Étiquette : SF

  • L’île du docteur Moreau suivi de La machine à explorer le temps de H.G. Wells

    L’île du docteur Moreau suivi de La machine à explorer le temps de H.G. Wells

    l'île du docteur moreau WellsL’île du docteur moreau

    Suite à un naufrage puis à un sauvetage et enfin un largage, notre homme se retrouve bloqué sur une île avec le docteur Moreau et Montgomery ainsi que les autres humains aux allures plus que repoussantes.

    Le narrateur apprendra vite qu’il faut se méfier des apparences et que les autres êtres qui peuplent la forêt ne sont pas ce qu’ils semblent être.

    Le voyage dans le temps

    Notre explorateur est bien particulier. Pour lui, pas question de visiter l’Europe, l’Afrique ou encore l’Asie, non. Ce qui l’intéresse, c’est le futur. Que deviendra notre civilisation dans 100 ans ? Dans 1000 ans ? Dans 100000 ans ? Fier d’exhiber sa machine à ses amis, il est sûr de réussir ce qu’aucun avant lui n’a réussi. Et il entend bien le prouver.

    Recueil de deux courts textes, cet ouvrage nous donne tout de même l’envergure du travail de Wells. Véritable scientifique, chaque théorie et chaque fait semble plausible, voire même réalisable.

    Si le premier sujet abordé est déplaisant et rend mal à l’aise, la tournure du second n’est pas plus réjouissante.

    Le monde et l’être humain est ici abordé de deux façons différentes : la créatrice et l’hédoniste. Mais dans les deux cas, H.G. Wells semble peut optimiste.

  • Le mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft

    Le mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft

    Le mythe de Cthulhu Lovecraft

    « Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn »

    Il est compliqué de décrire cet ouvrage, ensemble de courts témoignages sur le culte de Cthulhu et ce qui y est associé.

    Résumer une nouvelle serait trop en dire dessus et en même temps dévoiler le bout d’une autre. Bien entendu certaines paraissent similaires car elles abordent toutes le même thème, mais d’un point de vue différent et attaquant un autre angle du culte.

    Mais ce qui est intéressant avec Le mythe de Cyhulhu c’est que Lovecraft parvient à nous raconter une histoire commune sans pour autant écrire une histoire « complète ». Si je mets ce terme entre parenthèses c’est pour signifier que l’histoire en elle-même, la grande histoire de Cthulhu, son mythe, est composée d’innombrables histoires, que seuls quelques témoignages peuvent nous apporter.

    C’est la grande force de Lovecraft, de nous faire vivre un thème à travers des écrits de différents auteurs, tous rejoints par la peur de la découverte du secret, au bord de la rupture mentale.

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    Oui, les témoignages peuvent parfois se ressembler et pour qui n’a pas compris que l’œuvre n’était en fait pas un seul roman (oui j’avoue…) elle peut perdre le lecteur. Le mythe de Cthulhu n’est pas pour autant un livre à éviter. Bien au contraire, si vous vous intéressez à la culture populaire, c’est un must have ! Qui n’a jamais entendu parler de cet être aux dimensions inhumaines, dont la barbe de tentacules vient terminer une tête poissonnoïde (ce mot existe-t’il ?) surplombant un corps titanesque agrémenté d’ailes ? Qu’il parle maintenant ou se taise à jamais !

    « N’est pas mort ce qui à jamais dort et au long des ères étranges peut mourir même la Mort »

  • Metro 2035

    Metro 2035

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    2 ans après la crise des Noirs à VDNKh, Artyom n’a qu’une chose en tête, remonter à la surface pour à nouveau capter ce bruit qui semblait être une voie d’homme, qu’il avait cru entendre pendant une milliseconde avant le bombardement. Et cela fait donc un an que presque chaque jour il monte, équipé de sa radio, au grand dam des habitants de la station qui ne voient qu’un héros déchu, un fou, un sac à radiation.

    C’est après une n-ième dispute avec sa femme Anna qu’Artyom fait la rencontre de cet étrange vieil homme qui se fait appeler Homère, comme l’écrivain d’antan. Et comme son homonyme, cet homme cherche à écrire l’Histoire avec un grand H, celle du métro et de ses habitants, en narrant les aventures du jeune Artyom, qui a traversé le métro pour le sauver de la menace des Noirs. Un jeune homme dont les hommes et les femmes du métro peuvent s’inspirer pour vivre et survivre.

    Histoire que le héros ne veut plus entendre car de menace il n’y en avait pas. La seule menace qui pèse sur les moscovites est le métro en lui-même et la régression vers laquelle il pousse ses habitants. Une seule perspective pour l’humanité : la surface, pour vivre comme des Hommes libres. Mais justement, une légende raconte qu’une ville, Polyarnye Zori, est intacte et qu’elle abrite des hommes et des femmes vivant à l’air libre et pur. Mais cette légende n’en est pas une. Homère connaît justement la personne qui a établi contact avec cette colonie. Il n’en faut pas plus à Artyom pour qu’il décide d’aller de suite à la rencontre de cet homme, à Teatralnaya. En échange, il racontera au vieil homme tout ce qu’il veut savoir.

    Comme attendu, 2034 était une sorte de préambule, un édito pour introduire les personnages. Tout du moins, si ce n’est pas le cas, cette fois-ci la reprise des personnages ne fait pas forcée. Au contraire, Metro 2034 s’insère maintenant plutôt bien dans la saga. Et ça fait plaisir ! Car Metro 2035 était un régale ! Il est même possible que je préfère cet opus au premier. Retrouver Artyom était un plaisir, d’autant plus que le héros a évolué et est maître de sa propre quête, même si une fois de plus les événements vont l’amener à traverser le métro de fond en comble pour y parvenir. Mais il est cette fois mature et se laissera moins impressionné. Fonce Artyom, on croit en toi !

  • Tout Corum de Michael Moorcock

    Tout CorumLes mabdens, malgré une fulgurante prolifération, ont l’esprit inférieur comparés aux nobles races des Vadhagh et des Nhadrags qui les regardent de loin, sans s’en préoccuper. Mais à tort. Ils auraient dû prendre le déclin de leur pouvoir de vison dans les différents Plans comme un signe. Le signe d’un temps révolu, d’une époque qui ne tardera pas à être oubliée. Oubliée par ceux-là même qu’ils jugeaient comme une sous race, seulement égale des animaux. En faisant preuve de plus de considération, ils auraient peut-être pu apercevoir leur disparition prochaine arriver.

    Un seul Vadhagh a réussi à y échapper, le Prince Corum Jaelen Irsei, le dernier rescapé d’une race exterminée, sauvé in extremis par deux être étranges, qu’il ne s’explique pas. Mais il est l’Élu, le Champion des dieux. Celui-là seul capable de sauver, non son peuple d’origine, mais son peuple d’adoption, à qui il doit pourtant un œil crevé et une main coupée.

    Son propre sort, sa destiné lui échappent, au profit de six quêtes, six épopées que le Prince Corum à la robe écarlate doit entreprendre afin de délivrer les mabdens du mauvais sort que les dieux malveillants leur destinent.

    Esclave du bon vouloir des dieux et des légendes, il traverse les différents Plans du Multiverse pour accomplir ses six quêtes et bannir du monde les ennemis de l’ordre et de la loi qui en veulent aux mabdens.

    Corum Jaelen Irsei n’est qu’un héros parmi tant d’autres, l’éternel champion, le choix des dieux, présents, passés et futurs, pour accomplir une destiné qu’il ne connaît pas et dont il ne peut pas échapper, apparaissant toujours à l’endroit et au moment où l’on aura besoin de lui, en tant que Corum, que Hawkmoon, qu’Elric, ou sous tout autre nom que lui donnera l’époque.

    Car les mabdens auront toujours besoin de s’inventer des dieux, bons et mauvais, d’écrire des légendes empruntent de pouvoirs obscurs et de magie, de créer des héros et des artéfacts, pour expliquer leur existence.

    Je ne vais pas vous mentir, Tout Corum est un joli pavé de 855 pages. Mais ! Si l’on ramène ce nombre de pages au nombre des quêtes du héros, il n’y a finalement plus qu’une moyenne de 142,5 pages par quête. C’est peu, non ? Et bien croyez-moi, si, c’est peu. Ou alors je suis maso, mais perso, j’en voulais plus. L’univers créé par Moorcock est riche et varié, si bien que l’on aborde superficiellement d’autres de ses ouvrages, qui se rejoignent et se recoupent au travers de différents points. Ce qui donne indiscutablement envie de se plonger directement dans les autres livres de Moorcock : Hawkmoon, Elric, pour ne citer qu’eux.

  • La trilogie chromozone de Stéphane Beauverger

    Laurie Deane est l’ennemi public numéro un. Elle et son groupe d’activistes ont lâché le plus gros virus informatique de tous les temps, déclenchant la mort par propagation de tous les appareils fonctionnant à l’électricité.

    Cette entité presque vivante, appelée le chromozone, a fait resurgir ce qu’il y a de plus mauvais chez les hommes et les femmes, la violence, le racisme, l’antisémitisme et j’en passe (pas la peine de citer tous les maux).

    Chromozone trilogie

    Dans toute cette paix substantielle, certaines entreprises cherchent à rétablir la technologie, non pas celle d’avant le chromozone, mais celle d’après, à base de phéromones, naturelles ou de synthèses, menant à la course aux brevets et aux recherches plus ou moins morales.

    Dans toute cette merde, cette course effrénée vers la réussite, la frontière a été franchie. Le chromozone a muté comme un véritable virus. Et désormais, l’électricité ne lui suffit plus, il veut de la chair fraîche, de la peau à vif, des os, du sang, de la cervelle, des membres déchiquetés, des extrémités arrachées. Désormais, le chromozone veut la dernière chose que l’Homme peut lui donner, son humanité, sa vie.

    Seul une poignée d’irrésistible gaulois, ah mince non, je me suis trompé de pitch. Seul une poignée d’hommes et de femmes non atteints vont chercher à ramener la paix, ou plutôt l’ordre, en obéissant à des prophètes, capables de voir dans l’avenir, mais pas de le décrypter.

    Au coeur des guerres tacites, des guerres violentes, des guerres de religion, des guerres de tranchées, subsiste encore et toujours la technologie, capable de créer le meilleur comme le pire, créant le némésis, l’arme fatale de sa propre création. Quel meilleur remède contre le mal, que le mal ?

    Mais si la technologie ne pouvait pas tout résoudre ? Et si, comme Laurie Deane et sa bande l’avaient toujours rêvé, le chromozone réussissait à souder les hommes et les femmes ? Par un lien invisible et pourtant plus fort que n’importe quelle corde ou que n’importe quel câble ? L’union fait la force paraît-il.

    Une seule chose est sûre, Teitomo a raison, il n’y a plus de place pour la bêtise.

  • Tschaï de Jack Vance

    David, un très bon ami à moi que je connais depuis nos premiers poils, m’a conseillé il y a très longtemps trois livres : Journal d’un vieux dégueulasse, Crime et châtiment, et finalement, le cycle de Tschaï.

    Et après tout ce temps, j’ai finalement terminé ses trois recommandations. Pour m’apercevoir, à l’achat de Tschaï, que j’avais déjà côtoyé l’auteur, Jack Vance, avec grand plaisir.

    Alors avant de recevoir trois nouvelles recommandations, terminons cette dernière chronique Davidienne.

    Tschaï Jack Vance

    L’équipage de l’Explorateur IV est en orbite autour d’une planète dans le système planétaire de l’étoile Carina 4269. Malgré ses deux lunes, la planète ressemble à la Terre. Le capitaine du vaisseau décide alors d’envoyer ses deux explorateurs à bord de leur navette pour explorer (en toute logique), la fameuse planète.

    Un missile, une explosion, une onde de choc, un crash et un meurtre plus tard, Adam Reith se retrouve seul sur une planète hostile, aux mains d’une tribu d’hommes sauvages dirigée par un adolescent qu’il ne comprend pas.

    Après plusieurs jours d’apprentissage auprès de Traz Onmale, le chef, Adam Reith apprend la langue parlée sur Tschaï ainsi que les rites des nomades liés à la lune rose Az et la lune bleue Braz. Il apprend également l’existence de quatre races, les Chasch, les Wankh, les Dirdir et les Pnume, chacune accompagnée d’une race d’homme modifiée.

    Intrigué par la présence d’hommes sensiblement similaires à lui, Adam Reith n’a tout de même qu’une idée en tête, retourner sur Terre, d’une manière ou d’une autre.

    Et bien malgré lui, il emmène dans sa course folle pour la liberté, Traz, l’homme des steppes, Anacho, l’homme Dirdir, et sème un sensible chaos dans la vie d’autres habitants de Tschaï, comme des Yao, des Gris, des Wankh et des Chasch bleus.

    Comme vous pouvez vous y attendre, l’ouvrage est découpé en quatre chapitres selon les quatre romans originaux traitant successivement de chacune des races. Véritable Odyssée futuriste, Adam Reith se positionne en tant qu’Ulysse, dont l’épopée pour retrouver sa Terre natale le fait affronter des démons et des dieux.

    Vous l’aurez une fois de plus compris, si vous aimez la SF, vous devez avoir lu Tschaï.

    Je terminerai par deux mots : merci David.

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