Blog

  • League of Minions – A qui le tour ?

    League of Minions – A qui le tour ?

    Nous avons réussi à arriver jusqu’à la tour de l’inhibiteur grâce au petit coup de pouce que le champion Yordle nous avait donné quelques instants plus tôt. Plus qu’une vague ennemie et la tour est nôtre !

    Tiens, nos champions viennent d’arriver justement par cette tour, coupant court à la vague de sbires ennemis avec qui nous allions combattre. C’est le moment de s’attaquer au bâtiment alors.

    — Je passe devant. Vous autres casters, restez bien derrière nous. Il faut qu’on tombe cette tour, peu importe combien d’entre nous doivent y passer. Nos héros sont là, ça ne devrait donc être qu’une question de secondes. Allez les gars ! AHOU !

    Comme prévu, la tour tombe vite, mais pas assez pour me laisser debout, moi.

    Chapitre 21 : La mort en ligne de mire | Chapitre 19 : Banal mais pas si mal | Prologue

    Image : Théo Allard

  • Le palimpseste d’Archimède de Eliette Abécassis

    Le palimpseste d’Archimède de Eliette Abécassis

    J’avais acheté ce livre pour Cynthia à l’occasion de son anniversaire (ou de noël mais là n’est pas la question) car elle voulait le lire. Et oui, en général, on préfère acheter un cadeau qui fait plaisir. C’est souvent mieux. Sauf si c’est un cadeau intéressé. Mais là il faut se poser des questions sur la personne qui nous fait ce type de cadeau.

    Palimpseste d'Archimède Eliette AbécassisRevenons-en au Palimpseste d’Archimède.

    Jouer à Dieu est le jeu préféré des élèves de Normale Sup à Paris, rue d’Ulm. Mais il semblerait que quelqu’un est allé bien plus loin qu’un simple jeu lorsque l’un des enseignants de l’école, le professeur Sorias, est retrouvé mort, au pied de l’Obélisque, place de la Concorde.

    Le cadavre, atrocement mutilé, donne pourtant l’impression d’avoir subi un rituel bien précis, dont la complexité rime avec l’atrocité.

    La police se retrouve obligée de demander de l’aide au professeur Elsa Mareek, éminente philosophe passionnée par la Grèce antique, assistée de son meilleur élève en qui elle voit son disciple, Joachim.

    Un meurtre n’est jamais anodin. Pour la police, il est surement l’œuvre d’un psychopathe.

    Pi
    Oui oui, le rouge fait référence à du sang.

    Pour nos deux normaliens, le professeur Solias n’a pas été choisi au hasard. En cause, l’épicentre de son travail, l’épiphanie qu’il cherchait, cette recherche presque spirituelle qu’il menait sur le chiffre pi.

    Ni tout à fait 3, ni complètement 4, pi semble être le plus grand mystère que le monde ait connu. Si pour nous, simples mortels, il revêt 3,14 et des poussières, il en est bien autrement pour d’autres, puisque ses décimales ne sont pas encore toutes révélées au grand jour. Peut-être pour une bonne raison.

    Eliette Abécassis nous emmène dans un univers à la fois simple (thriller) et à la fois teeeeeellement complexe ! En toute honnêteté, j’ai dû m’accrocher pour lire l’ouvrage. De prime abord, il parlera plus facilement aux lecteurs adeptes du milieu thésard et de la recherche. Si en plus, vous êtes philosophe (comme l’auteur) et mathématicien, n’attendez plus, ce roman sera un bijou pour vous !

    C’est très rare que ça m’arrive, mais je me suis senti dépassé. Cet ouvrage est un vrai traité philosophique qui va bien au-delà du simple thriller. Les meurtres (oui il y en a plusieurs) sont presque secondaires.

    Eliette, abreuvez-moi de votre savoir s’il-vous-plait. Expliquez-moi où, dans cet ouvrage, la réalité à laissé place à la fiction. J’ai le cerveau retourné. Je tiens à rappeler que pour moi, la philo, c’est « oui, non, peut-être » (terminale S RPZ).

    En tout cas, le palimpseste d’Archimède est très intéressant à lire. C’est un moyen assez ludique de s’introduire à plusieurs courants philosophiques et également théories mathématiques.

    Je sais donc je suis ? Mais là je ne sais plus rien. Mais si je sais que je ne sais plus rien, je sais. Et donc je suis. Mais qui suis-je ? Ce serait réducteur de ma part de continuer car mon intelligence philosophique n’atteint pas le quart du tiers de trois pomme à genoux d’Eliette Abécassis.

    Si vous voulez vous faire une entorse du cerveau, allez-y, lisez le bouquin. Si vous êtes plutôt passif dans votre lecture, je vous le déconseille. Pareil, si vous avez l’habitude de faire autre chose en même temps que lire, ce n’est pas la peine. Le palimpseste d’Archimède est manichéen, soit on le lit à 100%, soit on ne le lit pas.

    Pour aller plus loin sur le nombre pi (merci Mickaël Launey).

    Je ne sais pas si c’est plus clair pour vous mais c’est assez impressionnant quand on y pense. On se croirait un peu dans le nombre 23 de Joel Schumacher avec Jim Carrey, que je vous recommande chaudement d’ailleurs.

    Photo de Annie Spratt (C’est drôle non ?)

  • Soute up !

    En ce moment, la fatigue se fait sentir. Beaucoup sentir. J’ai du mal à me lever le matin et des petits coups de mous dans la journée. À tel point qu’un jour un collègue m’a demandé si je dormais la nuit. Fait est que j’avais parfaitement bien dormi cette nuit là.

    Mais vous savez pourquoi j’ai des cernes. De sacrés cernes même ! Peu importe que je dorme 3h ou 15h par nuit. La seule différence dans tout ça vient avec ce qui s’ajoute aux cernes. Oui, car au fur et à mesure de l’expansion des cernes, elles pèsent de plus en plus lourd sur la peau et donc la creusent. Au point de chercher son propre système pour se tenir : les poches sous les yeux ! Et oui, comme les mamans kangourous ! Comprenez donc ma fatigue supplémentaire, je porte, en plus de mon propre corps, deux bébés kangourous.

    Poches sous les yeux

    Mais vous savez le pire ? C’est quand je vois des agents de sécurité dans les magasins ou les centres commerciaux. Auparavant, je passais toujours tranquillement, même avec un sac. Je me suis toujours dit que c’était les lunettes qui faisaient ça. Je fais beaucoup plus sérieux. Ce qui explique également pourquoi je ne me suis jamais fait arrêter en voiture. Mais non, maintenant, à chaque fois que je croise un vigile, hop, c’est pour ma pomme ! Contrôle du sac ! Et attendez, ce n’est pas tout ! Contrôle des poches ! Oui ! Ils me braquent une lampe torche sous les yeux pour vérifier ce que je cache.

    Mais le pire est à venir. Mardi prochain, c’est-à-dire le 15, je me rends à l’aéroport de Lille pour prendre un avion pour Nice. Avec Easyjet (c’est important). Je ne voulais pas payer un bagage en soute pour deux semaines (à moitié radin et à moitié pas la peine de toute façon) donc je ne prends qu’un bagage cabine, ce qui sera largement suffisant ! Mais que vont me dire les agents d’Easyjet maintenant que je suis encore plus fatigué qu’avant ?

    valise sous les yeux

    Avec mes valises sous les yeux ?

    Sachant que la dernière fois que Cynthia a pris un avion avec la compagnie Easyjet, les agents ont embêté un papy qui avait un sac cabine et une pochette, en disant que ça faisait deux bagages à main. Une pochette ! C’est certes moche mais le truc est minuscule, en bandoulière, et collé au corps. N’abusez pas non plus les gars !

    Du coup, j’ai toutes les raisons d’avoir peur. Je suis bon pour carrément voyager en soute si ça continue !

  • League of Minions – Banal mais pas si mal

    League of Minions – Banal mais pas si mal

    Autour de moi, les champions se déploient. Quand j’ai vu le super sbire à mes côtés, j’ai été rassuré. J’ai beau être doté du pouvoir du monstre légendaire, rien ne vaut une bonne grosse machine à l’air terrible pour booster sa confiance. Le caster à ma droite est quant à lui entouré d’un bouclier. Je ne suis pas jaloux mais j’avoue que j’aimerais bien être à sa place ! Notre vague a l’air d’être la vague de l’assaut final. Je ne sais pas depuis combien de temps nos champions se battent mais ils ont l’air de vouloir mettre un terme à cette guerre sans plus tarder.

    Nous ne rencontrons aucun champion ennemi sur la voie, à croire qu’ils savent très bien ce qui les attend et qu’ils décident donc de nous attendre là où ils ont le plus de chance de résister, c’est-à-dire entre les deux tours qui protègent leur nexus.

    Et comme je m’y attendais, une fois dans leur base, nous les apercevons, ces cinq hommes et femmes, prêt à en découdre pour la dernière fois, eux aussi sachant que l’issu de cette dernière bataille signifiera la victoire ou la défaite.

    Notre vague s’écrase sur la ligne de défense construite par les deux tours et les cinq champions. Le super sbire est parti avec les mêlés à l’assaut des tours mais ils sont réceptionnés par la muraille ennemie. Nous essayons quant à nous de dps au maximum les champions, tentant d’éviter le focus de ces derniers. Nos alliés tentent de leur côté de détruire les tours mais ne réussissent qu’à les égratigner.

    Je ne veux pas être pessimiste mais le combat semble mal engagé. Il faudrait sonner la retraite ou nous allons essuyer un échec cuisant qui pourrait nous coûter la victoire.

    Et bien il faut croire que nos héros m’ont écouté, ils ont décidé de reculer, nous laissant seuls face à l’armée ennemie.

    Le super sbire est mort, le caster au bouclier vient de tomber et je crois bien que, malheureusement, mon heure n’est plus très loin. Quel est l’intérêt d’être boosté si ce n’est pour rien faire de plus ? Finalement, moi, le caster le plus banal de tous les casters, j’aurais vécu le plus longtemps. Quelle ironie du sort.

    Chapitre 20 : A qui le tour ? | Chapitre 18 : Coucou, tu veux voir ma barrique ? | Prologue

    Image : Théo Allard

  • Ubik de Philip K. Dick

    Ubik de Philip K. Dick

    Ubik Philip k dick

    Après une expédition sur la lune qui a mal tourné pour l’équipe de neutraliseurs de Glen Runciter et de Joe Chip, la compagnie doit de toute urgence se replier vers la Terre en catastrophe, le cadavre de Runciter sur les bras, cryogénisé dans le vaisseau afin de l’emmener au moratorium pour le placer en semi-vie.

    À n’en pas douter, il s’agit à nouveau de Raymond Hollis et de ses psis, se dit Joe Chip, à qui incombe dorénavant la gouvernance de Runciter & Associates, la plus grand société anti psis de la Confédération Nord-Américaine, qui lutte depuis des années contre ce fameux Hollis.

    Mais cette fois, le piège déployé par ce dernier a parfaitement fonctionné, puisque Runciter est mort. Ce qui parait étranger à Chip pourtant, c’est pourquoi eux, ne sont pas morts. D’autant plus que des phénomènes étranges se passent; des cigarettes desséchées, de la crème fraîche tournée, un café moisi et de la monnaie à l’effigie de feu Runciter.

    L’équipe de Joe Chip va devoir trouver ce que manigance Hollis afin d’affronter la régression du temps qui les entoure et la mort qui les attend tous. Si seulement il arrivait à comprendre ce que cet automate bombe avait fait sur la lune, il pourrait comprendre ces phénomènes.

    Je n’ai plus besoin de présenter le très célèbre Philip K. Dick, d’autant plus que je ne suis pas à mon premier ouvrage de l’auteur.

    Ubik est un réel thriller SF qui nous emmène dans une réflexion poussée sur la vie et la mort, ainsi que sur les phénomènes paranormaux (thème qu’il avait déjà notamment abordé avec les précogs dans Minority Report).

    Tout comme Joe Chip, nous cherchons à déceler le vrai du faux et à relier tous les points entre eux pour découvrir la vérité. Qu’est-ce que l’Ubik, ce produit miracle qui peut tout faire ? Pourquoi le monde régresse et en même temps fournit des éléments d’un univers différent ?

    Une fois de plus, Philip K. Dick ne déçoit pas. Amis de la SF, foncés ! Pas amis de la SF, foncés aussi, mais ce sera plus compliqué.