Étiquette : science fiction

  • Silo Tome 2 Origines de Hugh Howey

    Silo Tome 2 Origines de Hugh Howey

    Souvenez-vous de Juliette, de Lukas, de Solo, de Bernard et des autres. Souvenez-vous des silos, ces maisons de plusieurs centaines de mètres de haut, ensevelies sous terre. Souvenez-vous des nettoyages, ces jours de fête où un être est sacrifié pour la santé mentale des autres. Souvenez-vous de ces morts, sortis nettoyés pour montrer un monde triste, mortel et désolé. Souvenez-vous du silo 18.

    Et souvenez-vous que si les silos 17 et 18 existent, il doit aussi exister le silo 1, le premier silo, celui peut-être à l’origine de toutes choses.

    Silo tome 2 Origines Hugh Howey2049. Le fraîchement élu député Donald Keene va rencontrer le sénateur Thurman, son mentor et également un homme qui l’a toujours traité comme son propre fils.

    2110. Troy est sorti de son pod cryogénique. Il est temps pour lui d’effectuer sa première faction en tant que chef du silo 1.

    Donald doit tout à Thurman. Surtout son poste. Il lui est redevable. Et de toute façon, ne saurait rien lui refuser. Personne ne peut refuser quelque chose au sénateur Thurman.

    Comment il est arrivé propulsé à son poste, Troy ne s’en souvient pas. Un changement de plan à la dernière minute. Il devait bien être chef d’un silo, mais pas DU silo. Celui dont tous dépendent.

    Le futur site d’enfouissement des déchets radioactifs n’est pas à proprement parler le meilleur sujet que rêvait d’avoir Donald. Surtout lorsqu’il s’agit de construire des plans d’archite, carrière qu’il avait abandonnée d’un commun accord avec sa femme Helen pour se consacrer à la politique. Ce n’est d’ailleurs pas la seule ombre de son passé qui va resurgir puisqu’il fera équipe sur le projet avec Mick, un ami de fac, et Anna, la fille du sénateur et son ex petit-amie.

    Préquel de la trilogie Silo de Hugh Howey, le tome 2, Origines, comme son nom l’indique, nous raconte l’origine des silos et du monde tel que les habitants des silos le vivent au travers des écrans du premier étage et lors du nettoyage.

    Quel bonheur de retrouver l’univers de silo. Souvenez-vous, le premier volet était loin de m’avoir laissé indifférent. Je l’avais terminé avec beaucoup de questions sans réponses. Et j’aimerais vous dire que ce tome répondra à toutes vos interrogations. Mais ce n’est pas le cas. Ce sacré Hughy a bien étudié son coup. Bon vieux bougre !

    Si nous finissons avec, certes, des réponses en plus, nous avons également plus d’interrogations !

    À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai qu’une envie, lire le troisième et dernier tome. Livre de Poche, si vous me lisez, j’accueillerai votre livre les bras ouverts !

  • Le paradoxe de Fermi de Jean-Pierre Boudine

    Le paradoxe de Fermi de Jean-Pierre Boudine

    Nous avons affaire ici à un livre dont le titre en dit long sur son sujet. Et pourtant, comme moi, vous serez surpris lors de la lecture.

    Pour comprendre le paradoxe de Fermi avant de vous lancer dans l’ouvrage, regardez la vidéo suivante avec des lunettes 3D que vous gagnez dans les paquets de céréales, parce que sinon ça pète carrément les yeux ! Pour ceux d’entre vous qui n’en auraient pas sous la main, prenez celle-ci.

    lunettes 3d

    Vous avez bien assimilé le paradoxe de Fermi ? En gros, pour résumer, si des extra-terrestres intelligents peuplent la galaxie, pourquoi ne les avons-nous pas croisés ?

    C’est bon pour vous ? Merci de remettre les lunettes dans le bac en plastique et nous pourrons ensuite continuer.

    Bac plastique.jpg

    Je vous écris ces lignes à l’aide de mon ordinateur, assis tranquillement sur mon canapé après avoir regardé la télévision et en écoutant de la musique sur Spotify venant de mon téléphone (Ne me demandez pas pourquoi je n’écoute pas sur mon pc tout simplement. Il est vieux, ok ? Il est pas venu là pour souffrir. Pour seule information, j’écoute R. Kelly Cookie. Strictement rien à voir avec le livre).

    Si je vous précise tout ça, c’est que nous ne nous en rendant pas compte, mais nous sommes tous dépendants de multiples choses que nous tenons pour acquises. Avez-vous déjà réfléchi à comment fonctionnait votre ordinateur ? Ou bien ce qu’il se passait lorsque vous appuyez sur l’interrupteur de votre salon pour allumer la lumière ? Et oui, nous utilisons constamment de l’électricité, même parfois sans nous en rendre compte. Votre télévision est en veille, vous le voyez grâce au point rouge. Ceci indique que même si elle est éteinte, elle consomme quand même de l’électricité.

    Petit tip pour réduire votre facture d’électricité et arrêter de consommer, débranchez tous vos appareils qui ne vous servent pas. Ainsi, le courant ne passera plus et vous ne consommerez pas. De rien.

    Et si je vous parle de ça, c’est car en appuyant sur les touches de mon ordinateur, tranquillement assis sur mon canapé, je ne me rends pas compte de la chance que j’ai. Non, au contraire, je me plains de mon ordinateur qui est trop lent à mon goût.

    Le paradoxe de Fermi Jean-Pierre Boudine

    Robert Poinsot, lui, ne se plaint pas de son ordinateur. Pour la simple et bonne raison qu’il écrit au crayon de bois sur un cahier. Il ne cherche pas non plus ce qu’il se passe quand il appuie sur l’interrupteur de son salon. Une fois de plus, pour la simple et bonne raison que son salon est une grotte. Elle fait d’ailleurs également office de cuisine, de chambre, de salle de jeu, de fumoir, de cachette secrète, bref, comme moi dans mon premier appartement à Cholet mais en pire. Pire car ce cher Robert essaie de survivre à la fin du monde, ou en tout cas à la fin de l’espèce humaine, dans un monde post apocalyptique ou les krachs boursiers, les guerres et les inégalités ont eu raison de toutes les infrastructures et de l’espèce elle-même.

    Et là, vous vous demandez surement le rapport avec le paradoxe de Fermi. Comme moi. Je vous rassure, l’ouvrage aborde le sujet. D’une manière assez étrange, je le concède. J’ai eu l’impression de lire un essai de Jean-Pierre Boudine, le tout enrobé dans un roman. Le Ferrero Rocher de la science-fiction en quelque sorte. Mais ça fonctionne, alors pas de souci !

    Avec ce roman, j’ai eu l’impression de lire un mélange de mes deux dernières lectures, à savoir Station Eleven de Emily St. John Mandel et Superposition de David Walton. Je ne dis pas ça parce que je veux placer des liens dans mes articles mais car, d’un côté, l’histoire prend place dans un monde post apocalyptique et traite d’une communauté de survivants et d’un autre côté, il traite de sujets réels et à caractères scientifiques, pouvant tout à fait arriver et ainsi causer la fin de l’espèce humaine comme expliqué dans le roman.

    Le paradoxe de Fermi est un roman qui se lit vite. Essentiellement parce qu’il est court, mais surtout car nous voulons comprendre ce qu’il est arrivé au monde tel que nous le connaissons pour en arriver tel qu’il est décrit dans l’ouvrage. Et croyez moi, ça ne donne pas envie. Malheureusement, plus nous lisons l’ouvrage et plus nous nous rendons compte que notre monde tend inexorablement vers le monde de l’ouvrage. Et c’en est quelque peu flippant. Alors évitons d’en arriver là.

    Merci.

    Au revoir.

  • Superpositon de David Walton

    Si je vous dis Schrödinger, vous me répondez ? Miaouuuuuu. Et vous avez raison.

    Pour ceux qui ne connaissent pas, Schrödinger est un scientifique qui plaça dans une boîte un chat. Dans cette boîte, un élément radioactif se dégrade à un rythme inconnu qui, une fois dégradé, actionne un marteau allant casser un produit chimique qui tue le chat.

    Ce qui peut être représenté par le schéma suivant :

    Schrodinger cat

    Le principe de l’expérience est que le temps de dégradation de l’élément radioactif est inconnu, laissant totalement hypothétique la mort du chat.

    Grâce à son expérience, Schrödinger a réussi à prouver que le chat était à la fois mort et vivant. Non pas comme les zombies de Walking Dead mais comme deux probabilités possibles. Tant que la boîte n’est pas ouverte, le chat est à la fois vivant et à la fois mort puisqu’on ne sait pas dans quel état il se trouve.

    Ce qui résulte en une magnifique équation et ce gif :

    Schrodinger cat gif.gif

    Si vous avez déjà du mal avec le principe de Shrödinger, vous aurez encore plus de mal avec Superposition. Car dans l’ouvrage, l’accusé du meurtre de Brian Vanderhall est Jacob Kelley, celui-là même qui cherche à retrouver sa famille pendant qu’il est sur le banc des accusés au tribunal.

    Je vous entends déjà : « Mais wtf Barthélémy, tu délires grave. Il fait chaud, tu t’es chopé une insolation. Je t’avais dit que le soleil ce n’était pas pour toi ».

    Et pourtant, tel est bien le pitch du livre. Un univers, des infinités de probabilités, beaucoup de choses dures à comprendre, un thriller d’un genre nouveau et de la physique.

    Pour résumer le bouquin en une seule image après le principe de Schrödinger, regardez ci-dessous.

    Superposition de David Walton

    Cette image représente une seule et même personne. Et pourtant, l’un est le miroir de l’autre. Les deux deux cohabitent en même temps, l’un n’étant pas moins réel que l’autre. Et d’ailleurs, sans les écritures, impossible de savoir lequel est « l’original ». Vous saisissez ?

    Superposition est tellement scientifique que je ne sais pas ce que je peux vous dire sans vous dévoiler la moindre chose. Cette chronique n’est donc pas tant un résumé du livre qu’une introduction pour aborder l’ouvrage dans les meilleures dispositions.

    Une chose est sûre cependant, si vous n’adhérez pas du tout à la photo ci-dessus ou si vous n’avez rien compris au concept de Schrödinger, à moins de vouloir vous lancer dans un gros challenge, oubliez tout de suite Superposition de David Walton. Physique quantique, champ de Higgs, protons, diffraction et j’en passe vont vous retourner le cerveau.

    Monsieur Graton, vous m’aviez dit en terminal S que lorsque j’en aurais marre de ne pas comprendre la physique, je pourrais venir vous voir. Où êtes-vous maintenant que j’ai besoin de vous ? Satané retraite !

    Plus sérieusement, bien que les théories soient compliquées, le roman est écrit de telle façon qu’en lisant bien attentivement, tout le monde puisse comprendre. Alors si vous souhaitez challenger votre esprit, foncez !

    Attention cependant, si vous avez un master recherche en physique quantique, à moins d’aimer les thrillers, vous pouvez vous abstenir. Ça ne vaudra pas une bonne vieille thèse sur l’état d’un quanton 1 vis-à-vis d’un quanton 2 situé à une distance de 10 puissance 50 kilomètres. Ceci est bien entendu complètement bidon, je fais mon intello mais il y a des pages à la fin du bouquin pour expliquer les théories abordées.

    Superposition de David Walton moustache

    Si ce n’est pas dans celle-ci, à plus tard dans une autre probabilité de nous-mêmes.

    Et pourquoi pas avec une moustache !

  • Silo de Hugh Howey

    Silo Hugh Howey

    Au dernier étage de cet immense escalier en colimaçon se trouve un homme en prison, l’actuel shérif du silo, après s’y être enfermé lui-même.

    Obsédé, son regard se porte sur les immenses écrans muraux, montrant inexorablement cette image ternie d’un monde extérieur désolé. Au pied de la colline se trouve une bosse, formée par sa femme, morte trois ans plus tôt, qu’il s’apprête à rejoindre bientôt.

    Dans quelques jours tous les habitants pourront voir sur les écrans ce monde toujours aussi désolé, mais d’une manière beaucoup plus nette. Et bien sûr, seulement très peu s’intéresseront à cette deuxième bosse, proche de la première au pied de la colline.

    L’adjoint Marnes, lui, la verra. Ainsi que la maire Jahns. Ils viennent de perdre le meilleur shérif de leur génération. Pour les précédents, ils ne peuvent pas attester. Et afin de trouver le prochain, il va falloir descendre les 140 étages qui les séparent des machines et ensuite persuader Juliette. Ce qui sera peut-être le plus dur pour eux.

    En revanche, pour Juliette, le plus dur ne fera que commencer. À croire que suivre les traces d’un mort ne laisse rien de plus présager que la mort elle-même.

    Je dois vous avouer, ce livre, j’ai failli en pleurer ! Je n’avais pas lu un tel livre depuis longtemps. Ce n’est pas que les autres étaient mauvais. Loin de là. Mais Hugh Howey a réussi un coup parfait ! De la science-fiction, du thriller, de l’émotion. Ce livre m’a fait un bien fou !

    C’est en lisant des romans comme ça qu’on remercie l’inventeur de l’écriture. On pourrait croire que la vie dans un silo est simple et de tout repos, mais que nenni ! Car une règle simple ne doit pas être bafouée : ne jamais, je dis bien jamais, émettre une quelconque question sur la vie à l’extérieur. Pourquoi ? Et le pire, c’est que le sachant, ça donne encore plus envie de le faire. Quel secret peuvent bien cacher ces gens ? Et qui sont ces gens qui cachent ce secret ? Y’a-t-il vraiment un secret ? Et ces gens existent-ils vraiment ?

    Je termine en question pour vous donner encore plus envie de le lire.

    Hugh, je te salue !

  • 2013

    Bon, on est loin des films ou des livres de science-fiction dans lesquels le début du XXIème siècle était décrit comme très (trop) futuriste. On est certes allé sur Mars mais on ne peut pas compter Curiosity comme étant un être à proprement parlé terrien. En plus les ingénieurs américains s’amusent à dessiner des choses pas vraiment scientifiques sur Mars. Alors comme expédition martienne on repassera. Nous sommes également très loin des univers apocalyptiques de certaines œuvres comme par exemple Mad Max. Et cela même si pour certains pays le fait que les français descendent manifester dans la rue s’associe au chaos.

    Donc finalement, sans voitures volantes, sans hyper espace, sans martien ou encore sans planète terra formée, 2013 c’est un peu comme 2010 ou 2008.

    Mais en 2013, nous avons tout de même les téléphones portables avec Internet, les satellites, les téléphones satellitaires, le Wi fi, les robots, les micros sans fil. On peut donc dire que même si on est encore loin de ce bon vieux Isaac Asimov ou de Philippe K. Dick, on ne se débrouille pas trop mal.

    Alors pourquoi dans une gare ou un super marché on ne comprend strictement rien quand les gens parlent au micro ? En 2013 ! Franchement, je me pose la question. Je suis sûr que même avec un kit main libre éco + on comprendrait mieux que « frrrrchvvvv kchivrrrrr krchk. » Mais le pire, c’est que c’est toujours la même chose. Le truc plante obligatoirement au moment de l’info importante. « Un enfant de kchrrriiiiiiik frrrrrr chrrrrr centrale. Merci » ou  encore « Mesdames et messieurs, en raison de frrvvvvvrrr fruiiiiiiikrrrr brrrrrrrr vrrrouuuuuu jusqu’à plrrrrrrrk frrrrrrr kchrrrrrvvv. Merci de votre compréhension. ». Et c’est exactement pareil dans les trains à la différence que là ça coupe en plus sans raison « Chers voyageurs, pour cause de krrrchhhh. ».

    A croire que les gens faisant les annonces font exprès pour nous faire chier. C’est limite si avant que ça grésille ils ne vont pas nous dire « je passe sous un tunnel ».

    Ou peut-être qu’ils font partie d’une secte, avec les médecins. La secte du « ce truc est important pour vous mais vous serez incapable de savoir ce que c’est ». Peut-être est-ce encore un coup des illuminatis, allez savoir.

    Et si finalement 2013 c’était bien les voitures volantes, l’hyper espace, les martiens et la terra formation mais que nous n’en savons rien ? Que nous sommes nous mêmes sur une planète terra formée, un petit peu comme dans le livre Spin de Robert Charles Wilson. Ou que nous sommes la fondation. Du coup les livres d’Asimov et de Dick n’avaient rien de futuriste mais juste des œuvres décrivant purement et simplement leur réalité.