Le paradoxe de Fermi de Jean-Pierre Boudine

Nous avons affaire ici à un livre dont le titre en dit long sur son sujet. Et pourtant, comme moi, vous serez surpris lors de la lecture.

Pour comprendre le paradoxe de Fermi avant de vous lancer dans l’ouvrage, regardez la vidéo suivante avec des lunettes 3D que vous gagnez dans les paquets de céréales, parce que sinon ça pète carrément les yeux ! Pour ceux d’entre vous qui n’en auraient pas sous la main, prenez celle-ci.

lunettes 3d

Vous avez bien assimilé le paradoxe de Fermi ? En gros, pour résumer, si des extra-terrestres intelligents peuplent la galaxie, pourquoi ne les avons-nous pas croisés ?

C’est bon pour vous ? Merci de remettre les lunettes dans le bac en plastique et nous pourrons ensuite continuer.

Bac plastique.jpg

Je vous écris ces lignes à l’aide de mon ordinateur, assis tranquillement sur mon canapé après avoir regardé la télévision et en écoutant de la musique sur Spotify venant de mon téléphone (Ne me demandez pas pourquoi je n’écoute pas sur mon pc tout simplement. Il est vieux, ok ? Il est pas venu là pour souffrir. Pour seule information, j’écoute R. Kelly Cookie. Strictement rien à voir avec le livre).

Si je vous précise tout ça, c’est que nous ne nous en rendant pas compte, mais nous sommes tous dépendants de multiples choses que nous tenons pour acquises. Avez-vous déjà réfléchi à comment fonctionnait votre ordinateur ? Ou bien ce qu’il se passait lorsque vous appuyez sur l’interrupteur de votre salon pour allumer la lumière ? Et oui, nous utilisons constamment de l’électricité, même parfois sans nous en rendre compte. Votre télévision est en veille, vous le voyez grâce au point rouge. Ceci indique que même si elle est éteinte, elle consomme quand même de l’électricité.

Petit tip pour réduire votre facture d’électricité et arrêter de consommer, débranchez tous vos appareils qui ne vous servent pas. Ainsi, le courant ne passera plus et vous ne consommerez pas. De rien.

Et si je vous parle de ça, c’est car en appuyant sur les touches de mon ordinateur, tranquillement assis sur mon canapé, je ne me rends pas compte de la chance que j’ai. Non, au contraire, je me plains de mon ordinateur qui est trop lent à mon goût.

Le paradoxe de Fermi Jean-Pierre Boudine

Robert Poinsot, lui, ne se plaint pas de son ordinateur. Pour la simple et bonne raison qu’il écrit au crayon de bois sur un cahier. Il ne cherche pas non plus ce qu’il se passe quand il appuie sur l’interrupteur de son salon. Une fois de plus, pour la simple et bonne raison que son salon est une grotte. Elle fait d’ailleurs également office de cuisine, de chambre, de salle de jeu, de fumoir, de cachette secrète, bref, comme moi dans mon premier appartement à Cholet mais en pire. Pire car ce cher Robert essaie de survivre à la fin du monde, ou en tout cas à la fin de l’espèce humaine, dans un monde post apocalyptique ou les krachs boursiers, les guerres et les inégalités ont eu raison de toutes les infrastructures et de l’espèce elle-même.

Et là, vous vous demandez surement le rapport avec le paradoxe de Fermi. Comme moi. Je vous rassure, l’ouvrage aborde le sujet. D’une manière assez étrange, je le concède. J’ai eu l’impression de lire un essai de Jean-Pierre Boudine, le tout enrobé dans un roman. Le Ferrero Rocher de la science-fiction en quelque sorte. Mais ça fonctionne, alors pas de souci !

Avec ce roman, j’ai eu l’impression de lire un mélange de mes deux dernières lectures, à savoir Station Eleven de Emily St. John Mandel et Superposition de David Walton. Je ne dis pas ça parce que je veux placer des liens dans mes articles mais car, d’un côté, l’histoire prend place dans un monde post apocalyptique et traite d’une communauté de survivants et d’un autre côté, il traite de sujets réels et à caractères scientifiques, pouvant tout à fait arriver et ainsi causer la fin de l’espèce humaine comme expliqué dans le roman.

Le paradoxe de Fermi est un roman qui se lit vite. Essentiellement parce qu’il est court, mais surtout car nous voulons comprendre ce qu’il est arrivé au monde tel que nous le connaissons pour en arriver tel qu’il est décrit dans l’ouvrage. Et croyez moi, ça ne donne pas envie. Malheureusement, plus nous lisons l’ouvrage et plus nous nous rendons compte que notre monde tend inexorablement vers le monde de l’ouvrage. Et c’en est quelque peu flippant. Alors évitons d’en arriver là.

Merci.

Au revoir.

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Cette entrée a été publiée le 16 juillet 2017 à 14:00. Elle est classée dans Chronique littéraire et taguée , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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