Étiquette : Chronique Littéraire

  • La croisade noire du jedi fou de Timothy Zahn

    La croisade noire du jedi fou Timothy Zahn

    L’Empereur et Dark Vador sont morts suite à la bataille sur Endor. L’Empire se retrouve ainsi privé de ses deux chefs et part alors à la déroute.

    La Rébellion, de son côté, s’est muée en Nouvelle République, avec à sa tête le Conseil, composé de Mon Mothma, du général Ackbar, du conseiller Borsk Fey’lya et de Leia Organa Solo, enceinte de ses jumeaux.

    Luke Skywalker, Lando Calrissian et Yan Solo ont démissionné de la République, même s’ils continuent tout de même à travailler pour elle à leurs manières. Ce dernier tente tant bien que mal de consolider une alliance avec les contrebandiers afin de disposer de nouveaux vaisseaux pour relancer le commerce à travers les différentes planètes que composent la Nouvelle République. Seulement un bruit court sur la reformation de l’Empire.

    En effet, telle la Team Rocket, l’Empire ne s’avoue jamais vaincu. Surtout quand à sa tête se tient un Grand Amiral, un non humain du nom de Thrawn. Et pour être accepté par l’Empereur, il a dû faire preuve d’un sens tactique et militaire hors du commun. Son arme secrète, l’étude de l’art. Car dans les œuvres d’art transparaît les méthodes de réflexion et les aspirations d’une race. Dit moi ce que tu peins et je te dirai comment tu te bats.

    Tacticien de génie, Thrawn a également à ses côtés un atout de taille, le Maître Jedi Joruus C’baoth, pour qui la soumission de toute forme vivante est l’objectif intrinsèque du Jedi. Pour lui, ça ne fait aucun doute, Luke Skywalker et Leia Organa Solo ainsi que ses jumeaux se prosterneront à ses pieds pour ensuite régner sur le Nouvel Empire.

    Un jeu d’échec à l’échelle universelle dans lequel la colonisation des mondes et l’anéantissement de toute résistance se met en place. Et comme tout bon joueur d’échec, le Grand Amiral Thrawn a toujours de nombreux coups d’avance, malgré les tentatives de la Nouvelle République pour enrayer la machine infernale.

    Et bien vous savez, cela m’a fait un bien fou de me replonger dans l’univers de Star Wars. Si d’habitude, je n’aime pas avoir les acteurs des films en tête pendant que je lis, c’était un plaisir pour ce livre. J’ai retrouvé Mark Hamill, Harrison Ford et Carrie Fisher. Oh mon dieu, Carrie Fisher !

    Quel bonheur de tous les retrouver dans cette ouvrage. Moi qui avais été déçu de Star Wars VII, La croisade du Jedi fou m’a donné envie de me replonger dans la saga. Ce que j’ai fait avec grand enthousiasme avec Rogue One.

    J’ai également piqué à mon frère La trilogie Yan Solo. Vous pouvez être sûrs que j’ai hâte d’en apprendre plus sur cet ancien contrebandier reconverti en général de la Nouvelle République.

    Pour en terminer sur le livre, malgré les regards dans le métro, les « geek » dit gentiment par mes collègues, j’ai arboré fièrement mes T-shirt Dark Vador et Stormtrooper tout en lisant mon livre dans le métro. Fuck it! The force is strong with me wesh !

    Vous aimez Star Wars ? Alors foncez !

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    May the force be with you.

  • Au fil de la fugue de Rémi Hesse

    Au fil de la fugue Hesse

    Ce bouquin, voyez-vous, est très spécial puisqu’il s’agit d’un ouvrage de mon oncle. Ouvrage qui, à plus de 90%, est autobiographique. Ce qui fait que j’ai découvert de très nombreuses choses sur lui. Choses que je n’aurais jamais soupçonnées. Il est fou de voir à quel point il est plus facile de se livrer par écrit. Je n’ai pas eu l’occasion de beaucoup le cotoyer mais à la suite de cette lecture, je n’ai qu’une envie, rattraper le temps perdu et en découvrir plus sur ce héros de la vie qui a fugué à deux reprises de chez ses parents, qui s’est rebellé contre la République lors de mai 68, qui a remis à sa place des patrons, des bobos mais qui a aussi vécu beaucoup de tristesse, d’amertume et qui a grandit avec un vide énorme, celui d’un père et d’une mère.

    Ce livre est une revanche sur la vie, comme lorsqu’il passe son BEPC après avoir arrêté l’école à 14 ans.

    Ma mère vous parlerait mieux de son frère que moi de mon oncle.

    Mais Rémi, si un jour tu lis cette chronique, je suis fier de toi.

  • Faust de Goethe

    Faust Goethe

    Bien mal acquit ne profite jamais. Surtout quand c’est grâce au diable. Si Faust était une fable de la Fontaine, voilà quelle serait la morale. Mais revenons un peu en avant.

    Diable et Dieu s’ennuient à mourir. Mais comme ils sont immortels, ils ne peuvent mourir et doivent donc trouver des occupations. Et quoi de mieux que de jouer avec des mortels quand l’ennui l’est lui aussi ?

    Faust est, bien malgré lui, le pion sur l’échiquier invisible.

    D’un côté, Dieu soutient que cet homme, qui se juge comme son égal, lui est dévoué. De l’autre Diable, sûr et certain qu’il pourra le faire chavirer du côté obscur.

    Le docteur Faust est un homme intelligent et talentueux dans de nombreux domaines. Voulant être l’égal de dieu, il se lasse du commun des mortels et ne comprend pas pourquoi un homme de son rang ne peut s’élever plus haut. Alors déçu par un dieu dont il pense être rejeté et attiré par le diable dont il pense pouvoir se jouer, il accepte le marché suivant : le diable devient son serviteur et le sert jusqu’à ce qu’il meurt. Son âme reviendra ensuite au diable, comme un trophée de chasse dont il pourra se pavaner auprès de dieu.

    Faust de Goethe n’a pas été une partie de plaisir ! On passe sur la dimension ésotérique qui n’est pas ma tasse de thé pour ensuite se prendre les pieds dans un langage soutenu de l’époque et donc des mœurs différentes.

    Mais j’ai surtout fait l’erreur de lire cette pièce avec mon esprit d’homme du XXIème siècle. Pour moi, Faust ne pouvait que se déjouer du mal. Ça ne pouvait pas en être autrement. Nous sommes plus malin que le mal lui-même bon dieu ! Et bien non. Dommage Barthélémy, tu ne t’es pas mis dans la bonne époque. Ton référentiel n’est pas la référence, tu devrais le savoir !

    Faust n’en est pas pour autant un mauvais ouvrage. Non, c’est un grand classique et il le mérite. Mais je regrette de ne pas l’avoir abordé dans de meilleures dispositions.

    J’ai ouvert le chemin, vous en savez plus que moi à l’époque, à vous de jouer du coup !

  • Silo de Hugh Howey

    Silo Hugh Howey

    Au dernier étage de cet immense escalier en colimaçon se trouve un homme en prison, l’actuel shérif du silo, après s’y être enfermé lui-même.

    Obsédé, son regard se porte sur les immenses écrans muraux, montrant inexorablement cette image ternie d’un monde extérieur désolé. Au pied de la colline se trouve une bosse, formée par sa femme, morte trois ans plus tôt, qu’il s’apprête à rejoindre bientôt.

    Dans quelques jours tous les habitants pourront voir sur les écrans ce monde toujours aussi désolé, mais d’une manière beaucoup plus nette. Et bien sûr, seulement très peu s’intéresseront à cette deuxième bosse, proche de la première au pied de la colline.

    L’adjoint Marnes, lui, la verra. Ainsi que la maire Jahns. Ils viennent de perdre le meilleur shérif de leur génération. Pour les précédents, ils ne peuvent pas attester. Et afin de trouver le prochain, il va falloir descendre les 140 étages qui les séparent des machines et ensuite persuader Juliette. Ce qui sera peut-être le plus dur pour eux.

    En revanche, pour Juliette, le plus dur ne fera que commencer. À croire que suivre les traces d’un mort ne laisse rien de plus présager que la mort elle-même.

    Je dois vous avouer, ce livre, j’ai failli en pleurer ! Je n’avais pas lu un tel livre depuis longtemps. Ce n’est pas que les autres étaient mauvais. Loin de là. Mais Hugh Howey a réussi un coup parfait ! De la science-fiction, du thriller, de l’émotion. Ce livre m’a fait un bien fou !

    C’est en lisant des romans comme ça qu’on remercie l’inventeur de l’écriture. On pourrait croire que la vie dans un silo est simple et de tout repos, mais que nenni ! Car une règle simple ne doit pas être bafouée : ne jamais, je dis bien jamais, émettre une quelconque question sur la vie à l’extérieur. Pourquoi ? Et le pire, c’est que le sachant, ça donne encore plus envie de le faire. Quel secret peuvent bien cacher ces gens ? Et qui sont ces gens qui cachent ce secret ? Y’a-t-il vraiment un secret ? Et ces gens existent-ils vraiment ?

    Je termine en question pour vous donner encore plus envie de le lire.

    Hugh, je te salue !

  • La vie devant soi de Romain Gary

    La vie devant soi Romain Gary

    La vie n’est pas facile quand on est un fils de pute. Car quand les femmes se défendent avec leur cul, il faut faire attention aux proxynètes. La peur de ces enfoirés oblige la mère a placer son enfant.

    Des fils de putes, il y en a beaucoup à Paris. Mais être un fils de pute doublé d’un enfoiré d’arabe, c’est encore moins facile. Et pourtant c’est la vie du petit Mohammed. Enfin, du petit Momo. Ça fait plus court. Et c’est aussi la vie de Madame Rosa. Une femme juive plus toute jeune qui s’est défendue avec son cul toute sa vie après la déportation et qui, à l’aube de sa vieillesse, n’a eu d’autre choix que de se reconvertir, faute de clients.

    Mais quand on se défend sur le trottoir, on se fait pas mal de contacts. Ce qui lui permet de vivre en élevant des fils de putes, qu’ils soient blancs, noirs, juifs, arabes ou musulmans.

    Momo, c’est le plus vieux de la bande. Depuis ses 3 ans, il vit chez Madame Rosa. Alors c’est lui le plus grand qui doit parfois s’occuper des petits. Même du haut de ses 10 ans. Parce que la vieille juive est plutôt obèse. Et du haut de ses plus de 60 ans, les 6 étages pour monter à son appartement lui font l’effet d’une course iron man.

    C’est dans cet univers que grandit Momo, élevé par une vieille juive, le Mahoute, un toxico à peine plus âgé que lui, aidé par Monsieur Hamil qui lui apprend l’arabe et Victor Hugo dans le café de Monsieur Driss.

    La vie n’est pas si mauvaise. Mais on ne peut lutter contre le temps, ni Momo, ni Madame Rosa. Quand l’un grandit, l’autre vieillit et les rôles s’inversent.

    Roman magnifique signé par Romain Gary sous son nom de plume Émile Ajar. Il est cru, poignant et va droit au bide.

    Les expressions, le style d’écriture, le regard sur le monde, tout laisse à croire que Momo a existé et qu’il nous livre lui-même son histoire.

    Triste et drôle à la fois, nous lisons deux êtres qui sont tout l’un pour l’autre mais qui, inéluctablement, devront être séparés.

    Je vais finir par une question de Momo a Monsieur Hamil qui résume parfaitement bien cet oeuvre : « Est-ce qu’on peut vivre sans amour ? ».

  • Le pape, le kid et l’iroquois

    le pape le kid et l'iroquois

    Bourbon kid.

    Il ne fallait rien de plus que ces deux mots pour me donner le sourire. Cela signifiait le retour du kid. Et depuis le temps, je n’attendais que ça !

    Mais si, en plus du kid, l’iroquois pointe le bout de sa crête, alors je dis un gros OUI !

    Alors ajoutez à cela Rodeo Rex et Elvis et vous avez le bouquet final du 14 juillet à Paris.

    Très franchement, je sais que ça peut paraître cliché ici de dire que je ne veux pas expliquer le bouquin, mais pu#%*•, c’est le kid quoi !

    On en est au cinquième, plus besoin d’expliquer ! On ajoute à ça le cultissime Iroquois du Psycho Killer et le topo de vente est fait. Emballé c’est pesé, on remballe !

    Et pourtant, j’ai été un peu déçu. Pourquoi, me direz-vous ? Alors que j’encense le bouquin depuis tout à l’heure ? Tout simplement parce qu’il me manquait mes bonnes vieilles tueries dont j’avais l’habitude. Alors c’est glauque, c’est gore, ça castagne, rien à redire ! Mais j’en attendais plus. Plus de glauque, plus de tuerie, plus de gore, plus d’insultes, plus de blagues salaces, plus d’extrême. J’aimais ce côté vieille série B complètement assumée que j’ai moins retrouvé dans ce roman.

    Ce n’est pas pour autant un mauvais livre. Oh que non ! Une distraction comme on les aime et un bonheur de tous les retrouver. J’attends impatiemment la suite !