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  • Mady

    Mady

    J’étais hier soir à l’anniversaire des 30 ans d’une société.

    J’étais il y a un mois à l’anniversaire des 60 ans de mon père.

    Vous voyez où je veux en venir ? Deux anniversaires ! Et si l’on additionne le chiffre 30 à lui-même, le résultat obtenu est 60. De même que si l’on multiplie 30 par 2. Étrange non ?

    J’ai encore plus étrange à vous annoncer. Quelque chose qui pourrait bien changer l’ordre mondial. Et si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je ne prends jamais les choses à la légère.

    Au cours de ces deux événements, une chose similaire est arrivée : de la musique a été lancée. Chose somme toute assez normale puisque je me trouvais à deux événements festifs, des anniversaires qui plus est. Et il est souvent de coutume, voire de rigueur, que dans des soirées de type anniversaire, il y ait un préposé au son, dont le mot d’ordre est de faire bouger des popotins, a.k.a. faire shaker des booty. Cette personne usera de nombreux artifices pour ne pas faillir à sa mission; disco, années 80, Hip-Hop, RnB, reggaeton et j’en passe seront ses armes de prédilection.

    Mais il y est une arme bien plus destructrice ! Une arme dont on ne se rend pas compte du potentiel. Une arme qui, depuis des années, s’immisce dans nos vies pour nous contrôler. Oubliées les discussions. Oublié le repas. Oubliés les partenaires. Oubliée l’envie d’uriner. Cette arme a le pouvoir de faire tout ça. Votre volonté n’est qu’un château de sable devant affronter un tsunami !

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    Pavlov l’avait prédit. Ce vieux fou avait tout préparé ! Cerise sur le gâteau, ses chiens et leur nourriture n’était qu’un amuse bouche ! Mais il passa sous silence cette partie, attendant patiemment le bon moment pour lancer son offensive. Car ce que personne ne sait, c’est qu’à ses heures perdues, Pavlov était disc jockey, mixant les plus gros sons sous le pseudonyme DJ Иван Петрович Павлов.

    C’est donc sans préambule, qu’à ces deux anniversaires, le préposé au remuage de popotins lâcha la bombe. Et dès que les premières notes retentirent, telle une armée de zombies, tout le monde s’arrêta de faire ce qu’il faisait sur l’instant pour se ruer sur la piste de danse comme si elle avait vu un bébé tout frais, pour danser le madison. Oui, le madison est cette arme de destruction massive ! Observez autour de vous le changement de comportement des gens à l’écoute des premières notes.

    Le petit malin qui voudrait rigoler pendant un enterrement pourrait passer pendant l’arrivée du cercueil, à la place de la marche impériale (oui mon enterrement/envoyage de mon cadavre dans l’espace sera trop bien), le madison et se payer une bonne tranche de rigolade en voyant de suite les gens arrêter de pleurer pour pousser les bancs et les chaises afin de danser comme des possédés !

    Cette chanson est diabolique et Jésus, s’il le pouvait encore, danserait lui aussi le madison, envoûté par les diabolicum seize temps. Certains des esprits les plus téméraires, réussissant tant bien que mal à lutter contre cette danse du démon, jureraient entendre des bruits de choc au rythme de la musique, comme si une grosse poutre de bois heurtait violemment le sol.

  • Kabukicho de Dominique Sylvain

    Kabukicho de Dominique Sylvain

    Kabukicho SylvainKabukicho, ce quartier aux faux semblants, aux sourires mensongers, ce quartier criard aux néons tapageurs, racoleurs, ce quartier où Tokyo se réunit, avide de soumission et d’éloges, ce quartier copiant Roppongi comme le cousin bizarre de la famille que tout le monde oubli, se rappelant à tous dans les pires moments et qui pourtant, parfois, en de rares occasions, contient une pépite à l’état brut ou raffinée.

    Kate Sanders en était une. Dès son arrivée à Kabukicho elle avait réussi à creuser son trou, à se faire une place au Club Gaïa, petite protégée de Mama San, la patronne. Et c’est pourtant dans un autre trou qu’elle sera retrouvée, morte, enterrée vive, dans le parc Chiba. Là où un mois plus tôt elle avait pique niqué avec Yodai.

    Lui aussi en est une. Arrivée à Tokyo pour cherché sa mère, Kabukicho l’a recueilli et l’a éduqué comme son fils. Devenu l’hôte le plus prisé de son propre club, le Café Château, il gagne dorénavant sa vie à mentir et à sourire, mais surtout à se mentir à soi-même.

    Mais de mensonge il n’y a pas la place dans l’enquête de la police. L’inspecteur Yamada est bien décidé à résoudre cette enquête, sa première vraie enquête depuis son retour au sein de la police après son coma. Pour élucider le mystère de Kate Sanders, il va devoir se plonger dans sa vie d’hôtesse, découvrir son histoire.

    L’histoire de Marie ressemble à celle de Kate, une gaijin qui débarque à Tokyo et qui termine elle aussi à Kabuchiko, à vendre son sourire et ses compliments.

    Véritable lieu de perdition, Kabukicho au mille néons réserve de nombreuses surprises par-delà les mensonges. Encore faut-il réussir à déterrer le vrai du faux.

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    Après La voie du sabre, il s’agit donc de mon deuxième roman se déroulant au Japon, ce pays qui subjugue l’Occident et qui recèle une part d’ombre en plus de son passé glorieux.

    Vous me connaissez, j’aime à petite dose les polars thriller. Oui, j’ai aimé Kabukicho, oui j’ai trouvé le coupable avant le dénouement et oui, une fois de plus, à la fin de ma lecture je me suis dit : « Qu’a ce roman de plus que les autres ? ».

    Le jour de ma fin de lecture, le matin même, il me restait à peine vingt pages lorsque j’ai dû m’arrêter car arrivé au boulot. Il me manquait l’explication, le pourquoi ! Je trépignais de le connaître, d’apprendre la psychologie du personnage qui l’a amené là où il est. Et pourtant, un fois le livre refermé, partageant ma surprise avec Cynthia sur une chose, je restais avec cette gêne.

    Oui, le roman est sympa et qui plus est rapide à lire et assez inattendu, jusqu’au moment où tous les pions mis en place révèlent la vérité avant que l’auteur ne le fasse. Mais finalement, on finit par s’attendre à cet inattendu, puisque habitué aux polars, aux thrillers et à tous ces livre à suspens. On se dit « A quoi je ne m’attends pas du tout ? À cette chose précise. Ok. Donc il y a de grandes choses pour que cette chose soit la clé du mystère ». C’est triste, mais on tomberait presque dans cette caricature qu’est le film Un cadavre au dessert.

    Alors non, je ne critique pas tant le roman, je vous l’ai dit, j’ai bien aimé. Mais je crois que je commence à me poser trop de question quand je lis un polar. Je devrais les aborder comme ma mère, en lire un puis passer à autre chose sans trop chercher. Je salue bien bas tous ces passionnés de thrillers et autres polars, vous avez du courage !

    Finalement, si vous voulez vous détendre, Kabukicho de Dominique Sylvain vous conviendra parfaitement. Il se lit bien et une fois plongé dedans, on veut découvrir ce qu’il s’est passé. Savoir pourquoi Kate s’est faite enterrée vivante. Là-dessus, le roman est une réussite. Mais j’attends toujours ce roman policier qui ne me laissera pas un goût de déjà vu une fois la lecture terminée, qui me retournera le crâne.

    Pour une lecture détente, ok ! Si, comme moi, vous souhaitez plus, optez pour un autre roman.

    PS : j’ai pas mal été perturbé par la couverture qui me rappelait grandement le détective L du manga Death Note. Et non, je ne parlerai pas de ce « film » de Netflix Death Note. Il y a des sujets tabous.

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  • La voie du sabre de Thomas Day

    La voie du sabre de Thomas Day

    la voie du sabre thomas dayDans l’empire de l’Empereur-Dragon Tokugawa Oshone, de nombreux seigneurs se partagent les territoires, sur lesquels ils règnent en maître, bon ou tyran.

    L’un d’eux, le Seigneur Nakamura Ito, se différencie par sa cruauté et le respect qu’il a su hériter par la crainte et par ses exploits guerriers. Son but est très simple, agrandir son pouvoir et ainsi son royaume. Pour ce faire, le meilleur moyen est encore d’enfanter l’Impératrice-Dragon, la fille de l’Empereur-Dragon. Mais le manque d’encre Shô l’empêche de parvenir à ses fins.

    Une aubaine s’offre un jour à lui, en la personne d’un Ronin à l’aspect de clochard dont la puanteur n’est supplantée que par son habileté à manier le katana. Cet étrange personnage, du nom de Miyamoto Musashi, se voit confier la lourde tâche d’entraîner le fils du Seigneur, Mikédi, dans la Voie du Sabre, la seule qui lui permettrait de prouver sa valeur et de mériter le droit de faire un enfant à l’Impératrice-Dragon.

    Pour assouvir le souhait de son père, Mikédi , alors âgé de douze ans, part sur la route d’Edo, empruntant non pas les routes mais la Voie du Sabre.

    Très court roman de moins de 300 pages, l’œuvre de Thomas Day se déguste d’une traite. Non seulement parce que courte, mais surtout parce qu’entraînante. L’histoire du maître et du disciple est ponctuée par plusieurs légendes venant étayer le récit. Légendes qui nous plongent d’autant plus dans l’univers et dans la narration de manière habile, pour permettre au Japon de Thomas Day de se substituer au Japon que nous avons en tête.

    Le caractère stricte et épuré du pays, mélangé au fantastique, nous plonge dans un univers onirique dont on ne peut douter de l’existence, où lézards géants côtoient mages et où poissons des mers accueillent des cités îles, pendant qu’un Empereur-Dragon fait la pluie et le beau temps sur ses seigneurs et donc par leur intermédiaire sur son peuple.

    Chaque exercice de Mikédi nous fait grandir avec lui et malgré les ellipses de parfois plusieurs années, le fil du récit n’est jamais interrompu par des retours en arrière ou des réflexions de la part du lecteur. Chapeau bas pour cette prouesse !

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    Je désirais lire un roman court après les 200000 pages de La Guerre et la Paix, pour me vider la tête. Et je dois vous avouer, La voie du sabre de Thomas Day n’a pas fait long feu. Quand on sait qu’un roman est court, on ne veut vraiment pas s’arrêter car on se sait proche de la fin. Et plus j’avançais dans le roman, plus je me demandais comment l’auteur avait réussi à caler autant d’histoires dans si peu de pages. Et j’en redemandais !

    Mais vous savez, aussi étrange que cela puisse paraître, après le dernier mot du roman, je fus rassasié. Il n’y avait ni trop, ni trop peu. L’auteur a réussi à trouver la quantité parfaite à proposer pour que le lecteur puisse digérer proprement son œuvre, en laissant un goût succulent en bouche. Plus de choses et l’ouvrage en aurait été alourdi, moins fluide, contraire à la philosophie de Miyamoto Musashi, pour qui parler n’est pas nécessaire, les actes faisant preuve de l’homme.

    Maintenant, c’est à vous de lancer sur la voie du sabre. Mais attention à ne pas vous perdre en chemin, car en moins de 200 pages s’écoulera des années qui mettront vos nerfs, vos muscles et votre cœur à rude épreuve.

    Mais au fait, pourquoi faites-vous ça ? Pour qui ?

  • La Guerre et la Paix de Tolstoï

    La Guerre et la Paix de Tolstoï

    La guerre et la paix 1 Tolstoi

    Nous sommes dans l’Europe du début du XIXè siècle. La France de Napoléon enchaîne les victoires et les conquêtes. Le dévolu de l’Empereur se jette sur la Russie, identifiée alors comme allier de l’Angleterre.

    Bientôt l’armée de l’Empire de France va marcher sur la Russie et ses alliés, dans une conquête inarrêtable.

    Mais la noblesse n’en a que faire, pour qui tout cela appartient à un futur lointain. L’armé rouge, forte, disciplinée, imbattable, empêchera l’avancée de Buonaparte, par le sang de leurs braves s’il le faut. Vaincue, incapable d’atteindre Moscou et Saint Pétersbourg, l’armée française n’aura pour seul but que de retourner en France, désemparée, perdue et anéantie.

    Alors les repas, les bals, les danses et les rires se prolongent, insouciants. La vie suit son cours comme il se doit, aussi sûr que l’eau coule d’amont en aval.

    Les Rostov, les Bézoukhov et les Bolkonsky en font partie. Qui doit être auprès de son père mourant, qui profite simplement de la vie, l’insouciance aux lèvres et l’amour au cœur, qui, sinon, doit élever son fils. Mais même lointaine, la guerre a de ça qu’elle réussit à faire parler d’elle, réveillant le dédain ou le patriotisme et en chacun un désir propre, qui cherche la gloire, qui la fortune, la renommée ou l’adrénaline.

    La guerre et la paix 2 Tolstoi

    Mais même les plus braves doivent à un moment se rendre compte que l’amour d’un empereur ne fait pas tout. Qu’une stratégie de guerre ne peut pas toujours être suivie à la lettre. Que chaque régiment, chaque responsable, chaque homme, à son libre arbitre. Et que c’est ce dernier, qui influera sur la guerre, dans la victoire ou dans la défaite. Et il faut parfois beaucoup de sacrifice pour s’en rendre compte. Si on s’en rend compte.

    Je me devais de lire ce diptyque. La Guerre et la Paix est un tel classique que passer à côté aurait été un affront. Donc je m’y suis lancé avec joie. Et puis…j’ai vite déchanté. Je me suis, dès le début, heurté à la préface. La loooooongue préface. Elle est très intéressante, c’est sûr. Mais parfois, il faut bien l’avouer, la préface plombe le moral et casse le rythme dans lequel on se met quand on veut lire un tel ouvrage. Mais ça, c’est parce que je n’étais pas prêt. Et je pense qu’on peut difficilement se préparer à lire Tolstoï.

    A l’heure où j’écris ces lignes, je suis à tête reposée, le roman achevé, sachant ce qu’il m’attendait puisque le livre terminé. J’avais lu Dostoïevski, je pensais savoir à peu près vers quoi je me lançais. Grave erreur. Rien ne m’avait préparé à plonger autant dans l’assoupissement au bout d’une page sur la vie de la famille Rostov, à ne pas comprendre les différents surnoms qui, pour un novice, n’ont rien à voir avec le prénom. Je n’étais pas non plus près à lire des descriptions de guerre si réalistes que je me croyais dans cette campagne russe, à subir les assauts de l’armée de Napoléon.

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    Bataille de Smolensk 17 août 1812, par Jean-Charles Langlois

    Et oui, je m’y croyais. Car Tolstoï raconte la guerre comme une entité vivante, un être doué de conscience, une entité grouillante de vie de soldats comme leur corps sans vie grouillent de vers et de larves. Et il n’hésite pas, quand il en a le besoin, d’expliquer les faits selon sa propre théorie, comme quoi les issus d’une guerre, le devenir d’une cohorte humaine, n’est pas décidée par un homme ou par un conseil de guerre. Le devenir d’une cohorte d’hommes est décidé par chaque individu se perdant dans cette cohorte, ne faisant plus qu’un au profit de cet être doué de conscience. Et quand l’armée russe affronte l’armée française, nous n’avons pas affaire à des milliers d’hommes contre d’autres milliers d’hommes, nous avons affaire à deux entités douées de conscience.

    Et dit comme ça, ça peut paraître pompeux. Et ça le sera ! Parce qu’au bout d’un moment, à force de le lire et de le relire, vous en aurez marre. Moi, j’en ai eu marre. L’idée est très intéressante. Chacune de ses explications est claire et semble logique. Mais, je pense spécifiquement à la fin, quand on vient de lire 1200 pages, on a difficilement envie de lire 100 pages de thèse sur pourquoi l’art de la guerre n’existe pas et pourquoi les historiens se trompent.

    Tolstoï, si tu me lis, j’ai pris un très grand plaisir à lire La Guerre et la Paix. Sincèrement. Mais la prochaine fois, fait une thèse. Orale. Vu comme tu écris, je suis sûr que tu as été un grand orateur.

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    Napoléon faisant retraite depuis Moscou, par Adolphe Northen

    Pour finir, je dois vous mettre en garde. Les Rostov, les Bézoukhov et autres Bolkonsky n’existent pas. Je sais, vous aurez envie du contraire. Vous serez tellement attachés à eux qu’ils auront forcément existé. Je suis passé par là. Durant ma lecture de ces deux tomes, je n’ai cessé de me dire que ce que je lisais, c’était ce qu’il s’était réellement passé. Que je lisais un livre sur la campagne napoléonienne. Mais non. Bien que véridique sur de très nombreux tableaux, l’oeuvre de Tolstoï n’en reste pas moins fictive. Croyez-moi, c’est mieux de le garder en tête.

    Alors au début du récit, j’en ai chié. Vraiment. Jamais un train Paris/Lille ne m’a semblé si long ! Mais une fois qu’on est dedans, dans cette narration vivante, on a qu’une envie, ouvrir un livre d’histoire et en savoir plus sur la campagne de Russie.

    Lisez La Guerre et la Paix de Tolstoï, ça vaut le détour. Mais préparez-vous.

  • On teste une morning et evening routine

    On teste une morning et evening routine

    Aujourd’hui on va faire un article un peu différent puisqu’il s’agit d’un test de routine. Oui, je révolutionne le style ! Avant d’adopter une morning et/ou une evening routine, je la teste. Et je vous parle de ce test. En effet, les youtubeuses et autres routineurs sont bien gentils de nous parler de leur routine, mais comment y arrive-t’on ? Bibi vous le décrypte.

    On est en septembre, l’été est passé, surtout quand on est de retour à Lille. On le sent dans nos tripes, cette petite pluie qui te fouette gentiment le visage et qui te dit amicalement que si tu voulais du soleil à la mi-septembre, il fallait rester dans ton sud pas natal qui pue le celsius. Le Nord est un peu jaloux oui. Mais la bière réchauffe le corps et le cœur.

    Et en parlant de chaleur, je vous précise qu’elle est en partie le thème de cet article test de routine. Oui, tout s’enchaîne bien. À croire que l’article est scénarisé.

    Afin de tester la morning et evening routine dont je vais vous parler, j’avais besoin d’un cadre bien défini et l’été était la période propice pour me lancer. Eh oui, le soleil, les températures élevées, les plages de sable chaud (bouuuuuuh les galets qui font mal partout) et la faible productivité au travail; c’est bien connu que le monde s’arrête de tourner l’été, ce qui explique les fortes chaleurs dû au soleil frappant plus longtemps sur une même zone géographie. CQFD.

    Ensuite, une fois les conditions réunies, les étoiles alignées, l’ascendance du gémeau couplée au capricorne jouant à la bataille navale avec le cancer, je pouvais me lancer dans la phase préparatoire de ma routine. Pour ce faire, rien de compliqué. Mais je préférais ne pas me lancer seul dans l’aventure et enjoignais donc ma famille à s’y lancer avec moi.

    Et hop direction Ambleteuse avec une partie de ma famille !

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    Ce n’est pas Ambleteuse

    Je détaille ma préparation en 5 étapes clés. Attention, chacun se préparera comme il l’entend, en fonction de son corps, de ses habitudes et de ses préférences. Vous pouvez aborder ces 5 étapes dans un ordre différent du mien ou même avoir besoin de plus ou de moins d’étapes. Je ne cherche pas ici à instaurer un standard ou une norme mais plutôt à vous donnez les pistes pour une bonne préparation, tel que j’ai pu la tester moi-même.

    1. Nous commençons tranquillement par une balade de 6/7km sur la dune de la Slack et son bord de mer pour nous échauffer.
    2. Nous nous remettons tranquillement de cette balade pré-digestive par un petit pique-nique bien mérité sur la plage.
    3. Un peu de crème solaire plus tard, nous décidons de tester l’eau et ses 20 degrés, mer du nord oblige.
    4. Plusieurs baignades plus tard, nous prenons le goûter; la mer, ça creuse.
    5. Suite à un décalage de serviettes dû à la marée montante, nous décidons de nous rentrer.

    Au final, nous avons bien profité de ces six heures au soleil à regorger notre peau de vitamine. C’est donc tous rouges de joie et gorgés de soleil que nous rentrons, un peu mal aux jambes quand même. Mais c’est normal après un telle journée et une préparation aux petits oignons !

    Une fois arrivé chez moi, après moult pulvérisation de brume d’eau vu la chaleur, je laisse place à la douche qui me signale qu’en effet, tout est prêt pour cette morning et evening routine. Heureux et malgré quelques douleurs, je décide de l’appliquer, après avoir demandé conseil à des experts, bien entendu. C’est en effet important de ne pas se lancer seul, sans s’être renseigné avant. Comme je vous le disais plutôt, chaque individu à ses propres critères et il est donc important de recueillir plusieurs avis pour routiner intelligemment.

    Vous l’avez bien compris, le plus dur dans cette routine est la préparation. Une fois que vous vous sentez prêt, à point, vous déroulez ! Ou plutôt vous étalez. La Biafine. Matin et soir. Pour calmer les énormes coups de soleil.

    PARCE QUE ÇA FAIT ARCHI MAL !

  • Les fournitures aux champs

    Les fournitures aux champs

    Je suis allé récemment à Auchan, après des mois sans y avoir mis un pied. Oui, je commence à devenir un vieux con qui fuit les centres commerciaux, les zones commerciales et Amazon. Laissez moi mon Intermarché Express et mon Furet du Nord.

    Mais cette fois, j’ai apprécié aller à ce gigantesque Auchan. Pourquoi ? Me demanderez vous. Parce que nous sommes au mois d’août. Et tout le monde le sait, en août, il y a une chose qui approche à grands pas : le mois de septembre. Dit comme ça, une fois qu’on connaît son calendrier, ce n’est pas hyper folichon. Un peu comme si je disais qu’après février il y a mars. En effet… Mais il y a quelque chose en septembre qu’il n’y a pas en mars : la grande rentrée scolaire. Oui ! Et ça, quand on est spectateur, c’est très très très drôle.

    « Regarde ma chérie, j’ai trouvé. En plus c’est en lot, c’est moins cher.🕵️‍♀️ »
    « MAIS NOOOOOON. MAIS T’AS RIEN COMPRIS ! REGARDE LA TAILLE ! 🤬 »

    « Là, la couverture n’est pas assez épaisse.😕 »

    « Tu as trouvé ton classeur ? Tu ne veux pas plutôt un souple ?🧐 »

    « Fait voir la liste que le professeur t’as donné.🤔 »

    « You want this ? »
    « It’s five euros…😱 »
    « Well, it’s Post-it.😥 »

    Et là on découvre des fournitures qui, clairement, n’ont jamais existées autre part que dans l’imaginaire des profs qui les demande. Du style le compas qui te trace des cercles à angles droits. Ou la feuille de papier millimétré perforée de dimension 35,7cm par 18cm. Toujours utiles !

    Je me souviens de mes listes de fournitures où je devais prendre des copies doubles perforées petits carreaux de 80g/cm² pour les mettre dans un classeur souple. Et attention, il fallait des intercalaires de 16, le truc que tu mets 3 plombes à trouver car mis à part 12 ou 6, il n’y a que les casses-bip pour demander ça.

    Et le pire dans tout ça, c’est qu’il y a de grandes chances que la moitié des achats ne serve à rien parce que ce prof unique parmi les profs ne fera jamais tout son programme. Oui, c’est dur la vie de prof, faire acheter pour 200 balles de fournitures à ses élèves et ne pas tout utiliser. Moi je le comprends, comment on bosse si on a pas le bon matériel ? Lui, ça fait 5 ans qu’il fait pression sur la direction de son collège pour avoir des feutres tableau blanc de couleur violet. Il en a absolument besoin pour son cours de mathématiques. Mais non, la direction ne veut rien savoir, prétextant que 4 couleurs, c’est amplement suffisant. Ce n’est donc pas de sa faute si les élèves ne réussissent pas dans ses cours. Ayez pitié un peu.

    Devrions-nous sinon mener l’enquête sur de potentiels « cadeaux » de la part d’Exacompta ou de Velleda à des professeurs ? Comme entre les centres pharmaceutiques et les médecins ? Il y a de quoi se demander.

    « Madame Guérin, je vous offre un petit week-end à Bouchot si vous faîtes acheter à vos élèves nos nouveaux portemines XP46 de 0,1mm 😈. Vous aimez les moules Madame Guérin, non ? Des bonnes moules de Bouchot, tout un week-end 🍴. Et c’est important une fine mine pour tracer les petits ruisseaux de France et de Navarre, vous n’êtes pas d’accord Madame Guérin ? 🤝 »

    Alors oui, forcément, ça a moins de gueule que pour les médicaments. Mais que voulez-vous, on est pas sur les mêmes montants. Et à la décharge de ce marchandage, les moules de Bouchot sont vraiment bonnes. Et puis notre fictive Madame Guérin n’est que professeur de géographie.

    Attention chers parents, la chasse à la fourniture est ouverte ! Équipez-vous bien, vous risquez d’y passer du tout. Et attention, ne partez pas en vacances, ça risquerait de devenir compliqué niveau budget.