercepter par Lulu et ses ombres jumelles.
– Dommage pour toi roi des trolls, tes amis t’ont abandonné. Tu sais la seule chose qu’il te reste à faire.
– Mourir ! Hurla Loup en plantant ses crocs dans la chair fraîche de Trundle, le blessant et le laissant ainsi à la merci d’Agneau.
– Tu n’y as pas échappé cette fois vieux troll. Ne nous connais-tu pas ? Crois-tu vraiment que tu pouvais fuir à nouveau ? Crois-tu vraiment que tu pouvais fuir Loup ?
Le corps et le cœur gorgés de haine vengeresse, Kindred se dirigea vers le dragon. A l’arrivée de la mort, le monstre déploya ses ailes et fit pleuvoir le feu sur Kindred, en vain. Rien n’était trop gros pour les chasseurs éternels. Ni le vent, ni l’eau, ni le feu ne pouvaient l’empêcher d’accomplir son oeuvre. Et le dragon, rendu maladroit par sa taille, ne pouvait fuir et était condamné à subir les flèches d’Agneau et les morsures de Loup jusqu’à ce que mort s’en suive.
De plus en plus forte, Kindred ne fit qu’une bouchée des krugs, devenus menu fretin pour les chasseurs, à peine de quoi se divertir dix secondes. C’est pourquoi Agneau emmena Loup jouer avec le carapateur, qui n’opposa bien entendu aucune résistance mais qui permit à Agneau de réfléchir à sa prochaine proie. Et une ange aux ailes détruites ne peut voler au travers de la mort. La terreur mortelle emplit le cœur de Morgana qui chercha à fuir son destin. Mais la danse des flèches d’Agneau lui rappela qui le seul destin qui l’attendait était la mort. Rien de plus.
Loup et Agneau célébrèrent ensuite cette mort sur une nouvelle, celle du gromp, laissant Gangplank, le fléau des mers seul sur la voie du haut.
– Je m’ennuie Agneau. Les monstres de cette forêt meurent trop vite. Ne pouvons-nous pas encore tuer cette ange ? J’aime voir ses ailes frémirent alors que la vie a déjà quitté son corps. Le sang éclabousse partout.
– Nous ne pouvons pas pour le moment Loup, il faut que tu sois patient. Occupons-nous de ces lycans, d’abord. Cette forêt est désormais la nôtre. Continuons d’asseoir notre pouvoir. Montrons à ces monstres que le seul dieu qui existe est celui de la mort et que nous sommes ces apôtres. Regarde ces jolis minions. Ne voudrais-tu pas jouer un peu avec eux ? Il en arrive par dizaine. Mord Loup, mord ces êtres misérables !
Mais Loup n’aimait pas le goût de ces petits êtres pour qui la vie n’avait aucune importance, pour qui le verbe fuir n’existait pas. Les minions n’amusaient pas du tout Loup. Alors Agneau les exécuta avec ses flèches et s’attaqua ensuite à une tour ennemie qui leur bloquait le passage, dans le but de se frayer un chemin vers la base adverse, là où de la chair fraîche attendait nos deux amis.
– Regarde Loup, le troll arrive ! Es-tu prêt ?
– Mes crocs sont acérés Agneau, comme toujours !
Mais à peine Trundle eut-t-il gelé une partie du sol pour ériger une montagne de glace qu’il s’enfuit à trois pattes devant les alliés de Kindred.
– Noooooon ! Hurla Loup de rage. Pourquoi êtes-vous venus ? Ne voyez-vous pas que vous lui avez fait peur ! Misérables insectes !
– Calme toi Loup. Ils n’y sont pour rien. Ce roi des trolls est encore moins courageux que des minions, qui eux affrontent la mort droit dans les yeux. Regarde plutôt approcher l’ange que tu aimes tant, Morgana.
Loup salivait à l’approche d’un de ses jouets préférés.
L’ange déploya une ombre maudite sur le sol mais tout comme Trundle, s’enfuit juste après.
– Pourquoi Agneau ? Pourquoi ne viennent-ils plus ? Pourquoi restent-ils à l’abri dans leur fontaine ? Sont-ils tous lâches ?
– Je crois qu’ils refusent de combattre Loup. Ils abandonnent. Je suis désolé. Finissons de détruire le nexus. Une autre bataille nous attend. D’autres morts tenteront de s’enfuir. Le destin les rattrapera ne t’inquiète pas. Nous les rattraperons. Et je te promets que leur souffrance n’en sera que plus terrible.
Voilà les enfants comment la mort œuvre sur Runeterra. Loup et Agneau. Agneau et Loup. La douceur et la fureur unis à jamais pour une danse macabre, deux chasseurs éternels.
Il se passe tellement de choses dans ce dernier opus que je ne sais pas par où commencer.
7 Harry dans les airs, un Maugrey à terre.
Ron, Harry et Hermione à la recherche des Horcruxes, la dernière demande Dumbledore à Harry.
Le mariage de Bill et de Fleur qui dérape par la marque des ténèbres.
Ça part de partout à toute berzingue ! Adieu l’innocence des jeunes années, bonjour la souffrance, les sacrifices et la mort. Pour cette dernière année, Hermione a revu le sens de ses priorités. Car une guerre sans merci va opposer deux camps : l’armée de Voldemort à l’armée de Dumbledore. Cette dernière plutôt entachée par le déséquilibre des forces, en sa défaveur bien sûr.
Le seul moyen d’équilibrer les forces vient de nos trois compères, dont personne ne sait ce qu’ils font, pendant que les ténèbres conquiert peu à peu le pays.
WOW
WOW
WOW
C’est ce que je retiens des reliques de la mort. J’ai découvert tellement plus en lisant le livre ! Imaginez que j’ai enfin compris pourquoi Harry n’est pas mort !
Tellement d’émotions à la lecture, d’en apprendre encore plus sur le passé de Rogue, sa relation avec Albus, ses missions auprès de Voldemort. Et quel bonheur de comprendre tous les desseins de Dumbledore, ce qu’il cachait à tout le monde et les rouages qu’il tirait.
J.K. Rowling a réellement su terminer sa saga en beauté, réussissant à ôter tous les doutes et les dernières zones de brouillard.
J’AI ENFIN TOUT COMPRIS ! Vous ne vous rendez pas compte du bonheur que j’ai éprouvé tout au long des dernières pages, à démêler les derniers nœuds au cerveau qui subsistaient. Et en même temps que les pages s’écoulaient, j’essayais de ne pas garder à l’esprit que la saga touchait à sa fin. Et ça y’est, c’est fini. Quelle sera la suite ?