Blog

  • Lard’où ? Lardon

    Tout le monde connait le phénomène de disparition des chaussettes lié à la machine à laver. Mais le monde connait moins un autre phénomène pourtant plus répandu et plus dévastateur. Et si je vous en parle, c’est parle que cela vient de m’arriver une nouvelle fois. Cependant, si tout le monde peut être touché par la disparition d’une chaussette, tout le monde n’est pas égal face à cette autre disparition.

    Ceux qui peuvent me comprendre sont les personnes disposant d’une gazinière à part de leur plan de travail. Par « à part », j’entends par là qu’elle n’est pas encastrée. Et le fait qu’elle ne le soit pas laisse donc un plus ou moins petit interstice entre la gazinière et le ou les autres meubles à laquelle elle est supposée être collée. Et le problème lié à ce petit trou, c’est que parfois des choses peuvent tomber dedans. Et quand je dis chose, je parle bien entendu de nourriture.

    Comme je vous l’ai dit plus tôt, cela m’est arrivé très récemment, avec un lardon. Ce dernier a sauté de ma poêle pour se glisser dans l’espace entre les deux meubles. Vous savez, c’est comme si c’était une faille spatio temporelle. Une fois que quelque chose est là, on ne le retrouve jamais, sauf lors du déménagement.

    Cela me rappelle lorsque j’étais à Londres. Dans la coloc où j’étais, les habitants se relayaient sans cesse. Et je peux vous dire que cette faille spatio temporelle en avait avalé des trucs. Car je pense bien avoir été le seul à avoir fait le ménage depuis un bon bout de temps. J’ai trouvé de quoi supprimer la faim dans le monde et en même temps choper toutes les maladies du monde réunies.

    Donc Mesdames et Messieurs, veuillez agréer mes saluta… ah non je me suis trompé. Bon bah en tout cas, faites bien gaffe à cet interstice. Qui sait, un jour si vous laissez tomber un haricot, peut-être qu’il grandira pour vous mener à une demeure interdite de géant ou d’ogre. Who knows?

  • Le train de la jungle

    Récemment, j’ai pas mal pris le train. Heureusement que j’ai la carte jeune, car sinon, je n’imagine pas le prix que ça m’aurait coûté. Et durant toutes mes périodes de transport sur rails, j’ai pu constater qu’il y a plusieurs typologies du voyageur, dont 3 assez fascinantes :

    Le premier, que j’avais constaté à de nombreuses reprises et qui me fascinera toujours, les gens qui arrivent à se tromper de voiture. Mais comment font-ils ? Ce n’est quand même pas bien compliqué de ne pas se tromper, il y a un numéro dehors, à l’entrée de la voiture, une porte directement accessible et un couloir qui mène à une autre entrée de wagon avec un autre numéro. Faut être bizarre pour ne pas faire le rapprochement entre l’entrée de la voiture et la porte juste après les 2/3 marches.

    La deuxième typologie est le voyageur qui se lève 15 minutes avant son arrêt. Pourquoi ? Peut-être que cette personne a peur que le train ne s’arrête pas ou qu’elle n’ait pas assez de temps pour descendre, que sais-je ? Ces gens là sont restés bloqués dans le sketch de Chevalier et Laspalès, vous gênant pour se lever et attendant debout dans le sas jusqu’à l’arrêt complet du véhicule.

    Mais s’il y a un truc qui m’énerve bien plus, c’est la troisième catégorie. Les gens qui vous prennent votre place, sous prétexte que vous n’êtes pas dans le train depuis le départ ou juste parce qu’ils sont entrés avant vous dans le train. En effet, dans tous mes trajets, la personne qui devait se situer côté couloir m’avait pris ma place côté fenêtre. Pourquoi, à moins de vouloir semer le chaos ? Lorsque l’on prend un billet, on peut spécifier ce qu’on veut, fenêtre, couloir, sens de la marche. Alors pourquoi les gens se croient-ils supérieurs à ça ? S’ils veulent la fenêtre, qu’ils la prennent en réservant, pas en volant la place des autres. Sinon, à ce moment là, on ne réserve pas les places et puis on se met où on veut.

    Je suis sûr que ces personnes sont du type à se dire qu’ils ont le droit de faire tout ce qu’ils veulent. Dans le ventre de leur mère, ils se sont dit : « Comment ça j’ai deux chromosomes X ? Tu me changes ça tout de suite, je veux un Y moi. » Ils seraient surement prêt à vous virer d’un endroit car c’est leur place habituelle et qu’ils ont gravé dans leur tête cette place de leur prénom.

    Il y a fort à parier que ceux sont les mêmes qui vous doublent dans une file parce qu’ils en ont marre ou tout simplement parce qu’ils se sentent supérieurs. J’imagine que ces personnes sont également les mêmes que ceux qui râlent derrière une femme qui est très lente dans les escaliers du métro car elle porte sa poussette, mais qui ne font rien pour l’aider. Ceux aussi qui vous poussent pour entrer dans la rame et qui ne laissent pas les autres descendent.

    Bienvenus dans le règne animal Mesdames et Messieurs. Ici c’est la loi de la jungle, la loi du plus fort. Quand nous sommes face à de tels animaux, peu importe la bienséance, les règles et les lois en vigueur.

  • Bébé assis

    Il y a de cela quelques jours, je devais garder ma nièce qui était malade mais aussi emmener mon filleul à l’école. Il a 3 ans, et pour le coup, j’ai pu vivre ces dizaines de minutes à travers ses yeux, dans son univers. Et bien vous savez quoi ? Être un enfant, c’est vraiment cool.

    On a bien fait attention d’éviter les crocodiles en allant déposer son goûter et son déjeuner dans le réfectoire, car sinon on se serait fait croquer le bidon. Et bien que j’ai quelques kilos à perdre, je préfère faire du sport que me faire grignoter par un crocodile. Bon après, quand on est passé, les crocos devaient dormir, parce que les parents et les enfants qui ne marchaient pas au bon endroit n’ont rien eu. Mais on est jamais trop prudent.

    Repas déposés, nous nous sommes dirigés vers le bâtiment contenant un hall et le couloir menant aux classes. Me faisant littéralement happer par mon filleul dans le hall, je me suis retrouvé au monde du tout petit. Petits bancs et petites chaises étaient collés aux murs pour faire patienter les enfants calmement avant le début de la journée. Pour nous, ce fut direction le couloir pour déposer sac et manteau, aux petits portemanteaux bien sûr.

    Mais le plus choquant, pour moi, n’ayant pas vu ça depuis des années, ont bien entendu été les toilettes. Et oui. Les fameuses toilettes des écoles maternelles. Pendant que mon filleul urinait les fesses à l’air dans son urinoir à lui, j’ai pu prêter attention au reste de la pièce. Car non seulement, tout y est minuscule, mais tout y est surtout ouvert. Je vous ai fait une reconstitution à partir d’images Google pour vous faire une idée (On ne voit pas les urinoirs mais en vrai si, y’en a. Parce que faire pipi debout comme les grands, c’est cool et tu te la pètes !).

    toilettes

    Et oui, question intimité, c’est pas terrible ! Mais ce qui prouve bien que quand on est gosse, on s’en fout ! Et en y réfléchissant, c’est quand même beaucoup plus pratique : assis sur la cuvette, petite affaire en cours, le petit peut tranquillement continuer la discussion entamée avant la récré avec son collègue de classe. Vu la proximité, ils peuvent même être plus de 2 dans la discussion sans soucis, voire, continuer une partie de belotte. Si tant est que les enfants de 3/4 ans savent jouer à la belotte. Mais ça c’est une autre histoire.

    Et puis j’ai laissé mon filleul sur un petit banc avec son ami Gaëtan et je suis parti, j’ai quitté ce monde des petits pour retourner dans mon monde de grands; avec ses voitures, son code de la route, Gulli, son monopoly My Little Poney, son riz/jambon, son moulage en plâtre et son puzzle Monster High.

  • Les croissants sont cuits

    Il n’y a pas si longtemps de ça, je regardais sur le site Internet Le journal des femmes une recette de croissants. J’entends de suite dans vos chaumières : Pourquoi ce site ? Pourquoi une recette de croissant ? Mais qui tient réellement ce blog sachant qu’à chaque fois qu’il nous parle de cuisine c’est pour nous dire qu’il est nul ?

    Alors pour répondre à vos interrogations, je n’ai aucune idée du pourquoi je regardais une recette de croissants. Je crois simplement que je me demandais comment on faisait. Une chose en amenant une autre, j’ai googlé « recette croissants » et n’aimant pas améliorer le référencement de Marmiton, j’ai cliqué sur Le journal des femmes.

    Voilà donc la page sur laquelle je suis tombé. N’hésitez pas à cliquer sur le lien ou sur l’image ci-dessous pour l’agrandir afin de voir chaque subtilité dont je vais parler après.

    Croissants maison   la recette

    Si l’on fait confiance à cette recette, nous mettrons 45 minutes de préparation pour 15 minutes de cuisson. Sachant que la recette est « facile », que tous les ingrédients sont à ma disposition et que c’est « une recette idéale pour le petit déjeuner », je dis banco.

    Je continue donc ma lecture pour voir la recette. Et c’est là que le bât blesse. Pour que vous compreniez, je citerai les passages et noterai chaque calcul.

    Commençons :

    Nous sommes à la 1ère étape et la recette nous dit de « bien mélanger, couvrir d’un torchon humide et laisser reposer dans un endroit tiède pendant 30 minutes ». Étrange que dès le premier point nous soyons déjà au 3/4 du temps de préparation mais soit, après tout je ne m’y connais pas.

    Survolons l’étape 2 pour arriver à la 3ème étape de la recette dans laquelle nous devons « plier en 3 et faire 1/4 de tour comme pour la pâte feuilletée puis placer au réfrigérateur pour 30 minutes ». Bon, vous le savez, j’ai fait un BAC S. Du coup, les additions, c’est un peu mon dada. Alors 30 minutes pour l’étape 1 et 30 minutes pour l’étape 3, pour moi, ça fait déjà 1h. De ce fait, nous sommes déjà à 15 minutes de plus que pour les soit disant « 45 minutes de préparation ». Mais bon, 15 minutes, c’est pas grand chose. Alors j’ai continué de lire.

    Passons à l’étape « Pour finir », oui oui, même pas l’étape 4, non, elle n’a pas droit à ce nom. Mais bonne nouvelle après tout car cela signifie que nous sommes proches de la fin. Alors il ne devrait pas y avoir trop de choses à faire. Et pourtant « laisser gonfler dans un endroit chaud pendant 45 minutes à 1 heure ». OK ! Donc nous sommes déjà à 1h et là nous devons en plus rajouter 45 minutes à 1h de repos. Arrondissant à 1h pour les littéraires (ne mélangeons pas les minutes et les heures pour ne pas les perdre), nous sommes donc à 2h de préparation !

    Et pour finir, vraiment cette fois-ci, « puis faire cuire pendant 15 à 20 minutes ». Là, pour 5 minutes qui dépendent du four, je ne dirai rien.

    Mais, pour une recette qui est censée se faire en 1h, car oui, c’est bien le temps imparti qui est donné à cette recette, nous avons en réalité 2h15, sans compter le temps pour faire toutes les étapes. Car oui, les temps que je vous ai donnés ne sont pas les temps où vous faites quelque chose. Vous attendez. Je comprends donc mieux le « c’est un peu long et compliqué à faire, mais franchement ça vaut le coût » dans la description de l’auteur de cette recette.

    Mais Madame, dans votre recette, ne comptez-vous pas le temps de repos de la pâte comme un temps de préparation ? Car au final, si on se lance dans votre recette de croissants pour le petit dej’ un dimanche matin, à moins de se lever 3h avant son petit dej’ pour cuisiner, je ne vois pas comment vous allez prendre vos croissants avant votre déjeuner. Sinon autant se faire un brunch, mais tremper mes épinards et mes croissants dans mon lait chaud, perso, c’est pas mon truc.

  • Dans les dents

    Je vais vous raconter ce qui, pour moi, est une des choses les plus désagréables de toute la vie.

    Après un repas que les rois m’ont envié, émincés de poulet au curry avec fusilli (des pâtes), repus, j’ai donc vaqué à mes occupations habituelles.

    Cependant, au bout de quelque temps, je sentais que quelque chose n’allait pas, que quelque chose n’était pas à sa place et je ne pouvais pas dire quoi. Pourtant, j’en étais persuadé, la réponse à mon interrogation, je l’avais sur le bout de la langue, mais elle ne voulait pas sortir.

    Tournant 7 fois ma langue dans ma bouche pour découvrir ce qu’il en était sans dire de bêtise, je me suis enfin aperçu du bout de poulet coincé entre deux de mes molaires.

    (Grâce à mon talent sur Paint et à Wikipédia, vous trouverez ci-dessous un schéma approximatif de la situation qui vous permettra donc de vous faire une idée de la gêne de la chose, tout en vous apprenant par la même occasion le nom des dents.)

    Dents humaines

    Cette situation, je sais que tout le monde l’a au moins expérimentée une fois dans sa vie. Et quand elle arrive, il n’y a pas 20 000 choses que vous faites. Non. Comme moi, vous avez ce merveilleux réflexe de tout faire avec votre langue pour enlever ce bout de nourriture. Du coup, cet intrus hante toutes les secondes de votre journée et ne vous ne passez pas un seul instant sans faire une tête étrange à passer votre langue dans tous les sens à travers vos dents pour déloger l’être non désiré, jusqu’au moment fatidique, béni des dieux, où vous parvenez enfin à vous libérer de l’entrave.

    Et une fois libre, vous repassez votre langue sur vos dents, à l’endroit où quelques secondes plus tôt se trouvait le bout de nourriture. Et tout à coup, lorsque vous ne sentez rien, vous ressentez le vide entre vos dents, vide qui se fait également sentir dans votre coeur, la réponse émotive après avoir perdu un être qui vous a accompagné aussi longtemps.

    Repose en paix compagnon d’infortune, et repaît moi sans rancune.

  • ORL

    Je ne sais pas si vous vous souvenez de mon article « Hypocondrie« , mais après 2 ans 1/2, j’ai enfin la preuve que mes peurs et doutes étaient fondés. Je vais donc vous raconter mon histoire, celle d’un homme qui a dû se rendre chez le médecin 3 fois en 3 jours.

    Tout a commencé mercredi 28 janvier au soir, quand ma mère me demanda d’aller faire signer un papier pour elle par le médecin. Le lendemain, jeudi 29 janvier, je me rendis donc le coeur sur la main chez le médecin, tout à fait sain, vierge de tout germe infectieux. Cependant, le soir même, durant la nuit, je sentis une légère douleur à l’oreille gauche. Douleur qui se fit légèrement plus persistante le vendredi. Et c’est ainsi que l’escalade, non de la violence mais de la douleur, commença. Samedi, ma douleur à l’oreille gauche s’intensifia pour m’empêcher de dormir tranquillement le soir jusqu’à l’impossibilité d’à peine effleurer mon oreille le dimanche.

    Je me rendis donc chez le médecin le lundi suivant, c’est à dire lundi dernier. Médicaments prescrits et achetés, la douleur s’était estompée dès le soir venu. Heureux d’aller mieux, je continuais donc mon traitement le lendemain, le mardi. Quand tout à coup, mon œil m’irrita. La pensée d’une simple conjonctivite persistante passée, je me suis regardé dans la glace afin de vérifier. Ce que j’y vis m’horrifia . Je découvris une ampoule sur mon œil, oui oui une ampoule. Ce dernier avait également enflé. Ô joie, je suis donc retourné en urgence chez le médecin pour ensuite me rendre aux urgences ophtalmiques avec ma mère pour me faire percer l’œil. Enfin l’ampoule que j’avais à l’œil hein, mais ça fait moins badass.

    Retour chez le médecin le mercredi pour m’apercevoir que l’anti-inflammatoire prescrit, le Surgam, provoquait, je cite la notice : « Rarement : lésions cutanés bulleuses sur tout le corps, et parfois sur les muqueuses, de type ampoule ou cloque (Syndrome de Stevens Johnson et syndrome de Lyell) ». Et bien voilà. Tout était dit.

    Aujourd’hui, lundi 16 février, je retourne chez le médecin pour qu’il vérifie mon oreille.

    Je retiens une chose de toute cette aventure : si jamais ma mère me redemande d’aller chez le médecin sans être malade, je lui dirai gentiment que je ne peux pas.

    Alors faites bien attention vous aussi, la prochaine fois que vous irez chez le médecin en toute possession de votre santé. Soyez sur vos gardes. Ils nous observent patiemment et attendent la plus petite inattention pour se faufiler en nous.