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  • 5 leçons pour développer vos compétences durant l’été

    5 leçons pour développer vos compétences durant l’été

    Au fur et à mesure que le temps passe au boulot, j’acquière de nouvelles compétences. Et c’est très important pour ma vie professionnelle future. Si je veux être identifié comme une personne compétente, un talent, un haut potentiel, je dois montrer ce dont je suis capable.

    C’est pour ça que tous les jours, à peine arriver à mon bureau, je mets tout en œuvre pour m’améliorer. Et l’été est une période particulièrement propice pour mettre en œuvre ce que je vais vous détailler.

    Leçon numéro 1
    Le travail passe tout d’abord par un bureau rangé, où chaque chose est à sa place optimale pour vous aider dans vos tâches quotidiennes. Vous devez pouvoir saisir rapidement le bon outil au bon moment, sans excès de mouvement. C’est très important pour rester concentré et pour pouvoir faire plusieurs choses en même temps, sans avoir à tourner la tête.

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    Mauvais exemple de bureau : la tasse, erreur de débutant

    Leçon numéro 2
    Vous devez également être le plus à l’écoute possible de votre environnement de travail. Il faut avoir tout le temps conscience de ce qui nous entoure, se rendre à l’évidence que nous sommes une brique d’un tout et que ce tout vit, gravite autour de nous. Une fois que vous aurez compris ça, il vous sera alors possible de répondre efficacement en fonction de la situation.

    Leçon numéro 3
    Faites attention à votre posture. Et oui, avachi sur vote chaise, il est compliqué de réagir promptement. Et l’image que vous renvoyez à votre environnement de travail n’est pas positive. Même en été, il ne faut pas se relâcher : dos droit, tête haute, pieds sur le sol. Un bon maintient aide à une bonne réactivité.

    Leçon numéro 4
    Cette leçon fait écho à la numéro 1. Après différents essais, vous devez être capable d’identifier le meilleur outil pour répondre à une situation donnée. Comme le dit surement quelqu’un : « On emmène pas une canne à pêche à la chasse aux papillons ». Souvenez-vous des jeux pour enfants où il faut relier deux éléments ensemble parmi plusieurs choix. Même si plusieurs font peut-être l’affaire, l’un sera plus efficace que l’autre pour une situation donnée.

    Leçon numéro 5
    Vous devez entraîner et prendre soin de votre corps. Le dicton le dit : « Un esprit sain dans un corps sain ». Buvez beaucoup d’eau, surtout en été, mangez des fruits de saisons, les pêches sont excellentes en ce moment ! Si votre corps est prêt, vous ne subirez pas ce coup de mou en milieu de journée. Vous ne subirez pas non plus cette liquéfaction due à la chaleur. Levez vous et marchez un peu. N’oubliez pas non plus d’aller faire pipi. Sinon vous risqueriez d’abîmer votre vessie et d’être moins efficace. Ça peut prêter à sourire, mais combien ont déjà chuté par excès de confiance ?

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    Ne l’oubliez pas !

    N’hésitez pas à relire plusieurs fois si besoin pour mémoriser chaque leçon.

    C’est bon ?

    Vous êtes maintenant prêts à défoncer toutes ces mouches qui se posent sur votre pc, tentent de rentrer dans vos oreilles et se posent sur votre stylo pendant que vous essayez de bosser par ce temps caniculaire.

    C’est en suivant ces conseils que je réussis à tuer au moins une mouche par jour à l’aide de magazine ou de brochure et même à main nue, en fonction d’où la mouche se pose. Et à force d’entraînement, un jour peut-être, tout comme Maître Miyagi et moi, vous serez capable d’attraper une mouche pour ensuite la relâcher dehors.

    En attendant, relisez bien les 5 leçons expliquées plus haut et persévérez. Je sais que vous aussi, vous pouvez développer vos compétences personnelles.

  • Regardez moi

    Regardez moi

    Vous êtes-vous déjà demandé quelle était la vie des gens que vous voyez passé sous vos fenêtres ? Que ce soit chez vous ou à votre travail. Ou même des gens que vous croisez dans la rue, dans le métro ou au supermarché. Il y a quelques semaines, j’ai découvert en tournant la tête à la caisse du Carouf’ qu’une femme était assise par terre, adossée à la caisse, surement après un malaise. Pourquoi avait-elle fait un malaise ? Il faisait chaud ce jour là, manque de sucre, déshydratation ? Je ne saurai jamais. Mon imagination par contre, elle, sait des milliers de raisons. L’une d’elle est peut-être la bonne, ou pas.

    Derrière moi à cette caisse une dame s’énervait de la lenteur. Quand on a deux jus d’orange et de la grenadine, un samedi à 14h, pourquoi se plaindre de la lenteur en disant que nous sommes pressés ? Surtout que ses oranges l’étaient déjà ! Je l’ai donc gentiment remise à sa place. Les caisses automatiques existent pour les gens pressés. Mais ceci est une autre histoire.

    La dame que je vois au bar avec son verre de vin blanc tous les soirs en rentrant du travail, pourquoi est-elle là ? Toujours à la même heure, toujours à la même place et toujours avec son même vin blanc (je le suppose). Est-ce sa seule sortie de sa journée et son seul lien social depuis que son mari est mort à la mine et son fils unique est sur les routes à sillonner la France dans son camion ? Ou bien est-elle l’ancienne gérante du bar qui vient tous les jours boire son verre de vin car cela lui rappelle le bon vieux temps ?

    J’avais déjà un peu abordé le sujet il y a un moment en me demandant si lorsque j’avais arrêté de prendre le train pour aller à Paris, mes anciens collègues passagers s’étaient demandés où j’étais passé.

    Depuis que nous nous sommes installés dans notre nouvelle appartement avec Cynthia, quasiment tous les jours à la même heure, notre voisine d’en face se met à sa fenêtre, pendant 10/15 minutes. J’ai bien regardé, elle ne fume pas, ne parle à personne, reste sur son bord de fenêtre, à regarder dehors, l’air pensive. Elle me donne l’impression d’une princesse regardant au loin, espérant voir son prince charmant arriver sur son cheval blanc. Mais est-ça ? Ou pense-t-elle à sauter, se demandant si la vie vaut le coup d’être vécue et si le coup de la chute serait suffisant ? Ou tout autre ! Nous espionne-t-elle, quand nous sommes sur notre canapé à regarder la télévision ou à jouer à Skyrim ? Se demande-t-elle, elle aussi, quelles sont nos vies ? Comme une écrivain à la recherche de sa muse, cherchant l’inspiration. Et ainsi, comme moi, elle réfléchit. Mais de son côté à ce que peut être ma vie. Quand moi, je réfléchis à ce que peut être la sienne, dans son apparent royaume de solitude.

    Étrange non, de voir des gens quasiment tous les jours et pourtant de ne rien savoir sur eux ?

    Par exemple, je sais que si je pars à 8h15 au lieu de 8h, je croiserai ma voisine qui habite au bout du couloir porte de droite. Je sais également qu’en me levant à 7h15, mon/ma voisin/e du dessus se douchera en même temps que moi. Et pourtant, je n’ai jamais vu cette personne !

    Et si ça se trouve, vous et moi nous sommes déjà croisés, nous demandant chacun ce que fait l’autre dans la vie, pourquoi il a les yeux humides, pourquoi il porte un pull par 30 degrés, ce qu’il a dans son sac de course, etc.

    Et en même temps, jugerait-on intrusif si un inconnu dans la rue nous demandait comment nous allions ?

    Si, vous voyant les yeux humides, dans le métro, je m’asseyais à vos côtés et vous demandais de me raconter ce qui vous tracasse, le feriez-vous ?

  • 1Q84 de Haruki Murakami

    1Q84 de Haruki Murakami

    1964, deux enfants de 10 ans qui ne s’étaient jamais parlés se sont secrètement tenus la main entre deux cours. Comme une poignée de mains qui lit un pacte, ce geste a lié ce jeune garçon et cette fillette pour une destinée inattendue, dans un lieu et une époque inconnus.

    1Q84 1Des choix de vie sont pris et les destins se rapprochent.

    Aomamé doit-elle prendre cet escalier de secours situé sur la voie express ?

    Tengo doit-il participer à la réécriture du manuscrit ?

    Aomamé est prévenue, on voit parfois le monde différemment lorsque l’on prend une décision importante. Des événements adviennent, d’autres sont advenus et certains n’adviendront jamais.

    Tengo le sait, s’il s’embarque là-dedans, malgré la confiance de son éditeur Komatsu, il risque d’y laisser des plumes si cela venait à se savoir un jour. Qu’adviendrait-il de sa carrière ?

    De coach sportive dans une salle de sport à tueuse, pour Aomamé il n’y a qu’un pas. Un pas franchit il y a un moment maintenant, avec la rencontre de la vieille dame et de son rôle dans la protection des femmes atteintes de violences conjugales.

    Professeur de mathématiques et écrivain ne sont pas des métiers proches mais pour Tengo, ce qu’il ressent quand il enseigne et lorsqu’il écrit font partie d’un tout nécessaire à sa vie, à son fonctionnement.

    Et puis finalement un romain remporte le prix des jeunes auteurs et le monde est chamboulé, les cartes sont redistribuées et les lignes de vie viennent à se croiser.

    1Q84 2La chrysalide de l’air devient best seller.

    Les ennuis deviennent inévitables.

    Aomamé.

    Tengo.

    Une poignée de main secrète, enfouie, jamais oubliée.

    1Q84 est très intéressant. On reconnait tout de suite la pureté et l’esthétique japonais dès les premières pages. La lecture alternée entre Tengo et Aomamé permet de pouvoir profiter de chaque personnage tout en ménageant le suspens et prenant le lecteur au piège de ce roman. Haruki Murakami nous entraîne dans un Japon moderne pour nous ouvrir les portes d’une poésie étrange sur la vie et le destin comme deux personnes liées qui obéissent aux lois de l’univers.

    Au fur et à mesure de la lecture de la trilogie, du développement de cette chrysalide de l’air, de ce roman dans le roman, le lecteur plonge à son insu, sans pouvoir y faire quoi que ce soit, dans une histoire qui le dépasse, tout comme les héros de 1Q84.

    Sommes-nous les maîtres de nos vies ?

    1Q84 3Il faut le dire, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en lisant cette trilogie. Mon frère avait vraiment bien aimé, ma belle-sœur n’avait pas pu dépasser la moitié du tome 1. Je me suis lancé dedans en survolant rapidement le résumé en quatrième de couverture et je me suis retrouvé, bien malgré moi, pris dans cette univers 1Q84, sans pouvoir en sortir. Devais-je remonter cette échelle ? Devais-je renoncer à la réécriture de ce roman ? Comment revenir à mon ancienne vie ?

    Mais vous savez la furieuse envie que j’ai eu en terminant cette trilogie ? Lire la chrysalide de l’air.

  • C’est décidé, cette fois je l’ouvre !

    C’est décidé, cette fois je l’ouvre !

    Après des mois d’attente, place à la deuxième étape de notre périple à Paris pour lequel je vous passe sous silence certaines étapes puisque ces étapes n’étaient pas des étapes intéressantes. Ce n’était pas des étapes intéressantes dans le sens où il s’agissait d’étapes transport en commun, repas, marche, etc. Des étapes donc, somme toute, passables sous silence.

    Et c’est fou à quel point répéter le mot étape rend encore plus lourd et ennuyeux ce paragraphe sur nos différentes étapes ennuyeuses et sans intérêts à Paris, pour vous mes lecteurs. Sinon, bien accompagné, n’importe quelle étape est géniale of course (kassdédi Ophélie et Cynthia).

    Pour cette étape, après avoir reçu la grâce de dieu jésus notre père, notre frère et notre sœur, nous décidons de nous cultiver un peu. Car oui, il est bien sympa de cultiver sa foi mais il est des choses que la foi ne résout pas. Comme la guerre. Ou la famine. Ou l’inflation du pot de Nutella. Alors que l’art, lui… non plus. Même si, pour sa part, l’art nourrit l’esprit. +1 contre la famine ! La famine mentale tout du moins. Et quand je vois les merdes qu’on nous sert quotidiennement, si bien à la télé que dans les journaux et sur Internet, je me dis que cette famine intellectuelle est par trop répandue. Alors un peu d’art ne fait pas de mal ! Et quel meilleur endroit pour ça à Paris que le Louvre ? Ce splendide palais qui en lui-même est une œuvre d’art ? Aucun.

    Nous décidons donc d’occuper nos dernières heures parisiennes dans ce haut lieu de culture pour garder en tête ce week-end des plus agréables et pour nourrir nos esprits. On habite dans le Nord hein, je rappelle. Faut réussir à se dresser un bouclier intellectuel !

    Mais clairement, malgré ce que je pouvais penser, nous n’étions tout de même pas au bon endroit. Je pensais comme quelqu’un qui n’est pas allé au Louvre depuis un peu moins de cinq ans. Ce n’est pas faute de visiter des musées pourtant. Mais le Louvre, de part sa renommée, peut concentrer le meilleur, comme le pire.

    Et pourquoi le Louvre est-il si connu ? Pour ? Pour ? La Jocooooonde ! Oui ! Bravo ! Il s’agit peut-être même du tableau le plus connu au monde. Donc forcément, le monde s’y presse devant pour le voir. Et moi, comme tous ces boulets, j’ai fait la même chose. Regardez ! Mona Lisa est là !

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    Vous ne la voyez pas ?

    Zoom Joconde

    Toujours pas ?

    Mais siiiiii, là !

    Zoom méga Joconde

    Moi aussi j’ai été déçu. Je me croyais au Louvre. Pas à l’aquarium pendant le repas.

    Et puis les gens sont vraiment cons. Je sais que la Joconde est un petit tableau mais quand vous bravez un banc de poissons affamés, profitez au moins de ce que vous avez sous les yeux bande d’abrutis ! Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas votre foutu tronche devant que ça veut dire que vous n’y êtes pas allés. Ça me met hors de moi ces trucs !

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    Enfin bon. Heureusement que le Louvre regorge d’autres trésors. Regardez, la Vénus de Milo !

    La Vénus de Milo
    Oui, j’ai été obligé de me déguiser pour ne pas être reconnu au Louvre.
  • Limbo de Bernard Wolfe

    Limbo de Bernard Wolfe

    Limbo Bernard WolfeNous sommes en 1990, une vingtaine d’année après la troisième guerre mondiale. Les bombes H ont plu sur le monde comme des cadeaux à noël.

    Le monde est défiguré, des pays entiers ont été rasés et des villes anéanties.

    La Terre entière était l’échiquier de deux super cerveaux électroniques : les EMSIAC, pour lesquelles mat ne signifiait que la mort de millions d’êtres humains, à savoir rien de plus qu’un vulgaire pion, comme dans les échecs sorciers d’Harry Potter.

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    Chirurgien de guerre, rafistolant les mutilés comme une couturière les jeans, le Dr Martine ne chôme pas. Nuit et jour des cadavres ambulants arrivent par hélicoptère, quémandant un coup de bistouri par là, un coup de scalpel par ci.

    Jusqu’au jour où il décide de fuir, de déserter cette guerre qu’il ne supporte plus, pour atterrir sur une île proche de Madagascar, là où il rencontre une tribu plus que pacifiste. Durant 18 ans il opère, cherchant à éliminer le tonus, l’agressivité, l’anormalité, d’une partie de la population. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, si ce n’est l’ablation du plaisir chez ses patients qu’il trépane, soit disant pour le bien de tous. Car le différent dérange, fait peur.

    Mais quand débarquent sur l’île des hommes dotés de prothèses au niveau des bras et des jambes, son bon vieux monde occidental se rappelle à lui. Que s’est-il passé pour en arriver là ? Sont-ils des mutilés de guerre ? Tous ? Ce serait bien étrange.

    Poussé par une force invisible qui l’attire vers son continent américain natal, il quitte femme et enfant pour mener son enquête, qui le conduira au cœur du cerveau humain. Son premier indice pour l’aider dans sa quête : « Dîtes non au rouleau compresseur ».

    Bernard Wolfe nous emmène dans une guerre froide pas très froide. Plutôt une guerre des tranchées psychiques et des non dits. Très philosophique, Limbo est une étude du comportement, de l’agressivité de l’homme et du rôle de la femme dans tout ça. Parfois très théorique, parfois très limite sur les propos, le roman pourra en déranger plus d’un.

    Réelle extrapolation des années 1950 (date d’écriture), l’œuvre de Bernard Wolfe dépeint un monde qui oppose Amérique contre Russie, dans un facsimilé de monde utopique où tout le monde est égal et où la paie règne car la réponse ultime à la guerre a été trouvée : s’amputer volontairement.

    Vénus de Milo
    La Vénus de Milo, première duo amp ?

    Bouquin très dérangeant, très complexe, thèse sur le désarmement et l’intelligence artificielle qui laissera un léger goût amer dans la bouche.

    Finalement, le meilleur moyen de ne plus faire la guerre, ce ne serait pas ça ?

    Satyre au repos attribué à Praxitèle
    Satyre au repos attribué à Praxitèle
  • J’ai Chaud (un indice se cache dans ce titre)

    J’ai Chaud (un indice se cache dans ce titre)

    Suite à notre trajet en Flixbus pour Paris, nous arrivons donc, en toute logique à Paris (genius spotted), vers 16h et des bananes. Les bananes sont-elles importantes ? Oui ! Car quand nous arrivons, il fait chaud. Et tout le monde sait que la banane est un fruit venant des pays chauds, étant un fruit tropical. J’aurais dit : « Nous sommes arrivés vers 16h et des citrouilles », vous m’auriez dit : « Bon, écoute. Ton humour débile, passe encore. Mais j’ai regardé sur le site de Météo France et pour ton week-end à Paris, il faisait au moins 30 degrés. Donc te fout pas de nous avec tes citrouilles. Ce type de cucurbitacée, c’est un truc d’hiver ça ». Et vous auriez raison puisque Aldebrandin de Sienne lui-même qualifiait la citrouille de « semence froide« .

    Mais en effet, quand on arrive, il fait chaud ! Très chaud ! Pour un animal à sang froid tel que moi, je dirais même qu’il fait trop chaud. Pour Cynthia et son amie qui aiment écouter les musiques de type reggaeton, dont Pitbull et Daddy Yankee sont les deux artistes les plus riches (merci latina.fr), il fait un temps parfait à chanter en espagnol ! Ricky Martin n’a qu’a bien se tenir ! Ouais reboutonne ta chemise ouais ! Et va cantar ailleurs. À moins que tu ne veuilles que ce nouveau girls band te mène une vida loca ! Gracias !

    Exemple de chanson muy caliente

    Nous avons donc très chauds ! Mais ça ne nous arrête pas dans nos objectifs du week-end : restaurants, apéro sur les quais, visites, balades, musées et autres choses de véritables touristes. Nous programmons alors tranquillement notre week-end autour de cette thématique touristique.

    Nous commençons très fort avec Montmartre et sa fameuse butte, histoire de commencer notre parcours par un peu d’alpinisme. Par cette chaleur, est-ce la meilleure idée du monde ? Oui ! Car Jésus nous attend ! Et depuis tout ce temps, on peut dire qu’il est carrément patient (pire qu’Argan) ! Mais il ne faut pas non plus trop tirer sur la corde. Car du haut de sa butte il observe le monde à ses pieds, tel Fabien Barthez, au sein de la Basilique du Sacré-Cœur. Et de là-haut Jésus crie qu’il récompense les braves ! À moins que ce ne soit les larves. 3000 km plus bas, j’ai du mal à entendre ce qu’il veut bien dire. Mais vu mon état de sueur, je pense que dans les deux cas, je serai dans le lot des récompensés !

    Le Graal est en vu (depuis un bon moment d’ailleurs). Mon cœur m’a lâché depuis deux kilomètres et j’ai eu le temps de perdre les welshs des hivers passés mais j’y suis ! Une petite fouille des sacs et nous y sommes, dans le sacro saint Sacré-Cœur.

    Madre de dios ! Dès l’entrée je reste cloué sur place. Je suis récompensé de suite de mes efforts et de ma sueur. Jésus le bienveillant m’envoie un message : la position à adopter en cas de forte chaleur.

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    Génie ! Dans cette position, le moindre courant d’air peut traverser mon corps et l’aérer agréablement. Merci Jésus, t’es un vrai pote ! Toi seul sais comment soulager ma douleur.

    Eh oui, ce que tout le monde ne sait pas, c’est que les peintures, frises et autres œuvres d’art dans les églises renferment une histoire. Si ce n’est l’Histoire avec un grand H. Comment un homme normale, si ce n’est banale, s’est levé pour dire non à l’oppression des auréoles. Je vais vous raconter son histoire.

    Jésus, était ébéniste de son état. Toute la journée, il devait porter des croix. S’en était épuisant. Mais il n’avait pas le choix s’il voulait gagner sa croûte. Heureusement, il pouvait compter sur sa mère, Marie, toujours présente à ses côtés pour l’épauler et lui essuyer le visage. Joseph, son apprenti, le relayait assez souvent dans le port de la croix. Car contrairement à Sam Gamgie, lui avait le droit de porter directement le fardeau de Jésus. Alors Jésus, Marie et Joseph, notre fameux trio, s’en allait chemin faisant, exténués, à bout de souffle, porter la croix.

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    Malheureusement pour Jésus, ce fut la croix de trop. Il tomba dans les pommes, évanouis par tant de chaleur. Le premier réflexe fut de lui ôter sa chemise afin que son corps respire plus. Voyant que cela ne faisait peu d’effet, Marie, sa mère donc, fit ce que toute mère ferait en voyant son enfant dans un état pareil, elle lui fit un bisou magique.

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    Et là lui vint l’idée de génie que nous avons vu plus tôt. Jésus avait oublié de regarder la nature. Rien ne sert de se dévêtir ! Le biomimétisme est la clé ! La croix qu’il transportait, elle, malgré la chaleur, n’a jamais transpirée. Le fait qu’elle fut en bois n’avait rien à voir. Non ! Ce que Jésus constata le stupéfia. Une croix, en forme de X, ne transpire pas. Pourquoi ? Parce que comme expliqué plus tôt, la croix est le meilleur moyen d’aérer le corps.

    Voilà pourquoi Jésus a toujours la position qu’on lui connaît, les bras perpendiculaires à son corps. Et son auréole, vous l’aurez compris, vient des auréoles qu’il avait auparavant sous les bras. Ne sachant plus où aller, elles se sont mises au dessus de sa tête.

    Merci la Basilique du Sacré-Cœur.

    Merci Jésus.

    Je te revaudrai ça.