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  • League of Minions – Le rire de la sorcière

    League of Minions – Le rire de la sorcière

    J’ai la midlane en ligne de mire. Sur mon canon, je ne redoute pas grand-chose. Et si je tombe, je ferai un maximum de dégâts avant. Pas besoin de réfléchir ; foncer, viser, tirer et tuer. Voilà les quatre commandements d’un canonnier ; simples, mais terriblement efficaces !

    J’entends les bruits du duel qui fait rage. Des éclats lumineux m’aveuglent par à-coups. Je ne sais pas ce qui se passe là-bas mais je peux sans aucun doute deviner qu’il s’agit d’une lutte sans merci. Je n’arrive pas à discerner contre qui se bat notre sorcière. On dirait un homme qui porte un masque de robot. Mais le plus inquiétant est le bras mécanique accroché à son épaule gauche. Je vois nombre de mes frères tomber sous ses coups. Son rayon laser a l’air mortel. Mieux vaut que je réussisse à l’éviter si je ne veux pas exploser dans mon char.

    Premier boulet tiré, premier adversaire tué. Il aurait mieux valu pour lui de ne pas s’attaquer à mon héroïne et à son familier. Un tir un mort, je suis plutôt bien parti ! Ce début est prometteur, espérons que la suite le soit tout autant. La sorcière se place derrière moi, elle sait que je suis là pour la protéger. Elle me fait confiance, à moi de lui prouver que j’en suis digne.

    Je fais mouche à chaque coup. Je ne tue pas mais j’affaiblis les rangs ennemis. C’est mon travail. Tirer dans le tas, poser les questions ensuite. Heureusement pour moi, il n’y a pas de question à poser. Ça me facilite le travail.

    Le mi-homme mi-robot a fait l’erreur d’attaquer ma championne. La protéger est ma priorité. Et étant le plus fort, c’est sur moi qu’elle compte. Ne t’inquiète pas sorcière, je te protégerai quoi qu’il arrive, même si je dois en mourir !

    Une onde sonore sort du bush situé à ma gauche. Elle a juste eu le temps de se positionner derrière moi lorsqu’elle l’a vue arriver, et c’est donc mon corps qui réceptionne le choc. Je suis blessé mais pas encore mort.

    Je vois alors sortir un ennemi d’où est venue l’onde. Il fonce sur moi, le pied en avant, prêt à m’infliger un coup fatal. Peu importe, c’est sur lui que je focus mes tirs.

    Pendant ce temps, ma championne essaie de s’enfuir. Le bras hextech de l’homme se charge pour déverser son laser. Impossible pour moi de l’éviter, il est bien trop tard. Heureusement, elle réussit à s’en sortir. Ma mission est donc accomplie. Je la vois, sous la tour, saine et sauve.

    Quand je crois qu’elle va en profiter pour rentrer à la base, je vois son familier foncer sur moi. Elle a donc décidé de ne pas m’abandonner. Je suis très mal en point après le laser mais je ne baisse pas les bras, et encore moins mon canon. Je suis à deux doigts de tirer un nouveau boulet quand je vois le héros ennemi qui m’a foncé dessus frapper le sol de toutes ses forces. L’onde de choc se propage tout autour de lui. Pendant que lui est occupé à me combattre, le compagnon de mon héros, situé à mes côtés, en profite pour frapper l’autre champion ennemi.

    Seulement pour moi, c’est la fin. Malgré l’aide du fidèle familier, ils étaient trop puissants pour moi. Une deuxième onde se propage et me blesse fatalement. C’est alors comme si ma conscience s’échappait de mon corps, je me vois tomber sur le sol au ralenti. Un dernier regard vers mon alliée et je la vois rire.

    Il en faudra bien plus pour la faire tomber elle, son heure n’est pas encore arrivée. Vous n’êtes pas assez fort, même à deux. J’ai l’impression qu’elle me regarde et me remercie. Ou alors ce n’est que mon imagination. Adieu sorcière…

    Chapitre 3 : La muraille, le rempart | Chapitre 1 : Pluie de givre | Prologue

    Illustration de Théo Allard.

  • Visiiiiiiiiiites

    Ce week-end je visitais des appartements pour emménager avec ma copine. Je franchis un cap. Que dis-je un cap ? C’est une péninsule ! Et justement, pour trouver le bon appartement, il faut avoir du nez.

    Car oui, l’immobilier, c’est un peu comme un labyrinthe semé d’embûches, il y a toujours des écueils à éviter, sinon ça peut vite être la catastrophe et un gouffre sans fond d’emmerdes. C’est déjà un gouffre à argent, ce n’est pas la peine de rajouter un autre gouffre, sinon ça va finir en gouffre de Helm avec attaque de gobelins et d’Uruk-Hais, sans aucun échappatoire.

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    Gérer de front sa recherche d’appart et son travail demande une sérieuse organisation. Mais parfois, souvent d’ailleurs (encore heureux), ça en vaut la chandelle. Seulement, ce n’est pas toujours la chandelle à laquelle on s’attend.

    Armés de courage et habités par une volonté commune; la fin du froid, des 4 étages, de la salle de bain gelée, des plaques électriques, du chauffage électrique qui ne chauffe pas, nous avons donc décidé de prendre un vrai appartement à deux, avec, excusez-moi du peu, une chambre.

    Oui, je sais, je fais mon bourgeois ! C’est comme ça la jeune génération, ça travaille et ça veut tout de suite un appartement avec une chambre séparée.

    Les anciens diraient : “Ça commence comme ça et puis quoi après, des toilettes dans l’appartement et pas sur le palier ? Du chauffage dans la salle de bain ? Un appart sans moisissure ? Non mais oh, va falloir se calmer !”.

    Ralala, comme je vous le disais, je fais mon bourgeois. Et en bon bourgeois, propriétaires, agences, nous tapons à tous les râteliers. Et à Lille, des rats, il y en a ! Des souris aussi (même dans les appartements oui, mais ça c’est une autre histoire qui ne sera pas racontée) !

    Enfin bref, vous me connaissez, je ne suis pas un fana des agences immobilières. Je trouve que c’est cher payer pour le boulot fournit.

    Mais là, nous avons atteint, à mon humble avis, le summum de l’inutilité des agences et de leurs agents. Je passe sur les visites avec un agent qui ne connaît pas son bien ou qui ne donne aucune info. Il est là, bouge avec nous dans l’appartement, mais ça s’arrête là. Il est inutile mais parfois il sait répondre à une question. Un peu comme un stagiaire de troisième pendant son stage d’observation.

    Non, ce qu’on a pu vivre ces derniers temps va bien au-delà de ça : la visite sans agent ! Oui oui ! Oui ! Une visite immobilière, mais sans agent immobilier. Parce que vous comprenez, nous visitons le samedi. Quelle idée, non ?

    C’est fou ces gens comme moi qui ne posent pas un RTT ou un CP pour visiter un appartement en pleine journée. Que je suis méchant de vouloir faire travailler quelqu’un le samedi quand la base de ses clients est surtout disponible ce jour-là. Même les banques ouvrent le samedi matin ! Mais oui mais même La Poste ! LA POSTE ! Ai-je besoin de développer plus ? Non. Je ne pense pas.

    Du coup, nous nous avons dû faire des visites sans agent. Alors, qu’on se comprenne bien. Les bureaux sont ouverts, il y a DES genS (j’insiste bien sur le pluriel) mais ils ne bougent pas. Pour aucune raison. Sauf peut-être, pour aller aux toilettes. Et pour manger. Mais ce ne sont que des suppositions.

    Alors forcément, lorsque nous avons dû choisir entre voir des amis et faire la visite, nous avons décidé de rendre la visite un peu plus amusante. Nous avons visité l’appartement avec des amis belges. (Pourquoi la précision ? Vous le saurez plus tard.) Après tout, on fait ce qu’on veut, on a les clés pendant une heure pour nous. Bien entendu, ça reste 100% sécurisé vu qu’on donne une pièce d’identité. A aucun moment nous n’avons la possibilité de faire le double des clés, de noter le code d’entrée ou quoi que ce soit. A aucun moment !

    Et je dois dire, quand même, à la défense d’une agence de renom (en positif ou négatif [surtout négatif] dont les initiales sont “DD”) à Lille, je ne me suis jamais autant amusé que lors de cette visite sans agent.

    L’annonce Le bon coin

    Déjà, l’annonce sur Le bon coin partait bien. 3 photos, donc pas la volonté de payer pour une annonce. Pour une agence dont c’est le métier, je me suis dit qu’il ne se la foulait pas trop. Mais soit, passons.

    Sur ces trois photos, une du salon, une du placard de la chambre, vu de droite, et une du placard de la chambre, vu de gauche. Le placard était-il à ce point intéressant ? Nous ne savions pas à quel point jusqu’au jour fatidique de la visite !

    Je fais ici un aparté.emmanuelle beart

    Est-il si difficile que ça de prendre des bonnes photos d’un appartement ? Je veux dire, il ne bouge
    pas, n’a pas à sourire, ne peut pas avoir les yeux rouges, etc. En quoi est-ce compliqué de prendre une photo avantageuse ? Quand on voit certains apparts, c’est sûr que c’est comme quand on voit Emmanuel Béart après qu’elle se soit faite refaire la bouche, on se dit qu’on ne pourra rien en tirer. Mais on essaie quand même ! Quand on voit des photos, on dirait que certains agents n’ont pas envie de louer l’appartement. Quand on les voit, on met ses mains sur ses joues et on se la joue à la Kévin de maman j’ai raté l’avion.

    Fin de l’aparté (merci Mandela).

    Jour J

    Nous prenons les clés à une femme très aimable qui nous explique que nous n’avons pas rendez-vous car nous n’avons pas l’adresse exacte du bien car je cite “si vous n’avez pas l’adresse vous n’avez pas rendez-vous, les clients ont toujours l’adresse quand je leur donne les clés”. Après l’annonce du bon coin, nous continuons sur notre très bonne lancée. Nous ravalons notre salive devant cette dame qui n’en mérite pas tant.

    Les clés en poche, nous rejoignons nos comparses à l’extérieur pour effectuer la visite.

    Je vous passe le trajet et les escaliers pour accéder à un appartement qui se situe au-dessus d’un cabinet dentaire, une bonne nouvelle qui autorise les déplacements bruyants le soir et le week-end.

    La porte de l’appartement ouverte, nous découvrons alors un salon sombre, qui n’aurait pas démérité comme photo pour la pochette du single de Pierre Bachelet, “Au nord, c’était les corons”. Ah c’est sûr, avec un mur aussi proche de la fenêtre, il n’y a pas de vis-à-vis !

    Mais notre attention ne se porta pas là, vous l’imaginez bien. Nous voulions découvrir ce fameux placard, qui, dans notre imagination, devait nous conduire dans un autre monde, comme l’armoire magique dans Narnia.

    Et la découverte fut à la hauteur des attentes. Après un couloir muré de placards, nous découvrons dans la chambre moquettée, non pas deux, non pas trois, non pas quatre, mais UN placard. LE placard ! Il est là, devant nous, beau et majestueux, comme sur 66% des photos de ce bien sur Le bon coin.

    narnia 1

    Nous nous mettons dans l’angle de droite en face de lui, puis dans l’angle de gauche, pour être bien sûrs et certains que ce n’est pas une contrefaçon. Et non ! C’est en effet bien lui.

    Quand j’y repense, c’était peut-être le plus beau moment de notre vie.

    Vous vous imaginez bien ma réaction. Je ne me laisse pas prier, je cours pour me rendre devant le placard, fais coulisser la porte coulissante, entre dedans et referme derrière moi.

    narnia 2

    Mes amis essaient de m’appeler pour savoir où je suis et ce que je vois. Mais ma déception est trop grande pour que j’entende quoi que ce soit. Devant moi se tient un mur. Un simple mur. Même pas un beau mur, non. Un mur. Comme un portugais en fait tous les jours.

    En voulant ressortir, comme si le sort a décidé de s’acharner, la porte se dégonde et tombe sur Cynthia, qui tentait d’ouvrir la porte de gauche. Je ressors alors dépité, vexé et le moral à plat.

    Mais quand je découvre Cynthia, affolée, coiffée d’une porte, je ne peux me retenir d’exploser de rire, d’autant plus que les autres comparses se tordent de rire en regardant Cynthia se débattre.

    (Bernard) la porte 1 – Cynthia 0

    Ce placard cachait en effet bien des mystères, simplement pas ceux auxquels nous avions pensés.

    Et vous vous doutez bien que cet appartement nous réservait encore des anecdotes.

    To be continued.

    PS : Le fait que mes amis soient belges n’a aucun impact sur l’histoire

  • La route par Cormac Mc Carthy

    La Route Cormac Mc Carthy

    Sur la route, alors oui il y a eu des doutes et de l’aventure Black M, mais il y a surtout un homme et son fils.

    Un homme et son fils, unis par un lien encore plus sacré que le lien qui unit un père et son enfant.

    Leur objectif : atteindre le sud, plus clément. À priori.

    Seulement, lorsque le ciel relâche presque en permanence des cendres noires, que les routes sont partiellement infestées par des cannibales et que les seuls biens de notre duo se résument au fatra contenu dans un caddie, la survie est un doux euphémisme.

    Mais quand on est les gentils, même si la faim et la maladie tenaillent, il faut tenir. Coûte que coûte. Parce que tout vient à point à qui sait attendre.

    La route est un livre magnifique. Chaque page transpire d’émotion. Cormac Mc Carthy a réussi à créer un roman hypnotisant dont il est difficile de s’écarter. L’oeuvre est entièrement construite sur la relation entre le père et le fils, malgré les courts dialogues.

    Courts dialogues, certes, mais intenses. Alors qu’importe la rareté puisqu’elle procure la richesse.

    Donc, au cas où vous n’auriez pas encore compris, je ferai concit comme les dialogues : lisez ce livre. Point !

  • League of Minions – Pluie de givre

    League of Minions – Pluie de givre

    Couv' Chapter 1 texte (3)

    C’est la première fois que je quitte le nexus. Après un speech pareil, je suis remonté à bloc ! Hors de question que je perde ! Et pourtant j’ai tout de même une petite appréhension. Je sais que ma vie n’est rien en comparaison d’une victoire, je ne devrais donc pas avoir peur de mourir pour mes idéologies. Cependant, je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit que si je suis prêt à risquer ma vie et à me sacrifier pour mes héros, l’ennemi le sera aussi pour les siens. Cela risque donc d’être un sacré carnage. Encore heureux que je sois un caster ! En attaquant à distance, je risquerai moins que les mêlés s’affrontant au corps à corps.

    À force de réfléchir, nous sommes presque arrivés. Si j’en crois ce que nos instructeurs nous ont raconté, dans cette jungle se cachent des monstres hargneux. Notre jungler devra les exterminer afin de gagner en puissance pour venir ganker nos lanes et ainsi venir à bout des héros adverses.

    Seulement voilà, ce sera la même chose de l’autre côté. Il va falloir être attentif dans ce jeu de miroir et ne pas se laisser distancer, au risque de perdre la guerre…

    En passant près d’un mur, nous avons pu entendre les combattants s’entretenir. Apparemment notre duo lane aidera le jungler pour tuer un monstre de la jungle. Mais cela veut dire que nous serons seuls pendant le début de l’affrontement. Espérons que les champions adverses ne soient pas là non plus. Sinon nous risquons de tomber comme des mouches sous leurs assauts.

    Nous venons de passer la troisième tour. Ça y est, nous apercevons l’armée ennemie droit devant nous. Jamais notre procession n’avait été aussi silencieuse qu’à cet instant. J’entends l’herbe frémir sous nos pieds. Chacun de nous retient son souffle en espérant qu’aucun ne faillira à son devoir. Notre marche inexorable vers notre destin continue, aussi silencieuse soit-elle.

    Nous ne sommes plus qu’à quelques mètres, nous pouvons désormais entendre les halètements des casters et des mêlés adverses, mais nous ne voyons toujours pas les héros ennemis. Voilà enfin une bonne nouvelle.

    C’est parti, le premier coup de la guerre est lancé. Instantanément l’ennemi s’est protégé comme il a pu afin d’amoindrir le choc de la hache. Arrivés en position, les deux autres casters et moi concentrons nos attaques sur le même sbire mêlé que notre allié a attaqué. Seulement tous nos mêlés sont attaqués désormais et si nous voulons les défendre, nous devons séparer nos tirs.

    C’est alors que nous voyons une flèche passer au-dessus de nos têtes et éliminer le premier sbire mêlé que nous avions attaqué. Nos héros nous ont enfin rejoints ! Les flèches pleuvent, nous permettant de tenir nos rangs, ce malgré la fatigue et l’état physique déplorable de nos mêlés en première ligne. Les renforts ne sont pas loin, je le sens.

    Seulement, peu de temps après la mort d’un deuxième caster adverse, un boomerang que je n’ai pas eu le temps d’éviter vient m’entailler le bras et achever les deux mêlés qui se trouvaient juste devant moi. Les combattants adverses sont arrivés et viennent déjà d’achever deux de nous. Ce n’est pas si bien engagé que ça finalement.

    Trois autres mêlés et trois autres casters viennent juste de nous rejoindre alors que le dernier mêlé de ma vague déposait les armes, son corps tombant inerte sur l’herbe déjà souillée par notre sang et par celui de nos adversaires.

    Les boomerangs et les flèches s’abattent pendant que nous gagnons légèrement du terrain. Armée de son bouclier, une de nos héros n’hésite pas à se rendre dans les lignes adverses pour finir nos ennemis et ainsi redonner partiellement de la vie à sa partenaire.

    Je sens mes forces faiblirent sous les coups ennemis lorsque, tout à coup, je vois le boomerang ennemi se diriger vers un caster à ma gauche puis rebondir sur moi. Un deuxième et un troisième répètent la même attaque. Je suis désormais le dernier de la première vague. Tous les autres, alliés comme ennemis, nourrissent le sol de leur corps. Si je ne suis pas plus vigilant, je ne tarderai pas à les rejoindre. En effet, un dernier coup et ce sera la fin pour moi. Oh non, le boome…

    Chapitre 2 : Le rire de la sorcière | Prologue

    Illustrations de Théo Allard.

  • Paris est une fête par Ernest Hemingway

    Paris est une fête Ernest Hemingway

    Vous savez, il y a des moments de vie que l’on croirait fictions et ces fictions que l’on croirait moment de vie.

    Paris est une fête en est le parfait exemple. Hemingway le dit lui-même dans ses fragments, ses brouillons d’introduction.

    Fiction, en effet. Car après des décennies, qui peut se targuer de se remémorer au mot près les dialogues, au regard près les œillades ?

    Mais qui s’en soucie ? Le but n’est pas de savoir ce qui est vrai ou ce qui est faux. Nous ne sommes pas dans le nom de la rose d’Umberto Eco. Ici (c’est Paris !), il faut savoir apprécier le Paris du début XXème siècle, le Paris où même les pauvres profitent, voyagent, skient, parient. Comme le chante Aznavour, « la bohème, ça voulait dire, on est heureux ».

    J’ai voulu acheter ce livre, comme nombre d’entre nous, après les attentats de Paris, grâce à cette femme, Danielle.

    Alors merci à elle pour cette découverte. Aucun livre ne m’a plus donné envie d’écrire que Paris est une fête.

    Je finirerai par dire que la vie est une fête. Pas besoin d’être à Paris. Profitez.

    Profitez.

  • League of Minions – Prologue

    League of Minions – Prologue

    Couv' Prologue + Bordure2 (1)

    — Entendez les héros se préparer, ces guerriers prêts à s’affronter pour des valeurs, des idéaux  et pour la  gloire éternelle. Anneaux, boucliers, épées, Doran les fabrique en quantité pour que chaque champion puisse rivaliser équitablement sur le champ de justice, face à son homologue !

    « Les épées sur les boucliers frappent, les cris de guerre retentissent, les stratégies se peaufinent. La fontaine est le seul endroit où les guerriers peuvent se sentir chez eux, à l’abri, au cœur de ce dernier îlot de paix qui est le leur.

    « Ça y est, les héros sont partis défendre leur jungle contre une potentielle invade. Bientôt, ce sera à vous de fouler le champ de justice et de gagner vos lanes respectives. N’ayez pas peur ! Vous vous êtes entraînés toute votre vie pour ce moment. Et il est finalement arrivé ! Maintenant c’est à vous de combattre, de protéger les valeurs de vos héros, leurs idéaux, et de partager leur gloire.

    « Rappelez-vous de l’entrainement, rappelez-vous que chaque champion compte sur vous, et surtout, rappelez-vous que l’ennemi ne vous fera aucun cadeau et tentera coûte que coûte de vous éliminer.

    « Le seul moyen de tenir le plus longtemps possible sera d’éliminer vos adversaires. Vous ne serez jamais seuls. Regardez à votre gauche, à votre droite, devant et derrière vous ! Vos frères seront toujours avec vous, à vos côtés pour vous défendre ! Vous n’êtes que les premiers d’une longue ligne de défense. Si vous sentez vos forces diminuer, tentez de survivre assez longtemps afin qu’un autre prenne votre place sur le champ de bataille.

    « N’oubliez pas, des sbires canon prendront également part au combat, vous donnant un avantage considérable sur vos ennemis. Alors, sbires mêlés, à vos haches et boucliers, casters, à vos sceptres et rouleaux de mage. Le temps est venu pour vous de vous battre et de mourir en héros ou en moins que rien.

    Chapitre 1 : Pluie de givre

    Illustrations de Théo Allard.