Étiquette : Chronique Littéraire

  • Harry Potter et les reliques de la mort de J.K. Rowling

    Harry Potter et les reliques de la mort de J.K. Rowling

    FJ_HP-reliques-mort_A64308.inddDumbledore est.

    Dumbledore est.

    Dumbledore…

    Il se passe tellement de choses dans ce dernier opus que je ne sais pas par où commencer.

    7 Harry dans les airs, un Maugrey à terre.

    Ron, Harry et Hermione à la recherche des Horcruxes, la dernière demande Dumbledore à Harry.

    Le mariage de Bill et de Fleur qui dérape par la marque des ténèbres.

    Ça part de partout à toute berzingue ! Adieu l’innocence des jeunes années, bonjour la souffrance, les sacrifices et la mort. Pour cette dernière année, Hermione a revu le sens de ses priorités. Car une guerre sans merci va opposer deux camps : l’armée de Voldemort à l’armée de Dumbledore. Cette dernière plutôt entachée par le déséquilibre des forces, en sa défaveur bien sûr.

    Le seul moyen d’équilibrer les forces vient de nos trois compères, dont personne ne sait ce qu’ils font, pendant que les ténèbres conquiert peu à peu le pays.

    WOW

    WOW

    WOW

    C’est ce que je retiens des reliques de la mort. J’ai découvert tellement plus en lisant le livre ! Imaginez que j’ai enfin compris pourquoi Harry n’est pas mort !

    Tellement d’émotions à la lecture, d’en apprendre encore plus sur le passé de Rogue, sa relation avec Albus, ses missions auprès de Voldemort. Et quel bonheur de comprendre tous les desseins de Dumbledore, ce qu’il cachait à tout le monde et les rouages qu’il tirait.

    J.K. Rowling a réellement su terminer sa saga en beauté, réussissant à ôter tous les doutes et les dernières zones de brouillard.

    J’AI ENFIN TOUT COMPRIS ! Vous ne vous rendez pas compte du bonheur que j’ai éprouvé tout au long des dernières pages, à démêler les derniers nœuds au cerveau qui subsistaient. Et en même temps que les pages s’écoulaient, j’essayais de ne pas garder à l’esprit que la saga touchait à sa fin. Et ça y’est, c’est fini. Quelle sera la suite ?

  • Les furtifs de Alain Damasio

    Les furtifs de Alain Damasio

    Les furtifs Alain DamasioDans les années 2030, l’État français est criblé de dettes. Les villes lui coûtent cher, très cher. Dans son incapacité à gérer le pays, il fait ce qu’il sait faire de mieux, réduire les budgets. Et dans les cas où cela ne suffit pas, il va jusqu’à privatiser les villes, les vendant aux plus offrants. Paris est tombé sous le giron LVMH, Lille sous Auchan et Orange, sous Orange, dans un soucis économique puisqu’il n’y a pas à changer le nom de la ville.

    C’est dans cet écosystème que les inégalités se créent au fil des ans, rendant la vie un bien que l’on peut acheter, à coup de pass privilège et premium, ouvrant des artères de rue, des parcs et autre lieux de vie, interdits aux pauvres, les standards ou pire, les sans bague, cet engin de contrôle que chacun a demandé à passer à son doigt, mariage consommé entre le capital et l’humain. Tracking, mapping, scanning, la data est reine. No data no business.

    Mais dans ce monde plus totalitaire que sécuritaire, des êtres échappent au contrôle. Un centre de l’armée, le Récif, les appelle les furtifs. Des meutes de chasseurs son entraînés à les chasser pour les capturer et ainsi analyser ce qui fait d’eux des êtres si exceptionnels.

    C’est dans cet optique que la meilleure meute, celle d’Aguero, Saskia et Ner accueille une nouvelle recrue, Lorca, un quarantenaire ancien sociologue. L’objectif est clair, attraper un furtif vivant. Mais pour un être si incontrôlable, la survie de l’espèce les pousse à se suicider par céramification dès qu’ils sont vus, rendant impossible toute tentative de test. Mais la meute est exceptionnelle et pourrait bien recueillir des informations cruciales pour faire avancer la connaissance sur les furtifs.

    Alain Damasio est sur son terrain de jeu préféré, à savoir le totalitarisme numérique, accepté voire plébiscité. Attendez-vous à vous prendre une grosse claque ! Si le roman reprend des sujets déjà effleurés dans ses précédentes œuvres, l’étouffement et le besoin de fuite que procure les furtifs est à la limite du supportable. Observez le monde actuel, poussez un peu plus loin les concepts existants et imaginez comment, sous l’excuse de la personnalisation et de l’optimisation, nous pourrions arriver à ce monde décrit par Damasio. Si cela prête à sourire, jetez un coup d’œil à la Chine.

    L’Homme n’aime pas le chaos et cherche à contrôler tout ce qui l’entoure, pour le bien commun, comme dirait Grindelwald. C’est fou comme comme chaque application de mon smartphone a besoin de connaître quand je vais aux toilettes pour me proposer la meilleure expérience possible. Vous comprenez, enfermer les gens dans ce petit écran est leur but ultime et pour ça, les milliards pleuvent, plus intéressés qu’ils sont par le numérique que par l’humain.

    Quel beau monde que celui dans lequel nous vivons.

    Alors de mon côté je me bats à ma manière; je refuse tous les cookies, refuse de m’authentifier sur les sites, navigue en mode privé pour les recherches importantes, refuse les programmes de fidélisation, rejette Amazon et essaie de sortir des applications Google. Est-ce utile ? Très franchement je ne sais pas, surtout sachant que les trackers de mes amis traquent aussi mes données. Horrible est cette sensation d’être la vache à lait à qui l’ont boit nos données par kilo litre à en vomir. Raisonnons-nous. Lisez Alain Damasio, lisez les conditions générales d’utilisation de ce que vous utilisez, prenez conscience de tout ça et parlez-en autour de vous. Après la prise de conscience individuelle viendra la prise de conscience collective.

    À bon entendeur.

  • Harry Potter et l’ordre du phénix de J.K. Rowling

    Harry Potter et l’ordre du phénix de J.K. Rowling

    harry potter et l'ordre du phenix

    La dernière fois que nous nous sommes quittés, Lord Voldemort venait d’annoncer de manière sonnante et trébuchante son retour avec la mort de Cédric Diggory. Malheureusement, trop peureux et obnubilé par son poste, le ministre de la magie Cornelius Fudge nie en bloque les propos de Harry et de Dumbledore.

    Alors quand des détraqueurs attaquent Harry et Dudley, obligeant notre jeune sorcier à utiliser la magie, il voit un moyen parfait pour le faire renvoyer de Poudlard et pour le discréditer. Fort heureusement en vain, grâce à Big Dumble D en personne.

    Mais le ministère n’en a pas fini avec Harry et Poudlard. Invoquant des raisons fallacieuses, Fudge place son bras droit Dolorès Ombrage, une femme détestable, au poste de professeur de défense contre les forces du mal.

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    S’ensuit une dictature et une gestapo sans nom dans le but de prendre le pouvoir des main de Dumbledore. Mais pendant ce temps, nos sorciers en herbe organisent la résistance, bien déterminés à ne pas se laisser marcher dessus.

    Voldemort est de retour, une armée à ses côtés. Il ne faut pas moins d’une armée pour lui répondre.

    Plus gros tome de la saga, l’ordre du phénix est un bijou ! Un peu longuet sur le début, notamment dû au caractère d’Harry, le lecteur est plongé au plus profond de l’univers, à la découverte de l’ordre, de Voldemort et du rôle d’Harry Potter. J’ai eu beau détester Ombrage, comme tout le monde je pense, je ne peux quand même pas m’empêcher de me dire qu’elle est nécessaire et que ce personnage est une réussite. Nous pourrions également parler plus en détails de Neville et de Luna mais ce serait gâcher le plaisir de la lecture.

    D’ailleurs, c’est étrange mais j’ai comme un mauvais goût dans la bouche après avoir fermé la quatrième de couverture. Comme le faisait remarquer Hermione, c’est pour bientôt. Il y a clairement un avant et un après l’ordre du phénix. Il n’y a plus de retour en arrière. Et bien que j’ai une envie folle de lire la suite, j’appréhende les deux derniers tomes. Nous sommes dans le dur du sujet. Et l’aventure progresse vers le dénouement, laissant place à l’avant dernier tome et son lot d’atrocités.

    Mesdames et Messieurs, les beaux jours sont derrières nous.

  • Harry Potter et la coupe de feu de J.K. Rowling

    Harry Potter et la coupe de feu de J.K. Rowling

    harry potter et la coupe de feu

    Après des années d’interruption, le tournoi des trois sorciers refait son apparition dans le monde magique.

    Et en plus de cette bonne nouvelle, les élèves de Poudlard apprenne avec une grande joie que c’est leur école qui organise la coupe et va donc accueillir des élèves de deux autres écoles qui tenteront eux aussi de participer au tournoi.

    Car oui, seul un vieil artefact décide du champion de chaque école qui aura la chance participer. Et pour éviter des nouveaux morts, une limite d’âge a été fixée.

    Mais au bout de quatre ans à Poudlard, on sait que rien ne se passe comme prévu !

    Harry se retrouve donc être le quatrième sorcier du tournoi des trois sorciers. Alors qu’il ne pouvait déposer son nom dans la coupe. Bizarre, non ? Quelqu’un a donc réussi à fourber la coupe de feu pour déposer son nom. Et cette personne avait surement de mauvaises intentions.

    Heureusement, Harry peut compter sur le nouveau professeur de défense contre les forces du mal, Maugrey Fol’Œil, un ancien Auror certes un peu flippant, mais qui n’hésite pas à défendre notre jeune sorcier contre les aléas de la vie et à l’aider dans ses nouvelles aventures.

    De son côté, Sirius, très inquiété par la tournure des événements, se rapproche de son filleul afin de veiller sur lui autant que faire se peut.

    Alerte disparition ! Nous recherchons Bertha Jorkins ! Non seulement dans le bouquin mais aussi dans le film ! Ludo Verpey manque aussi au casting !

    Concrètement, je pense que la réelle scission entre les livres et les films se fait avec ce quatrième volet. Et d’une manière plus qu’impressionnante. Si les différences auparavant étaient plus ou moins minimes, il n’en est pas de même avec cet opus.

    Rien que dès le début avec la coupe du monde Quidditch, un personnage plutôt essentiel dans l’histoire est absent. Sans parler de mon alerte disparition de Bertha Jorkins.

    A l’origine, j’aime beaucoup le film Harry Potter et la coupe de feu. Mais je dois avouer qu’après avoir lu le bouquin, je suis un peu déçu du résultat. Le film aurait pu aller tellement plus loin ! Et rester beaucoup plus fidèle !

    Car là, le film fait beaucoup de coupure. Il taille plus que dans le gras. Si vous voulez vraiment tout comprendre au retour de Voldi, sur Maugrey, sur la S.A.L.E., lisez le livre. Qu’est-ce que c’est que ce truc la sale ? LISEZ LE BOUQUIN ! Vous ne connaissez pas Hermione, vous qui n’avez vu que les films. Comme moi je ne la connaissais pas non plus. Et Percy, vous pensez le connaître ? Z’êtes sûrs ? Franchement lisez le livre. Tout comme moi vous comprendrez enfin les événements qui arrivent et arriveront par la suite.

    Je crois que dorénavant, je vais devenir une de ces personnes disant : « Ouais enfin c’était quand même beaucoup mieux dans le livre. RIENÀVOIR ! » J’appréhende donc un peu la suite avec L’ordre du Phénix. D’autant plus qu’arrive le pire personnage de tous les temps, Dolorès Ombrage. AAAAAAAAAAAAAAAH

  • Le pendule de Foucault d’Umberto Eco

    Le pendule de Foucault d’Umberto Eco

    pendul de foucault Eco

    Templiers, Rose-croix, sociétés secrètes dévoilées en plein jour, l’Histoire du monde moderne en est jalonnée et délacer le vrai du faux tend souvent au miracle. Véritable syndrome de l’œuf et de la poule, toutes ou presque s’accordent pour être la première sur le marché. Mélangé à ça un syndrome de la religion, toutes sont les seules et les uniques vraies sociétés où un gentilhomme devrait s’inscrire. Car oui, toutes ces sociétés secrètes sont connus par le grand public !

    Trois amis éditeurs, passionnés par le sujet suite à la volonté de publier un corpus de textes sur l’occulte, s’amusent à réécrire l’histoire de ses sociétés et de leur importance sur le monde tel qu’on le connaît, des juifs aux premiers assassins en passant par Provins et Paris, pour copier tous les « originaux » qu’ils croisent.

    Quel est le point commun, le fil conducteur qui les relie tous ? Un vieux papier pourrait leur apporter les réponses fantasques qu’ils cherchent. Mais attention, à force de se mettre dans la peau de quelqu’un, la frontière entre jeu et réalité est bien mince. Et le Plan innocemment créé pourrait faire éclater des secrets et des vérités en plein jour qu’il valait mieux taire.

    Après 600 ans d’attente, on ne souhaite pas se faire voler la vedette par trois amateurs.

    Une fois de plus, Umberto Eco m’a scotché ! Ce que j’aime cet auteur ! Et pourtant, il aime à étaler ses connaissances dans ses bouquins comme j’aime étaler mon Nutella sur mon pain grillé le matin, en en mettant des couches et des couches.

    Alors en toute franchise, oui, ça rend parfois la lecture difficile. Et quand je dis difficile, je veux dire qu’il faut s’accrocher comme si on était suspendu au dessus du vide par une ficelle de cuisine. Mais le bénéfice en vaut la chandelle. Car les connaissances d’Umberto Eco sont énormes et chaque petit détail ajouté donne une sacrée profondeur au récit. Ils forgent la narration. À tel point que tout ce qu’on lit, on le tient pour acquis.À aucun moment je n’ai réfuté les vérités qu’il écrivait.

    Avec Le pendule de Foucault, Umberto Eco réécrivait l’Histoire sous mes yeux et je découvrais un nouveau sens au monde. J’oubliais petit à petit tout ce que j’avais appris à l’école pour interpréter les événements du passé sous un nouveau jour.

    Et si, finalement, on nous faisait croire une Histoire fausse pour nous cacher la vérité ? Et si finalement, une partie de vous, lecteurs, avaient pour mission, vaille que vaille, de maintenir cette fausse vérité, ce mensonge en place ? On ne prête aucun crédit aux Francs-Maçons. Avons-nous raison ?

  • Le mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft

    Le mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft

    Le mythe de Cthulhu Lovecraft

    « Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn »

    Il est compliqué de décrire cet ouvrage, ensemble de courts témoignages sur le culte de Cthulhu et ce qui y est associé.

    Résumer une nouvelle serait trop en dire dessus et en même temps dévoiler le bout d’une autre. Bien entendu certaines paraissent similaires car elles abordent toutes le même thème, mais d’un point de vue différent et attaquant un autre angle du culte.

    Mais ce qui est intéressant avec Le mythe de Cyhulhu c’est que Lovecraft parvient à nous raconter une histoire commune sans pour autant écrire une histoire « complète ». Si je mets ce terme entre parenthèses c’est pour signifier que l’histoire en elle-même, la grande histoire de Cthulhu, son mythe, est composée d’innombrables histoires, que seuls quelques témoignages peuvent nous apporter.

    C’est la grande force de Lovecraft, de nous faire vivre un thème à travers des écrits de différents auteurs, tous rejoints par la peur de la découverte du secret, au bord de la rupture mentale.

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    Oui, les témoignages peuvent parfois se ressembler et pour qui n’a pas compris que l’œuvre n’était en fait pas un seul roman (oui j’avoue…) elle peut perdre le lecteur. Le mythe de Cthulhu n’est pas pour autant un livre à éviter. Bien au contraire, si vous vous intéressez à la culture populaire, c’est un must have ! Qui n’a jamais entendu parler de cet être aux dimensions inhumaines, dont la barbe de tentacules vient terminer une tête poissonnoïde (ce mot existe-t’il ?) surplombant un corps titanesque agrémenté d’ailes ? Qu’il parle maintenant ou se taise à jamais !

    « N’est pas mort ce qui à jamais dort et au long des ères étranges peut mourir même la Mort »